samedi 31 janvier 2015

Où sont passées Pauline et Appoline? #geneatheme

En ce mois de janvier, +Sophie Boudarel de La Gazette des Ancêtres a proposé un thème d'écriture sur les "épines" généalogiques, c'est-à-dire les ancêtres qui, à un moment donné de leur vie, ne donne plus de traces, ou n'ont aucune origine déclarée.

En lien avec ce généathème, j'ai deux aïeules dont je n'arrive pas à trouver trace de leur décès: Pauline CADOT la solognote et Appoline ARNOULD la lorraine.

1) Pauline Catherine CADOT, est née le mardi 27 avril 1830 à Saint-Loup-sur-Cher, dans le Loir-et-Cher, à la limite du Cher et de l'Indre.
Son patronyme est également écrit CADOT, voire CADAT et CADAC.

Fille de Xavier CADOT et Catherine HUET, elle s'est mariée une première fois avec mon ancêtre, Silvain TROTEREAU le 25 février 1854 à Saint-Loup, avec qui elle a eu un seul enfant, Paul ; Silvain décédant le 8 septembre 1856 à l'âge de 29 ans.

Devenue veuve avec un enfant à charge, elle se remarie avec François Désiré POPINEAU le 1860, toujours à Saint-Loup.
Le nouveau ménage part s'installer au lieu-dit "Le Perreux", à la limite des 2 communes que sont Châtres sur Cher et Mennetou sur Cher.

C'est dans cette dernière commune que naîtront 3 fils:
- Pierre POPINEAU en 1861 (marié en 1883 à Châtres sur Cher avec Philomène RACINE),
- Désiré, en 1863 (marié en 1887 à Châtres sur Cher avec Elisa Alexandra RACINE),
- et Silvain en 1866 (décédé à Vierzon en 1853).


Pauline marie successivement ses 3 premiers fils, et elle apparaît dans le recensement de Mennetou sur Cher en 1891, dans le lieu-dit "Le Bois-Rabbat" où s'est installé son aîné Paul TROTEREAU avec sa femme et ses 2 enfants, dont mon arrière grand-père.
Recensement de Mennetou sur Cher en 1891 - Site Internet Culture41 des AD41
A partir de 1891, je ne trouve plus trace d'elle.
En 1909, mon aïeul, son fils Paul TROTEREAU, décède, et sa mère est présentée comme défunte.

J'en déduit qu'elle est décédée entre 1891 et 1909.
Je n'ai pas trouvé son décès sur cette période à Mennetou, Châtres, Vierzon, ou Romorantin...
Si quelqu'un a une idée de piste...?

2) Appoline ARNOULD, est quant à elle, meusienne, née à Fréméréville-sous-les-côtes le 11 avril 1836 du mariage de Jean Nicolas ARNOULD et Marguerite Elisabeth ARNOULD.
Alors qu'elle n'a que 16 ans, son père décède.
A l'âge de 24 ans, elle épouse Ferdinand PETIT le mardi 30 octobre 1860 à Fréméréville, avec qui elle aura 4 enfants:
- mon aïeul, Jean Emile PETIT né en 1861 à Fréméréville,
- Marie Aline en 1863,
- Marie Zélie en 1865,
- et Charles Camille en 1869.

Entre 1869 et 1883, Ferdinand et Appoline déménagent pour s'installer à Lérouville, où les carrières de pierre créent beaucoup d'emplois.
1883 est l'année où décède Ferdinand à Lérouville ; Appoline n'a alors que 47 ans.

En 1891, à l'âge de 55 ans, Appoline apparaît dans le recensement de Lérouville comme "logeuse" de 2 carriers, présentés comme pensionnaire dans son domicile.
Archives départementales de la Meuse - page 2 Recensement 1891 Lérouville (E dépôt 214 / 37)
Son nom de famille est alors son nom d'épouse et non son nom de jeune fille.

Je ne retrouve pas Appoline dans les autres recensements disponibles, à savoir ceux de 1926 et 1931.
Je suppose donc qu'elle serait décédé avant 1926...

En 1895, son fils Charles Camille, le cadet de ses enfants, se marie à Boncourt-sur-Meuse, commune avoisinante, avec Lucie François.
Charles Camille, tout comme son père, est charron à Lérouville, où se trouve domiciliée également sa mère Appoline, comme inscrit ci-dessous.
Archives départementales de la Meuse - page 56 Boncourt sur Meuse 1893-1902 (2 E 61 (12))
On peut y voir d'ailleurs la signature de mon aïeule:
Archives départementales de la Meuse - page 57 Boncourt sur Meuse 1893-1902 (2 E 61 (12))
Après ce mariage, plus de traces d'Appoline : ses enfants se sont tous mariés et aucun acte de décès à:
- Lérouville, sa commune de résidence, et celle de sa fille Aline avec Henri Lesire
- Euville, ville de résidence de son fils aîné, mon aïeul, Jean-Emile Petit.

Rien sur les tables décennales de décès de Commercy, et Saint-Mihiel, les communes plus importantes, entre 1895 et 1902.
Quid après?

En 1900, son fils cadet habite à Paris dans le XVIIIème, rue Philippe de Gérard, où naît sa fille unique.
Je n'ai pas retrouvé de décès sur les tables décennales du 18ème avant 1902.

Je suis bloqué par cette année fatidique qui est 1902, au-dessus de laquelle les archives ne sont pas en ligne.

Une idée de piste?
Merci d'avance pour vos réponses :-)




mercredi 31 décembre 2014

Les recensements de la Révolution dans le Berry

Pendant cette période de fêtes de fin d'années, les archivistes du Cher sont au rendez-vous! Et, à part quelques ponts, les archives départementales du Cher sont ouvertes et donc disponibles aux généalogistes pour leurs recherches.
J'en ai ainsi profité mercredi dernier pour y passer la matinée, et explorer, découvrir de nouvelles archives, qui pourraient contribuer à encore mieux découvrir mes ancêtres, nos aïeux.

Il y a peu de temps, j'avais commandé le guide "Utiliser les recensements en généalogie" édité par "Archives & Cultures".
J'y ai découvert qu'avant les recensements tels qu'on les connaît depuis 1836, et qui sont souvent en ligne, il existât déjà des listes nominatives, soit des paroissiens sous l'Ancien Régime, soit des civils à compter de la Révolution, mais également sous le Premier Empire.

Mercredi matin dernier, je fût le seul visiteur des archives.
J'ai cherché le classeur avec la série L qui a trait à tout ce qui concerne la période Révolutionnaire.
J'ai feuilleté, feuilleté...feuilleté, et bingo! Je suis tombé sur une cote relative à la liste des tableaux des habitants du Cher de plus de 12 ans en exécution de la loi du 10 vendémiaire an IV.

