samedi 2 juillet 2016

U comme URION Claude, ancêtre "invisible"

En 2015, j'avais consacré mon challenge aux femmes de mon arbre, à mes aïeules....à toutes celles qui ne sont pas mentionnées dans les registres notamment.

Parce que j'aime l'égalité, cette année, je consacrerai mon challenge aux hommes et à "mes" pères.
Je veux rendre hommage à tous ces ancêtres qui ont été pères.

Ainsi ce challenge conciliera des hommages à la paternité par le biais de photos, de mots, d'adjectifs pour saluer le papa, le papy, le pépère, l'arrière grand-père que je n'ai pas connu mais dont on m'a souvent parlé.

Lors du dernier challenge en 2015, je vous avais parlé de mon aïeule Marguerite URION, de Villers-en-Haye, en Lorraine, en Meurthe-et-Moselle, plus exactement (lien vers l'article).
Aujourd'hui, j'évoquerai son père, Claude.

Comme l'évoquait Elise (+Elise Aupres de nos Racines) (@elisegenealogie)  sur son blog, beaucoup de nos ancêtres sont invisibles, dans le sens où nous avons peu d'informations sur eux et il est très difficile d'en trouver, surtout au-delà du XVIIIème siècle (Lien vers son article : Six pistes pour retrouver la trace d'un ancêtre).

Informations sur un ancêtre lorrain du XVIIIème siècle

Ce que je sais de Claude...

- Sa date de décès: 3 juin 1777 à Villers-en-Haye à l'âge de 82 ans
- Sa date de sépulture: le lendemain, le 4 juin 1777
- Il était veuf
- Il n'a eu qu'une épouse
- Présent au mariage de sa fille Marguerite en 1746 à Griscourt
- Signature: il fait simplement une marque au mariage de sa fille = ne sait pas signer, contrairement aux autres présents au mariage
- Sa date de naissance supposée: vers 1695
- sa date de mariage présumée: avant 1721 (année de naissance présumée de sa fille)
- Sa profession: manœuvre 

Ce qu'il me manque...

- sa date de mariage
- sa date de naissance
Il manque malheureusement beaucoup de feuillets dans les registres entre 1701 et 1720...
Seuls les contrats de mariage pourraient m'aider éventuellement.

Acte de décès
acte de sép de Claude Urion 1777 [AD54 5MI572/1 vue 29
"Le troisième jour de juin de la présente année est
décédé âgé d'environ quatre vingt huit ans après avoir recû les
sacrements de pénitence, eucharistie et extreme onction
claude urion manoeuvre veuf de marie morlot son
unique épouse, son corps a esté inhumé le lendemain"
acte de sép de Claude Urion 1777 [AD54 5MI572/1 vue 29
 "dans le cimetière de la paroisse avec les ceremonies
prescrites, en presence de martin urion, remy urion ses
fils manoeuvres, de joseph corez maire, nicolas givet
vigneron tous de cette paroisse soussignes, signes
M. Urion, Remy Urion, Joseph corez, Nicolas Givet
Lombar curé

vendredi 1 juillet 2016

T comme Tambourineur, la suite #challengeAZ

En 2015, j'avais consacré mon challenge aux femmes de mon arbre, à mes aïeules....à toutes celles qui ne sont pas mentionnées dans les registres notamment.

Parce que j'aime l'égalité, cette année, je consacrerai mon challenge aux hommes et à "mes" pères.
Je veux rendre hommage à tous ces ancêtres qui ont été pères.

Ainsi ce challenge conciliera des hommages à la paternité par le biais de photos, de mots, d'adjectifs pour saluer le papa, le papy, le pépère, l'arrière grand-père que je n'ai pas connu mais dont on m'a souvent parlé.

Aujourd'hui, je reprendrai, mais surtout, je compléterai ,un article du 24 octobre 2014.

Dès mon plus jeune âge, j'ai remarqué ce tambour qui traînait dans le sous-sol de mes grand-parents...
Jusqu'au jour où, au tout début de mes recherches généalogiques, mon grand-père me confia que ce tambour avait appartenu à son grand-père paternel!

Qui était son grand-père? lui qui n'osait pas me parler de la famille...

Il s'agissait de son grand-père, Paul TROTEREAU ; celui qui était charpentier, qui avait construit la maison de famille, au Bois-Rabat à Mennetou-sur-Cher...et qui était décédé assez jeune.
Voilà ce que j'en savais à l'époque.

D'ailleurs, ci-dessous, la seule photo que je possède de lui....avec le fameux tambour!
Collection personnelle Benoît Petit


Plus exactement, Paul Jean-Baptiste Sylvain TROTEREAU est né le dimanche 22 avril 1855 à Saint-Loup-sur-Cher dans le Loir-et-Cher, dans le hameau "Les Quenets".

