dimanche 15 mai 2016

5 minutes pour sa généalogie!

Comment se remettre dans sa généalogie quand son temps est contraint?

+Sophie Boudarel nous l'avait conseillé et j'ai testé: 

- se diriger vers son logiciel de généalogie,
- extraire les évènements du jour, à savoir le 15 mai,
- et vérifier quels sont les informations détenues sur cet ancêtre, et surtout si les sources sont bien présentes, illustrées de l'acte.


Me voilà alors dirigé vers mon aïeul François TURPIN, décédé le 15 mai 1778 à Presly, commune solognote du Cher.

Il se trouve que mise à part sa date de décès, je n'ai pas vérifié la source.
Je m'empresse alors de me connecter sur mon compte des archives du Cher, archives18.fr.

Je trouve en peu de temps l'acte de décès de François.

J'y fais alors une découverte: 

- il n'était pas seulement laboureur, mais aussi fabricien, et procureur.
Sur "vieuxmetiers.org", j'apprends que le fabricien, ou procureur de fabrique, était la personne chargée des intérêts matériels de la communauté religieuse du village, du sacristain intendant de la paroisse.

- Sont mentionnés également dans l'acte ses enfants et son gendre  (mon aïeul)

- J'en profite enfin pour faire une indexation (annotation).

Archives18.fr

Je n'oublie pas ma généalogie et découverte assurée en 5 minutes.

Si la sérendipité ne se montre pas....

Un article pour partager ce moment généalogique, et vous alors?

jeudi 5 mai 2016

La mort tragique d'un aïeul ocrier #acteinsolite

C'est en flânant sur mon arbre que j'ai décelé une branche peu renseignée, à savoir les parents de Catherine BLAIN, du village de Saint-Georges-sur-la-Prée, dans le département du Cher, à la limite des départements de l'Indre et du Loir-et-Cher.

Source: géoportail
Lien d'accès
Lors de son mariage en 1765 avec Jean AUDOIRE, Catherine est dite fille de Sylvain BLAIN et Marie MASSAY (ou MACé), parents dont je n'ai pas encore trouvé le mariage.

J'ai tout de même trouvé, via le site de généalogie "Généra Cher Indre", une indication sur le décès de son père, Sylvain, mentionné comme étant décédé le 7 septembre 1748 à Saint-Georges, et "ocrier" de profession.

Je tombe facilement sur son acte sur le site des archives départementales du Cher:
Archives départementales du Cher, page 177 Saint-Georges-sur-la-Prée 1731 1760 3E 309 http://www.archives18.fr/ark:/41383/s005594eb962f614/55a110db5560d

Archives départementales du Cher, page 177 Saint-Georges-sur-la-Prée 1731 1760 3E 309 http://www.archives18.fr/ark:/41383/s005594eb962f614/55a110db5560d
L’an mil sept cent quarante huit le sept septembre les corps
de Silvain Blain agé de quarante neuf ans epoux de marie
massé, nicolas Blain agé de vingt ans, Et Jean Blain agé
de seize ans, ses enfants, morts du jour précédant et trouvés
Etouffés dans l’ouverture / l...trou à locre ont été inhumes par moy par par
moy Curé soussigné en presence de nicolas gardefroy, nicolas
massay, Jean Badan, Estienne Sallé, françois et antoine gendrant Sonneurs qui ont déclaré
ne scavoir signer
Pinault curé de St george

Une fin tragique pour mon aïeul, et pour ses 2 fils!
Je ne peux imaginer le bouleversement dans la famille et la communauté villageoise.

Cet acte me rappelle en effet l'histoire ocrière de ce petit village berrichon, qui possède un musée dédié à l'ocre.

Saint-Georges-sur-la-Prée est bien connue depuis le haut Moyen-Age pour ses carrières d'ocre (pigment naturel utilisé pour les fresques et la décoration), dont la diffusion s'effectuait par bateau.

Dès les XIe – XIIe siècles et sans doute avant, l’ocre était retirée de carrières, bien en contrebas du village. Un terrain très accidenté, situé dans la zone ocrière, en serait la preuve et, dans les cartes anciennes, ce lieu est appelé " Les Anciennes Ocreriez " (mentionnées au-dessus du village sur la carte de Cassini ici bas)

Source: +Gallica BnF 
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530952065

Au fil du temps, on en vint à l’exploitation minière, c’est-à-dire en creusant puits et galeries.
Cette dernière forme d’exploitation était une pratique très difficile, présentant bien sûr des risques, et demandant un grand savoir-faire.

C'est en extrayant l'ocre avec ses deux fils comme employés, que mon ancêtre est peut-être tombé sur une poche de gaz au fond de la mine, ou fût étouffé par la fumée de leur lampe à huile.
Ces deux explications sont plausibles.