Archives départementales du Cher 1 L 328 commune d'Ardenais

Le guide "Archives & Cultures" m'apprend en effet qu'un décret de janvier 1791 sur les contributions mobilières demande aux communes de dresser un rôle (liste) des habitants mentionnant :
- leur état civil,
- leur nombre d'enfants et de domestiques,
- leur statut électoral (que les hommes!)...
En juillet, "rebelotte", il est prescrit de tenir un registre annuel des habitants avec en sus la mention du domicile précédent, de leur profession, métier ....
En octobre 1795 (an IV), un nouveau recensement est demandé en prévision des élections de l'an IV.

C'est bien de ce dernier recensement dont il s'agit ici.
J'ai la chance que ces archives soient toujours en la possession du Département du Cher.

A l'origine, les listes devaient comporter au moins 10 colonnes.

Qu'en est-il dans le Cher au lendemain de la Révolution?
Archives départementales du Cher 1 L 328 commune d'Ardenais

Les communes ayant rarement compris le but des recensements de l'an IV, les listes nominatives comportent les hommes, mais aussi les filles et femmes de plus de 12 ans....et tant mieux pour le généalogiste.

Ainsi, dans la commune d'Ardenais, on y trouve,
- le nom du citoyen,
- son âge,
- sa profession,
- son lieu d'habitation: bourg ou hameau,
- mais aussi, ce qui est intéressant pour une ligne de vie, la date d'entrée dans la commune, ou la période depuis laquelle la personne y réside.

J'y apprends ainsi que mon ancêtre, Martin CHEVALIER, né à Ivoy-le-Pré, résidait dans la commune solognote de Nançay en l'an IV depuis une période de 6 mois, avec sa première femme, Foy DEVEAUX

Archives départementales du Cher 1 L 328 commune de Nançay
C'est un manoeuvre, âgé de 36 ans qui réside à Nançay, au lieu-dit la Tanière depuis 6 mois.
Ce qui m'étonne, d'emblée, est l'absence d'enfants...Normal, ils sont tous âgés de moins de 12 ans.

L'intérêt que je trouve à ce type d'archives est la connaissance des déplacements de nos ancêtres. Quelquefois, leur origine peut être indiquée.

La semaine dernière, j'ai commencé à prendre des photos des 3 cantons qui m'intéressaient, à savoir:

- Canton du Châtelet avec les communes: Ardenais, Ids-saint-Roch, Le Châtelet, Maisonnais, Morlac, Rezay, Saint-Pierre-les-Bois
cote 1L320

- Canton de Lignières : Condé, Dampierre, La Celle, Montlouis, Saint-Baudel, Saint-Hilaire, Touchay, Villecelin
Cote 1L324

- Canton de Neuvy-sur-Barangeon: Nançay, Neuvy, Vouzeron.
Cote 1L328

J'ai décidé de photographier l'intégralité des tableaux, excepté celui de Lignières, qui était assez imposant, dans l'idée de peut-être envoyer les fichiers à +Geneanet et ainsi mettre toutes ces informations à l'ensemble des généalogistes.

Chose faite depuis hier!
En effet, pour la première fois, j'ai téléchargé Filezilla et fait mon premier transfert FTP à Geneanet.

+Jérôme GALICHON m'a averti que tout était bien en ligne.

Il s'agit d'un petit travail de partage, mais qui permet de mettre à la connaissance de mes acolytes de nouveaux types d'archives.

Les registres sont désormais visibles depuis la rubrique "Registres" de Geneanet pour les 3 cantons évoqués plus haut :
http://www.geneanet.org/archives/registres/categorie.php?id=175

Bonnes découvertes aux berrichons d'origine!
En espérant encore vous donner l'envie d'aller découvrir de nouvelles archives.

Bon réveillon fidèles lecteurs.



dimanche 14 décembre 2014

Rapide retour sur la présentation de Gallica aux Matins Malins de la Généalogie

Le samedi 13 décembre dernier, j'ai eu le plaisir de participer à la nouvelle session des Matins Malins qui se déroulaient de 10h à 12h aux Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine ; Matins Malins de la généalogie consacrée à Gallica.
http://www.rfgenealogie.com/s-informer/agenda/manifestations/matins-malins-gallica-explique-aux-genealogistes

Arnaud Dhermy nous a présenté les origines de Gallica et dans un premier temps les différents types de sources qui y sont presentes. 

Pour rappel, il est possible de trouver les documents suivants (liste non exhaustive):
- La France Protestante
- Ouvrages sur les provinces et régions
- Le cabinet des titres (par nom de famille)
- Obituaires
- Armorial
- Epigraphes

Dans Gallica,  sont également disponibles:
- les factum
- les titres de presse
- les listes de prisonniers civils
- almanach royal et impérial (métiers)
- bulletin officiel (avec notamment les nominations de fonctionnaires)
- le Bulletin des Lois
- la liste officielle des prisonniers français (2ème guerre mondiale)

Les publications en vue d'une célébration nationale donnent des renseignements sur :
- La légion d'honneur
- les historiques de régiment
- les livres d'or
- les volontaires nationaux pendant la Révolution

Des sources sur l'état civil sont également indiquées. Il ne sagit pas des registres mais des méthodes qui expliquent aux officiers d'état civil comment rédiger un acte ou les grilles de lectures avec les indications permettant d'effectuer les recensements. 

Quels sont les outils pour une recherche locale?
- la presse locale.
Un annuaire de la presse permet de voir ce qui a été publié telle année dans telle région
- les notices chronologiques
- les dictionnaires topographiques permettant de voir l'évolution des lieux dits notamment
- les répertoires de structures comme les prieurés
- les coutumiers
- les enquêtes agricoles
- l'édition méthodique de l'armée (méthodes militaires)
- les chansons populaires

Le menu déroulant de l'onglet Découvrir fait apparaître les presses et revues par zone géographique mais également les journaux de tranchée. 

Pour effectuer une recherche:
Il est préférable d'utiliser l'onglet en haut à droite " Recherche avancée" et d'isoler par fonds, régional par exemple.
Après un premier résultat, pour revenir sur sa recherche,  il est conseillé d'appuyer de nouveau sur Recherche avancée au lieu d'utiliser le bouton précédent. 

Autre conseil: cliquer sur "recherche exacte".

Éviter d'utiliser les thèmes: présente peu d'intérêts. 

Il est possible de trier en haut a droite par résultats. 

Il est également possible de faire une recherche par cote. 
La cote "LN" est une cote relative à la généalogie. Cf. La photo jointe pour des exemples.