Aux confins de l'Indre et du Cher, Saint-Loup est un "village très appréciée des pêcheurs pour la tranquillité des rives du Cher qui le traverse. C'est l'endroit idéal pour pique-niquer loin des axes routiers. Les peintres y trouveront certainement une grande inspiration". (source: Canton de Mennetou sur Cher).
source: Canton de Mennetou sur Cher 
Vue de l'église de Saint-Loup depuis Mennetou, de l'autre côté du Cher - collection personnelle
Il est le fils de Silvain Trotereau et Pauline Cadoc.
Source: culture41 page 281 Saint-Loup (Commune de). -  5MI222/R3  - Registre d'état civil. microfilm des registres des naissances, mariages, décès. (1837-1862) 1837 - 1862
 : Registre d'état civil. microfilm des registres des naissances, mariages, décès. (1837-1862)
Alors qu'il n'avait qu'un an, son père Silvain décède le 8 septembre 1856 à Saint-Loup.

Heureusement, sa mère Pauline, se remarie en 1860 avec François Désiré POPINEAU qui deviendra ainsi son nouveau père. (est-ce pour ça qu'il appellera son fils aîné, mon arrière grand-père, Désiré?)
Il aura 3 demi-frères.

1876: année importante pour Paul, puisqu'il va effectuer son service militaire, avec ses conscrits.

Les archives du Loir-et-Cher, ayant mis en ligne les archives militaires, et notamment les registres matricules, j'ai pu retrouver le parcours de mon trisaïeul:

Source: Culture41

J'y apprends que Paul est parti le 20 décembre 1876 au 120ème régiment d'infanterie situé à Blois, préfecture de son département, le Loir-et-Cher.
Il y est arrivé le lendemain.
Le corps auquel il a été affecté: le TAMBOUR.
Tambour de l'infanterie de Blois, telle était la fonction de Paul, comme le confirme la photo.
Ou les archives confirmant la photo...bref, la boucle est bouclée.
Et malgré le nombre des années, de 1876 à 2014, soit 138 ans, le tambour est toujours dans les mains de la famille ; un tambour un peu malmené tout de même, puisqu'il ne lui reste plus qu'une baguette!

Sans le vouloir, j'ai participé au généathème d'octobre 2014 proposé par la Gazette des Ancêtres : "En octobre, révélez l'histoire derrière la photo".
Mais +Sophie Boudarel sait que j'adore parler de mes photos familiales. Et ce n'est que le commencement.

Et vous? avez-vous également un objet de famille présent sur une photo ancienne?

Source: géoportail

Sur cette carte de l'IGN:
- tout en bas à gauche, le hameau "Les Quenets" où est né Paul Trotereau,
- tout en haut, à droite, le hameau du Bois Rabat, où il a construit sa maison, sur la commune de Mennetou-sur-Cher.

COMMENTAIRES SUITE A CET ARTICLE

  1. Épatant, ce lien entre un objet réel, une photo ancienne et la recherche généalogique. Vraiment un très bel article !
    RépondreSupprimer
  2. Commentaires de Facebook:

    "BENOIT , bonjour . C'est comme ça que je conçois la "généalogie". retrouver la vie de ses ancêtres et en faire profiter tout le monde ."

    Benoit Petit Merci Serge Fosset il faut bien leur donner vie à nos ancêtres quand on le peut. Une collection en elle même ne nous apporte pas grand chose excepté l'origine géographique. C'est mieux de connaître leurs métiers, vie de famille en restituant dans l'histoire.

    Cyril Lefort Raconte Echenay :
    Bravo à Benoit et d'accord avec Serge. A quoi sert d'aligner des dates si on ne connait rien de leurs vies, de leurs villages, de leurs maisons etc ?... Tenez, cherchez des éléments, photos sur la fanfare de Mennetou (il devait bien en exister une). Je parie qu'il en était ! Le tambour, ça doit être comme le vélo, ça s'oublie pas ! Il a du continuer après. Et puis votre photo, super !

    Benoit Petit :
    Ah oui bonne idée Cyril Lefort Raconte Echenay...en effet , si son épouse et son fils après elle ont conservé le tambour c'est peut être que Paul l'utilisait encore après l'armée...une recherche dans gallica me donnera peut être une réponse. Merci pour ces échanges

    Cyril Lefort Raconte Echenay:
    Perso, j'essaye toujours de "penser" comme eux. On fait parfois de belles trouvailles. Il faut juste y passer du temps, parfois pour rien. Mais quand on trouve, c'est comme si on leur avait parlé !

    Cyril Lefort Raconte Echenay :
    Voir ci joint l'historique du 120 RI et son chef de musique quand Paul y étatit https://archive.org/stream/historiqueduerg00concgoog... Et ceci pour que votre ancêtre se sente moins seul

COMPLEMENTS D'INFORMATIONS

Suite à cet article, j'ai réussi à prendre des photos de ce fameux tambour et de la baguette qui l'accompagne.








Et vous? 
avez-vous un ancêtre musicien? 
dans l'armée notamment?