L'ocrier creusait des puits, larges de 1m50 environ, et pouvant descendre jusqu’à 30m de profondeur. Il fallait traverser d’épaisses couches de terres argileuses, incrustées de cailloux, puis très souvent des bancs de grès très dur, qu’il fallait détruire à l’aide pics et, parfois, par explosion, puis à nouveau une couche de terre argileuse, avant d’arriver, enfin, à la couche d’ocre… 
Les ocriers établissaient alors un réseau de galeries horizontales disposées en étoiles autour du puits.

Outre le métier d'ocrier que je ne connaissais pas, la lecture de cette tragédie familiale me ramène à la dure réalité des conditions de travail de nos aïeux, pendant que je lis tranquillement le registre paroissial.

L'ocre de Saint-Georges était connu dans toute la France pour sa qualité et était transporté par bateau sur le Cher, en contrebas du village jusqu'à Nantes notamment, pour y être exporté.

Si vous souhaitez avoir plus d'éléments sur l'extraction ocrière, je vous invite vivement à visiter le site internet du Musée de l'Ocre de Saint-Georges sur la Prée, mais également sa page Facebook.


Avez-vous aussi rencontré dans les registres paroissiaux des actes retraçant la fin tragique de vos aïeux lors de leur activité professionnelle?




Extrait "Nouveau manuel complet du peintre en bâtiments, du fabricant de couleurs, du doreur, du vernisseur, du vitrier et de l'argenteur."Source: +Gallica BnF
Lien d'accès

dimanche 28 février 2016

La vie de "pépère" : un bref hommage en photos...

"Pépère" Marcel est né un 28 février dans le village des Carrières de la commune meusienne d'Euville en 1925.

Tu es né dans la maison CIVET POMMIER, qui appartenait à l'entreprise exploitant les carrières d'Euville (maison dont il ne reste actuellement plus que les murs).

Tu as grandi parmi une population majoritairement d'origine italienne, qui avait émigré en Lorraine pour y trouver du travail.

En 1937, tu fais ta communion à Euville avec ton copain d'école Henri DALZUFFO (dont je n'ai pas retrouvé encore les descendants, mais à qui j'aimerais bien remettre la photo suivante...)

Communion Marcel PETIT et Henri DALZUFFO en 1937 à Euville (Meuse) - collection Benoît PETIT
Après ton certificat d'études, tu vas au Lycée technique de Commercy.

Marcel PETIT en 1941 - collection Benoît PETIT
 Tu étais censé faire l'école des Arts et Métiers mais il en fût autrement avec la guerre.

Tu as fui la zone Rouge pour être :
- à Toulon, où tu fis notamment de la météorologie (les nuages et leur formation n'ayant plus de secret pour toi...)
- et à Marseille chez les marins-pompiers pendant 2 ans.
Marcel PETIT en 1943 - collection Benoît PETIT

Après la guerre, tu es revenu à Lérouville où habitaient tes parents et tu as épousé en 1947 Huguette à Euville.

En 1948, naît votre premier enfant, Monique, à Commercy.

C'est la même année que vous êtes partis à Lure, en Haute-Saône, pour trouver du travail ; à Lure, vivait Ferdinand JOSSERAND, cousin de la mère d'Huguette, et responsable d'une entreprise de broderie.

C'est d'abord, rue de la Font que vous vous êtes établis, et qu'est né votre deuxième enfant, mon père, en 1949.
Monique, Jean-Marie et Huguette PETIT - rue de La Font - collection personnelle

En 1952, naît le 3ème de vos enfants, Odile.

C'est rue des Carrières que tu feras construire votre maison de famille.

Rue des Carrières à Lure

Construction du garage - rue des Carrières avec Jean-Marie et Eugène PETIT

Construction du garage - rue des Carrières - Jean-Marie, Eugène et Odile PETIT
Tu es décédé il y a déjà 4 ans en février 2012.

Un bref hommage en photos: aujourd'hui, 28 février, tu aurais eu 91 ans.

dimanche 24 janvier 2016

Une épine généalogique presque résolue? Etienne RIDET est-il le fils de Guillaume? #geneatheme

J'essaye de répertorier depuis quelques temps tous mes aïeux dont le numéro SoSa est inférieur à 1000, c'est-à-dire, jusqu'à la 9ème génération, et dont je manque d'informations : pas d'indication des parents, de leurs origines, pas de sources justifiant mes données...

Mon ancêtre solognot, Etienne RIDET ou RIDé, fait partie de ceux-ci.

Pour moi, il est mon Sosa 420 du côté de ma branche maternelle.

Ce que je sais d'Etienne:

Il est décédé le 18 avril 1797 dans la commune de Presly, département du Cher, à l'âge approximatif de 49 ans.
Cultivateur de profession, il était le conjoint de Marie POUSSET (Poucet) qu'il avait épousé le 2 juillet 1776 dans la paroisse voisine de Ménétréol-sur-Sauldre.