Quand vous êtes sur le document, une vignette est disponible sur la gauche avec les infos détaillées. 

La recherche d'une personne en généalogie:

C'est sûrement le sujet sur lequel les participants avaient le plus de questions et étaient en attente d'informations. 
Quand on veut faire une recherche sur une personne et notamment un aïeul,  il faut choisir le mode texte.

Les généalogistes ont évoqué le problème du moteur de recherche qui ne prend rarement en compte le prénom et le nom dans le même extrait de réponse. L'actuel moteur ne permet pas d'assembler automatiquement les 2 noms. 

Il ne faut pas prendre en compte les articles "de", "la" dans la requête. 

Comme rappelé en dessous du champ à remplir, les guillemets sont nécessaires pour prendre en compte l'expression complète. 

L'utilisation du résultat:

Il est possible d'intégrer le lien Htlm dans l'article de votre blog.
Le lecteur est également exportable: en bas à gauche. 



dimanche 7 décembre 2014

Mes ancêtres à travers l'oeil du Prieur de Jouy!

Il y a quelques temps, lors du #challengeAZ 2014, je vous avais évoqué le triste sort de mon ancêtre Jean BATAILLE, paroissien de la commune de Jouy-sous-les-côtes, actuellement dans le département de la Meuse.
Le curé prieur de l'époque, Norbert Thirion, racontait, dans les détails, les façons dont mon aïeul avait perdu la vie, et surtout les efforts pour rester en vie.
Je vous invite à revoir cet article : "J comme Jean Bataille, un aïeul qui a souffert..."


Bien que cet épisode soit funeste, horrible, les commentaires du prieur permettent d'en savoir plus sur la vie de nos ancêtres, et notamment leur fin de vie.

Le prêtre n'en était pas à son coup d'essai!
Il n'est pas resté de longues années (une vingtaine d'années...) dans cette petite paroisse des côtes de Meuse, mais il a su, en peu de pages, relater les faits divers comme sur aucun des registres que j'ai pu voir jusqu'à maintenant.

Un prieur, donc, bien loquace, dont je vous laisse voir quelques passages de ces écritures.

Commençons par Nicole MATHIEU, épouse de Jean BATAILLE.
1720.
Le 20 novembre.
Norbert THYRION rédige un nouvel acte en cette fin d'automne...
"Le 20è novembre 1720 jay enterré dans notre cimetière Nicole Mathieu veuve de Jean Bataille
apres avoir receu ses sacremens et avoir été affligée à la mort d'une étrange maladie
c'était une bonne chretienne d'une conscience fort délicate"

Quelle pouvait être cette "étrange" maladie...?
En tout cas, devrais-je être rassuré? ou satisfait? : ma très lointaine aïeule était une bonne chrétienne et n'avait donc rien à se rapprocher ; ou avait-elle communié comme il se doit?

Au tour, d'une autre aïeule : Cunice REGNIER, qui n'est pas décédée dans sa paroisse...

"Le 24° aoust 1716 Cunice Regnier veuve de Nicolas Bigerel
maire est décédée a Commercy aiant chretiennem. (ent) receu tous les
sacremens et meme l’absolution et l’application de l’indulgence
pleniere Son coprs fut le meme jour rapporté à Jouy suivt.
ses dernières dispositions pr (pour) etre reuni aux cendres de son mary, et
le lendemain 25° il fut par moy inhumé a la porte exterieure du
cimetiere
Norbert Thierion Prieur curé
Il faut observer qu’elle a chargé en mourant ses enfants de donner pour elle au Rozaire
cinq ecus, comme ils me l’ont declaré, et promis de les donner au plutot."

Cet acte de sépulture m'apprend plusieurs choses:
- mon ancêtre, son mari, Nicolas BIGEREL, était maire de Jouy fin du XVII ou début du XVIIIème siècle,
- est-elle décédée lors d'une visite à de la famille à Commercy? en allant travailler, ou acheter? Commercy est tout de même à 10km de Jouy.
 
- Enfin, ses enfants ont demandé à ce que des prières soient lues pour le salut de son âme.

Il me reste à retrouver l'acte de décès dans une des paroisses de Commercy, pour en savoir, peut-être, un peu plus.

Dans la famille, encore une autre ancêtre, a reçu les commentaires du prieur Thirion, lors de l'écriture de son acte de sépulture ; à savoir, Anne LALLEMAND.

"Le 27è Novembre 1703 Anne Lallemand veuve de deffunt Nicolas Thiriot a quitté
ce seiour facheux pr. entrer dans le royaume eternel, apres avoir passé une vie fort
paisible et fort chretienne et apres avoir Justement? receu les Sts Sacrements, et le lendemain
28e elle a été par moy curé soussigné enterrée dans le cimetiere exterieure de ce lieu assez
près de la porte vis a vis de la maison de demende francois en presence de toute la
parroisse et ay fait signer avec Moy Jean Thiriot son fils et Charles L’allemand son frere
F. Norbert Thierion
Prieur Curé de Jouy et Corn. (iéville)
"

Un acte bien écrit, qui indique que mon aïeule n'a pas eu vie facile, je le suppose, ou tout du moins, à la fin de sa vie.
Le prieur prend soin également de mentionner où se trouve sa sépulture dans le cimetière...
Une personne qui semblait en tout cas appréciée dans la paroisse.

Ainsi, vous en conviendrez, il est intéressant de tomber sur de tels commentaires.
Mais jusque là, je vous ai préservé si j'ose dire.
D'autres actes vous seront présentés, et les films d'horreur actuels n'ont qu'à bien se tenir...

dimanche 23 novembre 2014

Le passé militaire de François Grosnard enfin retrouvé!

Le 17 juin 1852, un coup de feu retentit...

François GROSNARD est blessé!

Dans les montagnes de la province de Constantine en Algérie, François tombe face à une tribu locale.

D'après son état de service, il est "blessé d'un coup de feu à la face le 17 juin 1852 dans les combats livrés contre les arabes de Djebel Khouffy province de Constantine (Algérie)"


Photo personnelle : dossier photographié au Service Historique de la Défense Cote GR 3 YF 88433
Je n'ai pas trouvé la commune de Djebel Khouffy...mais je ne suis pas sûr d'avoir la bonne orthographe.

Dans un article précédent "G comme Grosnard François", j'avais évoqué cet ancêtre sur lequel la légende familiale disait que lors de la prise de Constantine, il avait eu sa mâchoire tranchée par un sabre! sabre, coup de feu...peu importe!
Je n'avais pas de documents attestant qu'il s'agissait bien de lui ou d'un de ses frères.

C'est en allant en juin dernier au Service Historique de la Défense à Vincennes que j'ai retrouvé par chance sa demande de pension qui faisait état de ses services au sein de l'armée.

Document riche en renseignement et qui m'en dit beaucoup sur cet ancêtre dont je cherchais depuis longtemps son parcours militaire.

En mai dernier, en recherchant sur le site internet du Service Historique de la Défense, je trouve la sous-série 3 Yf sur les dossiers de pensions militaires, en me disant que si mon ancêtre a été militaire, et qu'il a été blessé, il a forcément eu un dossier de pension.
Et là, bingo!
Le volume 6 de la série 3 Yf • Première série, 1817-1856 comporte en bas de la page 111, le nom de mon ancêtre:
Source: Site Internet Service Historique de la Défense, page accessible à l'adresse suivante : http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/contenu/img-viewer/numerisation/INV_GR/Yf/3Yf/3Yf_006/viewer.html


La ligne qui lui est consacrée indique un numéro de dossier relatif à sa pension: 88.433 ; numéro que j'ai commandé et ai pu consulter le 14 juin dernier.

Son dossier comporte notamment:
- la justification de la blessure,
- un état des services,
- la demande motivée de pension,
- un extrait de son acte de naissance.

J'y apprends ainsi que François est rentré dans l'armée le 5 décembre 1843 au 68ème de ligne, à l'âge, donc de 21 ans.
Photo personnelle : dossier photographié au Service Historique de la Défense Cote GR 3 YF 88433

Ses états de service sont les suivants:
- entré au service au 68ème de ligne le 5 décembre 1843 comme remplaçant admis par le corps servant pour le sieur Lamotte Jean Alfred.
- Libéré le 31 décembre 1846.
- Rentré au service au 49ème de ligne le 25 février 1847 comme remplaçant admis par le Conseil de Révision servant pour le sieur Janvier Jean René de la classe de 1845, inscrit sous le N° 1071 de la liste du contingent du département de la Sarthe.
- 2 juin 1848, dirigé sur le 3ème bataillon d'Infanterie Légère d'Afrique.

Pourquoi François Grosnard a t-il rejoint le 3ème BILA?

L'infanterie légère d'Afrique avait été créée en juin 1832 pour recycler les militaires condamnés a des peines correctionnelles par la justice militaire, et des militaires sanctionnés par l'envoi dans les compagnies de discipline. 

Les Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique (BILA) étaient des bataillons formant corps. Leurs soldats, souvent âgés, relevaient de 54 catégories judiciaires différentes, allant du délit de chasse ou de pêche à la tentative de meurtre. Dans leur plus grand nombre, les "joyeux" sont des hommes affranchis dont la destinée est extrêmement variée. Leur seul point commun est le casier judiciaire. Mais dans l ensemble, ils passent pour être extrêmement redoutables, non seulement pour les ennemis, mais aussi pour les troupes des autres corps.

Mon ancêtre était, en effet, par la "case" prison!

L'état de ses services mentionne que le 29 juin 1847, il a été condamné par le Conseil de Guerre à un an de prison pour dissipation d'effet d'armement.
Il fût cependant gracié du restant de sa peine par décision du Gouvernement provisoire le 9 mai 1848, et ainsi "recyclé" dans le 3ème BILA.

Les soldats des BILA s'illustrèrent du 2 au 6 février 1840 dans la défense de la redoute de Mazagran, assiégée par les troupes de Ben Thami, lieutenant d'Abd el-Kader. Ce jour devint la fête des BILA.

Le 3e Bataillon d’Infanterie Légère d’Afrique est créé le 20 juin 1833 à Alger, puis stationne à Bône. Il participe aux opérations de la Tafna, puis au second siège de Constantine (1837). On envoie le bataillon en Corse afin de préparer sa vente a l'Espagne, mais la transaction n'aboutit pas.
En 1841, le bataillon, qui a pu revenir en Algérie, est placé le 10 septembre sous les ordre du chef de bataillon Anne Joseph Théodore Peyssard, officier d'infanterie qui s'est déjà largement distingué sous les ordres du général Trezel durant l'expédition de Bougie.
Au 1er janvier 1849, le 3e BILA, sous le commandement du chef de bataillon Lenoir, est en garnison à Philippeville en Algérie.

Il me faudrait aller au SHD pour avoir plus d'éléments sur le parcours de ce bataillon.


Sa demande de pension militaire: une demande pour cause de blessures et d'infirmités
Photo personnelle : dossier photographié au Service Historique de la Défense Cote GR 3 YF 88433

Sa demande de pension est acceptée pour un montant de 293 Francs pour la raison médicale suivante: Perte de l'usage d'un membre.

Photo personnelle : dossier photographié au Service Historique de la Défense Cote GR 3 YF 88433

Suite au coup de feu dans le visage, François a eu :
- une ablation de 14 dents avec perte de substance des maxillaires,
- et une lésion de la langue avec gêne prononcée de la mastication et de la phonation.

Pour cette raison, sa pension était justifiée et François est ainsi devenu un retraité de l'armée.

Cette blessure, cette infirmité ne l'a pas empêché de se marier en 1854, après son retour dans la Meuse, et d'avoir 4 enfants.

Je suppose tout de même qu'il n'a pas dû être un mari et un père facile à vivre.


vendredi 24 octobre 2014

Paul et son tambour : les archives en ligne en appui de la photo!

Dès mon plus jeune âge, j'ai remarqué ce tambour qui traînait dans le sous-sol de mes grand-parents...
Jusqu'au jour où, au tout début de mes recherches généalogiques, mon grand-père me confia que ce tambour avait appartenu à son grand-père paternel!

Qui était son grand-père? lui qui n'osait pas me parler de la famille...

Il s'agissait de son grand-père, Paul TROTEREAU ; celui qui était charpentier, qui avait construit la maison de famille, au Bois-Rabat à Mennetou-sur-Cher...et qui était décédé assez jeune.
Voilà ce que j'en savais à l'époque.

D'ailleurs, ci-dessous, la seule photo que je possède de lui....avec le fameux tambour!
Collection personnelle Benoît Petit


Plus exactement, Paul Jean-Baptiste Sylvain TROTEREAU est né le dimanche 22 avril 1855 à Saint-Loup-sur-Cher dans le Loir-et-Cher, dans le hameau "Les Quenets".