Ci-dessous l'acte de mariage:
ARCHIVES 18 - Internet document -
Note p 114/218 Ménétréol-sur-Sauldre 1761 1792 3E996

"L'an mil sept cent soixante et seize le deux juillet après la publication
des bans du futur mariage entre Etienne Ridé domestique fils majeur de
feu jean Ridé et de feue marie pour Luy d'une part agé de vingt
huit ans et marie Poucet fille mineure de feu Silvain Poucet et de
Marie Vilain pour elle d'autre part agée de vingt un an tous deux
de cette paroisse faite au prone de notre messe paroissiale le deux le
neuf et le seize juin et les fiançailles célébrées le vingt huit je
prestre curé soussigné ay receu le mutuel consentement de mariage
des susdites parties et leur ay donné la bénédiction nuptiale
prensent et consentent françois aveline, Marie Vilain Jean ridé
francois pouset Michel Buron et autres qui ont attestés ce qu
dessus sur le domicile Lage et les qualites des parties et ont
declaré ne scavoir signer de ce Enquis
Gaudon curé"

Etienne, est dit originaire de Ménétréol, et fils de Jean et de Marie....!

Ce qui me paraît curieux, est que le curé de la paroisse ne puisse mentionner le nom de ses pere et mere, alors qu'il s'agit d'un enfant de la paroisse...!
Le prêtre était-il novice et / ou nouveau dans la commune ...?

Sauf que:
- sur Geneanet, aucun autre généalogiste ne réussit à trouver d'autres informations sur ses ascendants; de plus, la majorité de mes cousins éloignés mentionnent un patronyme pour la mère d'Etienne, que je retrouve pas sur l'acte de mariage, à savoir GRANLARY: ce que j'avais d'ailleurs moi-même repris, n'ayant pas pris le temps de retranscrire l'acte tranquillement. Pour moi, ce qui est écrit est "feu Marie Pour Luy...";
- Sur le site de dépouillement des registres paroissiaux des communes du nord du Cher (registres18nord.fr), je ne trouve aucun enfant RIDET avec un père dont le prénom est Jean.

Le seul RIDET ou RIDé dont je trouve l'existence sur les paroisses avoisinantes est Guillaume RIDET, époux de Marie ROUSSEAU.

Mon aïeul Etienne est mentionné plusieurs fois à titre de témoin dans les registres paroissiaux, si je pars du principe qu'il s'agit bien de lui et non d'un homonyme:
- lors du décès de la dite Marie ROUSSEAU évoquée précédemment, le 22 février 1771, un certain Etienne, témoin, est indiqué comme enfant de celle-ci, avec Jean et Jeanne....ses frère et soeur....?
- Un Etienne RIDET est le parrain et l'oncle de Jean Etienne RIDé, fils de Jean RIDé et Marie SALMON, né en 1775 à Presly.
 
C'est là que l'enquête voit surgir un nouvel indice pouvant mener à une piste: Etienne ne serait-il pas le fils de Guillaume et Marie ROUSSEAU?

Si Etienne est l'oncle de Jean Etienne RIDET, je suppose aisément qu'il est le frère de son père, Jean RIDET et Marie SALMON se sont mariés le 22 novembre 1774 à Presly.
Jean est dit de Ménétréol, et a comme témoin un certain....Etienne RIDET.

Jean est le fils de Guillaume RIDET et Marie ROUSSEAU.
Jean doit être également celui qui était cité comme autre enfant de Marie Rousseau lors de son décès.

N'ayant trouvé d'autre Etienne RIDET sur la même période, j'en conclus que mon aïeul est le fils de Guillaume et Marie Rousseau.

Pour conforter cette thèse, il se trouve qu'Etienne est également le témoin de Jeanne RIDET, fille de Guillaume et Marie Rousseau, lors de son second mariage avec Pierre Rabillon à Presly le 9 juin 1795, et est présenté comme cultivateur dans le lieu-dit des Thibaults, lieu-dit où il est décédé deux ans plus tard.
M'en faut-il plus?

Cependant, pourquoi lors de son mariage, le curé évoque Jean, comme le père d'Etienne? et pourquoi n'a-t-il mentionné que le prénom de sa mère?

De plus, à son décès, il est dit agé d'approximativement de 49 ans, donc né vers 1748/1749.
J'ai bien trouvé un acte de baptême d'un Etienne RIDET, fils de Guillaume et Marie Rousseau, né le 25 novembre 1751 à Neuvy-sur-Barangeon, commune voisine, mais deux années plus tard.