Aux confins de l'Indre et du Cher, Saint-Loup est un "village très appréciée des pêcheurs pour la tranquillité des rives du Cher qui le traverse. C'est l'endroit idéal pour pique-niquer loin des axes routiers. Les peintres y trouveront certainement une grande inspiration". (source: Canton de Mennetou sur Cher).
source: Canton de Mennetou sur Cher 
Vue de l'église de Saint-Loup depuis Mennetou, de l'autre côté du Cher - collection personnelle
 
Il est le fils de Silvain Trotereau et Pauline Cadoc.
Source: culture41 page 281 Saint-Loup (Commune de). -  5MI222/R3  - Registre d'état civil. microfilm des registres des naissances, mariages, décès. (1837-1862) 1837 - 1862
 : Registre d'état civil. microfilm des registres des naissances, mariages, décès. (1837-1862)
Alors qu'il n'avait qu'un an, son père Silvain décède le 8 septembre 1856 à Saint-Loup.

Heureusement, sa mère Pauline, se remarie en 1860 avec François Désiré POPINEAU qui deviendra ainsi son nouveau père. (est-ce pour ça qu'il appellera son fils aîné, mon arrière grand-père, Désiré?)
Il aura 3 demi-frères.

En 1866, Paul habite dans le lieu-dit Le Perreux, à Mennetou-sur-Cher, de l'autre côté du Cher.
Il est indiqué comme domestique, et même pas comme le fils de Pauline.
Son prénom est transformé en Hippolyte au lieu de Paul : peut-être était-ce son surnom? 
Même chose lors des recensements de 1872 et 1876. 

1876: année importante pour Paul, puisqu'il va effectuer son service militaire, avec ses conscrits.

Les archives du Loir-et-Cher, ayant mis en ligne les archives militaires, et notamment les registres matricules, j'ai pu retrouver le parcours de mon trisaïeul:

Source: Culture41

J'y apprends que Paul est parti le 20 décembre 1876 au 120ème régiment d'infanterie situé à Blois, préfecture de son département, le Loir-et-Cher.
Il y est arrivé le lendemain.
Le corps auquel il a été affecté: le TAMBOUR.
Tambour de l'infanterie de Blois, telle était la fonction de Paul, comme le confirme la photo.
Ou les archives confirmant la photo...bref, la boucle est bouclée.
Et malgré le nombre des années, de 1876 à 2014, soit 138 ans, le tambour est toujours dans les mains de la famille ; un tambour un peu malmené tout de même, puisqu'il ne lui reste plus qu'une baguette!

Sans le vouloir, j'ai participé au généathème d'octobre proposé par la Gazette des Ancêtres : "En octobre, révélez l'histoire derrière la photo".
Mais +Sophie Boudarel sait que j'adore parler de mes photos familiales. Et ce n'est que le commencement.

Et vous? avez-vous également un objet de famille présent sur une photo ancienne?

Source: géoportail

Sur cette carte de l'IGN:
- tout en bas à gauche, le hameau "Les Quenets" où est né Paul Trotereau,
- tout en haut, à droite, le hameau du Bois Rabat, où il a construit sa maison, sur la commune de Mennetou-sur-Cher.





dimanche 14 septembre 2014

Les LARIERE de Vaucouleurs, marcaires alsaciens? suisses? épine généalogique

Ce 3ème épisode est la suite de l'article consacré à Etienne FARNY, marcaire de Vaucouleurs dans la Meuse.

Aujourd'hui, je vais vous parler de son épouse, Agatte ALERY.

D'après son acte de sépulture du mercredi 19 avril 1752 à Rigny-la-Salle (Meuse), Agathe est décédée à l'âge de 90 ans, et serait donc née aux alentours de 1662.


"L'an mil sept cent cinquante deux Le dix neuvième jour du mois
d'Avril est décédée en cette paroisse Agathe Hallerie veuve
de de deffunt Estienne Farnier agée de de
Environ nonante ans après avoir esté confesse ayant receü le saint
....et L'extrême onction son corps a été inhumé Le lendemain
dans le cimetière de cette paroisse avec toute les ceremonies accoutumées
par la Sainte Eglise en presence des parens et temoins qui
ont signés avec moi.
Le febvre Curé
J Thiebaut
Nicolas farnier
Bartjelemy Estienne"

L'orthographe de son patronyme est sans cesse différente à travers les années.
Celui-ci peut s'écrire:
ALERY
HALLERIE
HARLIN
HARLY
HALRIEU...

En fait, son patronyme est LARIèRE.

C'est d'ailleurs l'orthographe choisie lors du mariage de sa fille Agathe Farny avec Nicolas Ribisé en 1710 à Vaucouleurs.

Cela concorde avec l'ensemble des marcaires LARIERE présents dans le lieu-dit de La Voivre à Vaucouleurs.
Il suffit d'un curé malentendant et d'un accent pour changer et alterner les syllabes.

Encore une famille de marcaires...après les VIBRAC (Vinbiac ou Ribisé?), les FARNY (suisses?), voilà mes ancêtres LARIERE qui étaient tous dans le même hameau...

Qu'ai-je trouvé sur les LARIERE? qui je suppose sont de la même famille:

- Gaspard LARIERE, marcaire, marié à Catherine Deville,
- Françoise LARIèRE, femme de Melchior DEVILLE, marraine de Barthélémy FARNY, fils d'Agathe, en 1710 à Vaucouleurs,
- Barthélémy LARIERE, parrain du même Barthélémy Farny,
- Sa femme, Marie DEVILLE, marraine du petit Nicolas Farny, en 1710.

Ce dernier, Barthélémy LARIERE, marcaire également à La Voivre, se fiance le 13 mai 1710 avec Marie DeVille à Vaucouleurs :
Archives départementales de la Meuse - pages 165 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
 "L'an mil sept cent dix le treize mars après avoir cy devant publié trois
bans au prosne de la messe paroissiale entre barthélémy Lariere
marcaire de La Voyvre fils de feu Nicolas Lariere et de Catherine Tanne
de la paroisse de Fallerin dioceze de Strasbourg et entre marie de
ville fille de melchior de ville aussy marcaire et de francoise Lariere"
Archives départementales de la Meuse - pages 165 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
"de Lavoyvre dautre sans quil y ait eu aucun empechement ny opposition
Je Sebastien Huon vicaire de vaucouleurs ai receu leurs
mutuelles consentements de mariage et leurs ait donné
La Benediction nuptiale avec les Ceremonie prescrites
par la Ste Eglise en presence de gaspard Lariere
Nicolas et Jean les didier qui se sont soussignes comme
temoins avec moy Lépoux et lepouse ayant declaré ne scavoir
signer"

Les LARIERE seraient d'origine alsacienne, mais je n'ai pas trouvé le nom de la paroisse mentionnée...
Si un de mes lecteurs a une idée...?

Un des témoins, Gaspard Larière, est peut-être un cousin, car il n'a pas les mêmes parents lors de son mariage à Vaucouleurs le 17 avril 1708 avec Catherine de Ville.
Aussi marcaire de La Voivre, il est le fils de Paul LARIERE et Didière NAIR.
Aucune mention de son origine n'est indiquée.

Un autre LARIERE s'est marié en 1711 à Neuville-les-Vaucouleurs, commune également situé à côté du hameau de La Voivre:
Archives départementales de la Meuse - Page 77 - NEUVILLE-LES-VAUCOULEURS > 1693-1712 Cote E dépôt 288 (1 E 2)
"Lan 1711 le 29 jour du mois de 9bre apres avoir publié cy devant un
ban au prosne de la messe paroissialle le dimanche 15 dud mois entre
Jean Larrier Suisse de nation canton de Marback paroisse dautray
avec la permission de Monsr L'official de Vaucouleurs cy jointe et
Claudette Devouton veuve de feu Claude Matthieu de cette paroisse
sans qu'il y ayt eu aucun empechement ny opposition Je Jannin
pretre curé de Neuville soussigné en consequence de la dispense
obtenue des autres bans accordée par monsusd. official de
Vaucouleurs le...jour dud. mois de 9bre ay receu leur mutuel
consentement de mariage et leur ay donné la bénédiction nuptiale avec
Les Ceremonies prescrites par la Ste Eglise En presence de gaspard Larrier
Jean Delouze et des... tesmoins et parent qui ont signés avec
nous"

Les Larrier pourraient donc être suisses.
Cependant, si j'ai bien trouvé la commune de Marbach en Suisse, celle-ci n'est pas un chef-lieu de canton, et surtout, elle est située dans un canton alémanique!
Mystère....

Je vous remercie à l'avance pour vos suggestions, fidèles lecteurs!




Les FARNI (Farnier) , marcaires suisses?


Suite à mon article sur mes ancêtres VIBRAC, marcaires de profession, je me penche aujourd'hui sur mes aïeux dénommés FARNIER.

Pour rappel, mon ancêtre Jean VIBRAC s'est marié le mardi 3 mai 1729 à Rigny-la-Salle (Meuse) avec Madeleine FARNIER.
Elle est dite fille d'Etienne et d'Agatte ALLERY.

A ce jour, je n'ai pas retrouvé son acte de baptême.
Elle est supposée être née aux alentours de 1703.

Qui sont ses parents?

Son père, Etienne FARNI (et non FARNIER) est mentionné dans l'acte de mariage d'Agatte FARNI, soeur de Madeleine, avec Jean RIBISé le 25 février 1710.
Etienne est alors présent et sa profession indiquée est celle de Marcaire.
Son lieu de résidence est celui de La Voyvre, écart de Vaucouleurs, que j'ai mis beaucoup de temps à retrouver. Heureusement, les cartes de Cassini m'ont été d'une précieuse aide.
Il est curieux qu'un marcaire, domestique qui s'occupe des vaches et du fromage dans les Vosges, se retrouve, dans la Meuse.

Etienne FARNI, avec son épouse Agatte ALLERY, ont eu, au  moins, une dizaine d'enfants:

- mon ancêtre, Madeleine FARNIER, née vers 1703
- Agatte FARNIER, mariée le 25 février 1710 à Vaucouleurs avec Nicolas RIBISé (VIBRAC),
- Antoine FARNIER marié le 11 février 1721 à Vaucouleurs avec Madeleine DEVILLE,
- MarieMarie FARNIER Mariée le 30 juillet 1730 à Rigny-la-Salle avec Claude ADENOPHE,
- Marie FARNIER Mariée le 18 janvier 1734 (lundi) à Rigny-la-Salle avec Pierre BERTE,
- Nicolas FARNIER ca 1710- Marié le 29 janvier 1737 à Rigny-la-Salle avec Anne Marguerite ETIENNE 1704-
Barthélémy FARNIER, né le 26 juin 1710 à Vaucouleurs, marié le 17 septembre 1749 (mercredi) , Ochey,54405,Meurthe-et-Moselle,Lorraine,FRANCE, avec Anne VOILQUIN 
- Jean FARNIER (1685-1750),  marié le 8 janvier 1716 (mercredi) à Rigny-la-Salle, avec Françoise FABIN (1690-1768),
Sébastienne FARNIER (1698-1786),  mariée le 3 janvier 1719 à Rigny-la-Salle, avec Alexis ETIENNE 1697-1754,
Catherine FARNIER (ca 1700-ca 1770),  mariée le 15 février 1729 à Rigny-la-Salle, avec François CHATELAIN ca 1695-/1755, mariée le 10 janvier 1757 à Rigny-la-Salle avec André COUSIN,
-  Joseph FARNIER 1712-1722
-   Gaspard FARNIER 1714-1715


Sur les arbres mis en ligne sur Généanet, certains cousins généalogiques mentionnent l'information suivante:
"Les farnier quittent leur région d'origine (la suisse) vers 1688. Etienne avec son épouse agathe Larriere ou Allery et un petit garçon de deux ou trois ans (Jean) s'installe à Rigny-la-salle comme Marcaire".

Mais là encore, pas de sources!
Je n'ai pas encore dépouillé toutes les tables, mais a priori, rien ne mentionne cet évènement.

Ce qui semble sûr est que Etienne FARNI (Farnier) et Agathe ALERY sont la base d'une lignée de fondeurs de cloches, comme le montre l'article écrit par M. Douche "La saga de la famille FARNIER".

Je le découvre, en rédigeant le présent article, mais M. Douche confirme mes dires :
http://www.clocherobecourt.webou.net/Robecourt/Images/General/Saga%20FARNIER.pdf
Par contre, rien sur l'origine suisse des FARNI.
Cependant, sur Geneanet, dans l'origine du patronyme, on peut lire ceci:
" Porté en Alsace et dans la Moselle, également présent en Suisse, semble correspondre à Fahrni (voir ce nom). Variante : Farni."

Le patronyme Fahrni:
"Originaire de Suisse alémanique, c'est sans doute un dérivé du verbe allemand "fahren" (= aller, conduire, passer), qui devrait correspondre aux noms Fahrer, Fahrner (= conducteur, passeur). Attention cependant : Fahrn peut être une variante de Farn (= fougère), et donc un toponyme.

Mes ancêtres Farni seraient donc alsaciens ou suisse d'origine.
Me reste à trouver le chaînon manquant entre la Suisse et Vaucouleurs.
FARNI, et non FARNIER : c'est ainsi qu'est finalement écrit le patronyme sur les registres de Vaucouleurs.