Je sais ce que vous allez me dire: les prêtres de l'époque n'en étaient pas à deux années près, surtout qu'il a été baptisé dans une autre paroisse que celle de son mariage: dois-je en conclure que le curé n'aurait peut-être pas eu toutes les informations pour compléter son registre...il n'y a qu'un pas....

Si vous avez de nouvelles pistes ou si vous voulez me conforter dans cette nouvelle piste, n'hésitez pas!
Je vous remercie à l'avance d'avoir lu mon article et de m'avoir suivi dans cette enquête qui fait le sel des découvertes du généalogiste.

A très vite....

Une réelle épine généalogique est à résoudre sur le blog d'Evelyne Achon "Ciel! Mes aïeux" en cliquant sur le lien suivant: #Généathème : Vous avez dit FERAND ou FERY ?

samedi 9 janvier 2016

Bilan 2015 et des projets, encore et encore!

et ça continue...encore et encore...Telle pourrait être la phrase maîtresse ou la devise d'un généalogiste.
Mais heureusement me direz-vous.

Que vous dire sur 2015?

Pour commencer, je n'ai évidemment pas tenu mes résolutions 2015. Mais ce n'est pas grave puisqu'aucune n'avait été fixée. Et je m'étais bien gardé d'en fixer de nouvelles.
Et je n'ai aucune frustration à ce sujet.

Malgré tout, il y a une "arlésienne" dans mes projets: la numérisation de mes photos de famille.
Et là, une frustration me guette...une lassitude...une déception...de ne pas m'y plonger suffisamment ou plutôt d'y consacrer un moment.
Peut-être parce que je dois y voir une sorte de travail ingrat sans valeur ajoutée: alors que si!
Une fois mes photographies numérisées, je pourrais les utiliser:
- pour les partager et les envoyer à la famille,
- mais également pour illustrer mes articles.

Alors, si je devais prendre une seule résolution pour 2015, oups 2016, ce serait la NUMERISATION.

Et puisque +Sophie Boudarel est dans ma liste des lectures, une de ses idées est venue interférer dans mes projets: à savoir un challenge sur une durée de 3 mois. (cf. article de Sophie "GENEATHEMES 2016, C’EST PARTI !") avec le hashtag suivant : #3MPMG (3 Mois Pour Ma Généalogie)

Ainsi, sur 3 mois, une numérisation pourrait se faire, en scannant une dizaine ou vingtaine de photos par semaine...
Bon, qu'est-ce qu'on dit: merci Sophie :-)

Articles les plus lus

Revenons dans l'ordre chronologique pour vous parler des articles de mon blog qui ont suscité l'intérêt , et qui ont dépassé les 500 vues:
Un autre cousinage

Si un autre évènement devait être mentionné, ce serait la découverte de mon cousinage avec une généablogueuse bien connue des généanautes, +Maïwenn Bourdic ; blogueuse sur le site "d'Aïeux et d'Ailleurs" et avec qui je partage un ancêtre commun, de la paroisse de Chaumont-sur-Tharonne en Sologne, un certain Louis JUMEAU. 
Maïwenn en fait d'ailleurs état dans l'article suivant : "Noeud ou dénouement ? Mariages Jumeau x Petit x Leprêtre en 1741, Chaumont-sur-Tharonne"

Un peu de chiffres

Depuis l'ouverture de mon blog en février 2012, je n'avais pas été voir les statistiques.

Ce que je peux en dire, c'est que:
  • les pages vues par pays sont les suivantes:

EntréePages vues
France
949
Russie
487
États-Unis
148
Allemagne
104
Canada
17
Belgique
9
Algérie
5
Royaume-Uni
5
Brésil
4
Maroc
4


  • et l'historique global des pages vues depuis l'ouverture du blog est de 153 768!
Enfin, quelques autres résolutions, pour la forme...
Mais ne m'en tenez pas rigueur...

Seraient de:
- faire migrer mon blog vers "WordPress"
- reprendre quelques résolutions de janvier 2014, comme créer une page "cartophilie généalogique" (cartes postales)(idée suite à article de la +La Revue française de Généalogie (page 29 du numéro 209),
- créer une page "cartographie" sur la généalogie familiale comme le propose Maïwenn sur son blog, 
- et finir mes articles concernant les découvertes meusiennes et l'hommage rendu à mon cousin Michel Viard.

Pour finir: MERCI
Merci à mes fidèles lecteurs
Merci pour vos commentaires
Merci pour les échanges qui s'en suivent et qui font que j'aime toujours plus la généalogie et ce qu'elle m'apporte
Que de découvertes qui m'amènent à être toujours curieux

Et pour vraiment en conclure, une image de +Gallica BnF qui allie l'arbre, base de notre généalogie, et un des mots de notre devise républicaine, la liberté:
Gallica: permalien : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53014290c/f1.item