Le plus ancien acte trouvé à ce jour sur les FARNI est l'acte de baptême de Marie FARNY, fille d'Etienne et Agatte, baptisée à Vaucouleurs le 25 février 1707.
Archives départementales de la Meuse - pages 107 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
"Marie fille Legitime détienne farny marcaire de Lavoivre
et d'Agatte harlin son epouse née le vingt cinq et Baptizée
le vingt six feuvrier mil sept cent sept a eu pour parein
Michel Feuinder Jeune homme et pour maraine Agatte
farny aussy Jeune fille Laquelle seul a signé signé M.
Louis Laurent vicaire et Farny"

Etienne Farny est toujours mentionné comme marcaire de La Voivre.
Idem le 17 décembre 1709 lors de l'inhumation de sa fille Jeanne à Vaucouleurs.

Etienne et Agatte semblent vivre dans une communauté de marcaires, comme l'attestent les actes de baptêmes de Barthélémy et Nicolas le 26 juin 1710.
Archives départementales de la Meuse - pages 167 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
"Barthelemy et nicolas Enfant Jumeaux fils legitime d'Etienne
farny marquaire de Lavoivre et de agathe harly son epouse né
et Baptisé Le vingt six Juin mil sept cent dix ont eu pour parrein
Scavoir Led. Barthelemy pout parrein Barthelemy Larier et
pour marreine francoise Lariere femme de melchior deville
et Led. Nicolas pour parrein Vinbiac et pour marreine marie
de ville femme de Barthelemy Lariere tous marquaire qui
ont declaré ne scavoir signer. Signé M. Jean lagny curé de vaucoul."

Tous les témoins sont marcaires et tous sont liés à "mes" Vibrac, mentionnés dans l'article précédent, et notamment aux De Ville. Un Vinbiac est mentionné : s'agit-il de mon ancêtre Vibrac?

Quant aux LARRIERE, ils seront le sujet de mon prochain article...

samedi 13 septembre 2014

Les Vibrac, marcaires de Vaucouleurs et leur origine : une épine généalogique!

Un nouvel article dans "Mes Racines Familiales" pour vous présenter une partie de mes ancêtres lorrains, et plus exactement meusiens, originaires de la ville de Vaucouleurs ; même si nous verrons plus loin que les origines se discutent!

Mon ancêtre Nicolas VIBRAC, né le 7 mars 1730 à Rigny-la-Salle, à côté de Vaucouleurs, était le fils de Jean VIBRAC et de Madeleine FARNIER.
Jean et Madeleine, ses parents, se sont mariés au dit Rigny le 3 mai 1729.

Archives départementales de la Meuse page 215/221 Cote E dépôt 329 (1 E 2)
"Lan mille sept cent vingt neuf Le troisieme du mois de
Mai apres avoir ci devant publié trois bans de mariage
entre jean vibrac fils de deffunt jean vibrac et de feüe
Barbe des villes ses pere et mere dune part et Madeleine
farnier fille d'Etienne farnier et d'agathe allery ses pere
et mere sans que personne se soit opposé nï ....aucun
Empechement je Louis Joseph Le febvre pretre et curé de
Rigny la salle soussigné ai Reçu Leur mutuel Consentement
de mariage et Leurs ai donné la Bénédiction nuptiale et
les Ceremonies ordinaires en presence des Temoins soussignés
avec moy et l'Epouse, Epoux a declaré ne savoir signé."
Le Febvre curé de Rigny la Salle
Magdeleine Farnie
E...iene farni(e)
M. Corot
cuny françois
Bertelain

Leurs origines ne sont pas mentionnées et on peut ainsi supposer qu'ils sont natifs de Rigny.
Leurs actes de décès en 1762 pour Jean et en 1783 pour Madeleine n'indiquent aucune information à ce sujet, et je n'ai rien trouvé sur les tables de Rigny la Salle.

Mais où sont-ils nés?

La mention de leurs parents va me permettre, grâce à Geneanet et au site de dépouillement "Meuse-archive", de trouver la fratrie, leurs "collatéraux".

Les VIBRAC

Si je scrute les résultats sur Généanet, sans conteste, ils sont natifs de Vaucouleurs.

D'ailleurs, là encore, l'orthographe du patronyme est plus que changeante: Vibrac, Vibracq, Vibraque...et même Bibrac (comme dans l'acte de sépulture de Madeleine Farnier). A bien noter, car comme dirait l'autre, et cela vaut surtout en généalogie, le diable se cache dans les détails!

Sur Généanet, les adhérents partageant les mêmes ancêtres, mentionnent Strasbourg comme ville d'origine de Jean Vibrac le père?! Sans mentionner la source. Je veux bien avoir des origines alsaciennes, mais je n'ai trouvé sur aucun arbre, la source de cette information.

Bon..soit!

La fratrie supposée de mon ancêtre Jean (le fils):

- Barbe VIBRAC(que)
fiancée le 20 novembre 1720 à Vaucouleurs avec Claude OUDIN. Ceux-ci se sont mariés, toujours à Vaucouleurs le 4 décembre. Que nous disent les actes:
Archives départementales de la Meuse - page 330 1700-1720
Cote 2 E 546 (2)  
"L'an Mil sept cent vingt le vingt novembre Claude oudin
fils de feu francois oudin et de marguerite sauffrignon ses
pere et mere dune part et Elisabeth vicbrac fille
de feu jean vicbracque et de feu barbe vélasne ses pere
et mere dautre part ont été fiancé et se sont promis
mutuellement de se mariés ensemble au plus tard dans
quarante jours les quels promesses ont été reçues
et bénis par moy nicolas Bresson administrateur
En presence de Toussaint oudin Claude moinst et de
Nicolas Didier qui ont signé avec moy "

Je suppose que Barbe Vibrac est la soeur de Jean, même si le patronyme de la mère est passé de "Des villes" à "Vélasne".
Là encore, pas de mention de l'origine des époux.

- Un frère? Nicolas Vibrac:

Archives départementales de la Meuse - page 163 1700-1720
Cote 2 E 546 (2)  
 "Lan mil sept cent dix le vingt deux feuvrier Nicolas vibrac et
agatte farny se sont promis mutuellement de se marier ensemble et au
plus tost dans quarante jours Lesquelles promesse ont
esté reü et bénie par moy Jean Lagny curé de vaucouleurs
en presences de gaspard lariere marquaire et etienne farny
aussy marquaire de lavoivre qui se sont soussigné comme
témoins avec moy le fiancé et la fiancée ont declaré ne scavoir
signer"

Je suppose à ce stade que Nicolas est le frère de mon ancêtre Jean.
Cela est possible vu que Nicolas est également marié à une Farnier, dite ici Farni, et qu'un des témoins est Etienne farny comme le père de mon ancêtre Madeleine.

S'il s'agit bien de mon ancêtre Etienne Farnier (Farni), celui-ci serait marquaire, profession d'éleveur surtout rencontrée dans les hautes plaines vosgiennes.
Lavoivre est le lieu-dit de La Voivre, situé entre Vaucouleurs et Neuville.

Quelques jours plus tard, le vingt cinq février, Agathe Farni se marie.
Sauf que l'époux ne s'appelle plus Nicolas VIBRAC mais Nicolas...RIBISé...!?
Et après avoir vérifié les registres de Vaucouleurs, il s'agit bien du bon acte de mariage. Que nous dit-il?
Archives départementales de la Meuse - page 163 1700-1720 Cote 2 E 546 (2)

" L'an mil sept cent dix le vingt cinq février après avoir cy devant publiée un
Ban au prosne de la messe paroissialle entre Nicolas Ribisé (Vibisé) fils de
Jean ribisé et de barbe Villaine ses pere et mere de La paroisse
dautrin dioceze de Chamb.r..y (Chambéry?) et entre agatte farny fille d'Etienne 
farny marquaire de Lavoyvre et de agatte Lariere ses pere et mere dautre
sans quil y ait eu aucune empechement Je Sebastien Huon Vicaire de
Vaucouleurs en consequence des deux autres bans accordé par monsieur
L'official de Vaucouleurs le vingt deux dudit mois signé Caudebeccq ait
Receu leurs mutuelle consentement de mariage et leurs ais donné
La Benediction nuptialle avec les ceremonie prescrittes par la Ste Eglise
en presence d'Etienne farny gaspard LaRiere aussy marcaires Claude
dupont et nicolas didier qui se sont soussigné comme témoins avec moy
Vicaire"

 D'où vient ce changement d'orthographe entre les fiançailles et le mariage pour le patronyme du marié??
Nicolas et mon ancêtre Jean semblent avoir les mêmes parents:
- le père s'appelle Jean (Bon, ok, il s'agit du prénom le plus courant);
- le prénom de la mère est Barbe, même si l'orthographe de son patronyme est encore différente: Villaine, Velaine, DesVilles....

Si les 2 sont bien frères, cela veut dire que mon ancêtre serait originaire de Savoie si je pars du principe que le diocèse indiqué est celui de Chambéry! sauf que ce diocèse n'aurait été créé qu'en 1779!
Je n'ai pas trouvé le village d'Antrin sur Gencom...!

En marge de l'acte de l'acte, quelqu'un a inscrit en majuscules : ANTHY, qui se trouve effectivement en Haute-Savoie...

Quelqu'un a t-il une idée pour cette épine généalogique?

En 1712, Nicolas a eu, avec Agatte Farnier, un fils prénommé Jean.
Nicolas est alors dit marquaire de Burniqueville.
Nicolas exerçait donc le même métier que son beau-père, Etienne Farni.
Mais d'ailleurs, pourquoi des marcaires dans la Meuse, alors qu'il s'agit d'un métier des "dessus" vosgiens? ça c'est une autre histoire.

Un prochain article sera consacré aux FARNI.

Merci d'avance pour votre aide.

lundi 14 juillet 2014

Un blog...qui tisse sa toile #challengeAZ

Au fur et à mesure que les articles s'accumulent et que les challenges passent, mon blog commence à se faire connaître, sur le réseau bien entendu, mais aussi dans la famille, et surtout la famille un peu plus éloigné.

Grâce à ce dernier challenge 2014, les articles font résonance dans la sphère familiale et chez les cousins, qui sont stupéfaits et attentifs, voire complètent mes propos. 
Jusqu'à maintenant, j'avoue ne jamais avoir eu de réactions négatives et c'est tant mieux. Je n'en espérais pas autant. Je m'aperçois que je ne suis pas un cas isolé et que les "généablogueurs" rencontrent la même ferveur chez leurs lecteurs.

Je le répèterai donc: je ne regrette pas d'avoir ouvert mon blog. Et surtout merci à mes fidèles lecteurs!

En attendant, je vous propose la synthèse de notre challenge 2014 "Bloguez votre généalogie de A à Z" organisé de main de maître par +Sophie Boudarel.
 
Durant ce challenge 2014 dont le thème était "Partis loin de chez eux...", j'ai essayé de vous faire voyager et de suivre les pérégrinations de mes ancêtres ; ces ancêtres qui sont partis un peu peu plus loin, voire très loin de chez eux.
Pourquoi? pour le travail? pour des "épousailles"?
Je n'ai pas forcément la réponse mais je compte sur votre assiduité et vos remarques, suggestions pour m'apporter des pistes nouvelles et faire disparaître certaines épines généalogiques.
J'espère avoir réussi ma mission, mais, même si le temps était compté, j'ai pris plaisir à écrire ces articles et c'est bien là l'essentiel.

Je tiens à remercier +maiwennbourdic pour son article sur les frises chronologiques qui a permis d'agrémenter et de rendre un peu plus vivant deux de mes article.

Vous pouvez retrouver l'ensemble des articles publiés par les blogueurs généalogistes sur le blog de Sophie "La Gazette des Ancêtres".

A comme Ardennes, département d'origine de Catherine PAQUY 

B comme BONNIN Jean-Baptiste, berrichon décédé à Auberive (51)

C comme Crainvilliers, village d'origine de François MIROUEL

D comme Dominique SYMIAND, un montagnard devenu lorrain

E comme Espagne et sa traversée par Pierre MUTELOT en 1813

F comme Fernande GAILLET, partie trouver...son amoureux!

G comme Gondreville (54), paroisse des LE HEU

H comme Heugnes, village d'origine de François Renoncé

I comme Istanbul en 1919

J comme Jean Bataille, un aïeul qui a souffert...

K comme Koeur, village meusien : bis repetita!

L comme LEDUC Nicolas, coquillier, disparu des registres

M comme Mes Ancêtres Mosellans de Plappeville

N comme Nancy, lieu de mariage de Nicolas Lequeux

O comme Osne-le-Val (Haute-Marne), paroisse de Cyriaque

P comme Pyrénées, lieu de décès de Catherine Monnet 

Q comme les Quatre-Tours de Mandres

R comme Réfugiés suite à la Grande Guerre

S comme les SELLERET ou CELERY, d'origine inconnue

T comme Tarn-et-Garonne, berceau des FILIE

U comme Urciers (Indre) village du Boischaut

V comme Vernhet Louis, dit Vergniette, le cavalier

W comme Woëvre, plaine où vécurent mes aïeux

X comme Xermaménil (54) et mon aïeul transalpin


Z comme le Z d'Alizay en Normandie