Liens vers sites relatifs aux tambours:

http://www.alienor.org/articles/airmilitaire/forme2.htm

http://www.tambourdegille.be/historique.htm

http://www.musee-infanterie.com/objet/650-tambour-et-baguettes

http://www.appat.org/celeustique/index.php/instruments/tambours

http://www.crcb.org/les-baguettes-de-tambour/.html
Source: http://www.crcb.org/les-baguettes-de-tambour/.html

jeudi 30 juin 2016

S comme Suicide à #Euville

C'est en cherchant le nom du beau-frère de mon arrière grand-père, Paul Chenevat, sur +Gallica BnF que je suis tombé sur les archives de l'Est Républicain du 3 juin 1910.

Alors que mon arrière grand-père Eugène PETIT, et son beau-frère, Paul Chenevat, se promenaient dans la forêt d'Euville, ils firent une macabre découverte!

Kiosque Lorrain
Que de curieuses découvertes dans ce Gallica, et qui parlent de la vie quotidienne de mes aïeux.
Vive la presse ancienne!

Après quelques recherches sur la presse de l'époque et sur le recensement d'Euville, je n'ai pas retrouvé la famille de Louis Tisserand.

Un article macabre mais qui me permet de faire le "S" de mon #challengeAZ.

Kiosque Lorrain
Et vous?
Quelles sont les découvertes plus ou moins agréables de vos aïeux?

R comme Rixe ou quand grand-papa s'énerve...#Euville

C'est à travers les archives militaires et la fiche matricule de mon  arrière grand-père Eugène PETIT, que je suis tombé sur cette information....:
" Condamné par le tribunal de St Mihiel le 27 juillet 1909 pour coups volontaires"

Mon arrière grand-père a eu affaire à la justice??
Eugène-Adrien PETIT en 1919 à Paris
Grâce à aux archives de la Meuse en ligne, j'ai pu retrouvé l'Avenir Meusien du 11 juillet 1909 qui mentionne les « méfaits »:
Lien vers la source

Lien vers la source

Les fais sont là: mon grand-père s'est emporté contre un autre jeune du pays: un collègue? dispute pour un travail? une fille du village?

Cela se passe dans une commune qui est en pleine expansion avec les carrières de pierre.
Cependant, beaucoup d'ouvriers sont mécontents: des italiens arrivent en masse pour prendre le travail.
Des conflits sociaux et culturels sont alors en cours.

Pour revenir à mon arrière grand-père, l'audience se tient au tribunal correctionnel de Saint-Mihiel le 27 juillet 1909.


Lien vers la source

 Le 3 août 1909 (à 20 ans), Eugène est condamné par le tribunal de St Mihiel à 16 francs d'amendes pour coups volontaires!

Lien vers la source

Une curieuse découverte qui me permet d'en apprendre plus sur un autre aïeul que j'aurais bien voulu connaître.

Et vous? avez-vous trouvé dans antécédents judiciaires sur vos aïeux?

mercredi 29 juin 2016

Q comme un père Quercinois #Ventilhac #Quercy #Barry d'Islemade

Pour cette lettre, je reprends un article du 22 juin 2014 dont le thème était les voyages de mes ancêtres, et dont l'intitulé était "T comme Tarn-et-Garonne, berceau des FILIE".

Le mardi 15 avril 1760, se sont mariés, Etienne Fillie et Barbe Morizot, dans la paroisse de Rigny-la-Salle, proche de Vaucouleurs, dans l'actuel département de la Meuse.
Pour quelles raisons, Etienne est-il venu en Lorraine?
Lui qui, en effet, vient de la région de Montauban (Tarn-et-Garonne), plus exactement de la paroisse de Ventilhac, qui fait aujourd'hui partie de la commune de Barry d'Islemade.

Regardons plutôt leur acte de mariage :
Archives départementales de la Meuse - vue 77 RIGNY-LA-SALLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures 1750-1769 Cote E dépôt 329 (1 E 5)
 " Lan mil sept cen soixante le quinzième jour
du mois d’avril Etienne fillié fils du Sr (sieur) Etienne
fillié et de louise Mally ses pere et mere de
la paroisse de ventillac diocese de montauban
d’une part et Barbe Morizot fille de françois
Morizot et d’anne Madot ses pere et mere
de cette paroisse d’autre part ont été fiancez
et le même jour apres avoir cy devant publié
trois bans de Mariage au prône de la messe
paroissiale savoir le premier le dimanche
vingt troisième jour du mois de mars le second
le jour de la fête de l’annonciation vingt cinq
du meme mois et le troisième le dimanche
treizieme jour du mois d’avril sans qu’il y ait
eu aucune empechement ny opposition"

Archives départementales de la Meuse - vue 77 RIGNY-LA-SALLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures 1750-1769 Cote E dépôt 329 (1 E 5)
"Je Louis Joseph lefebvre Prêtre curé de Rigny la
Salle ay recû Leur mutuel consentement de
Mariage les leur ay donné la Bénédiction
nuptiale avec les cérémonies prescrites
par la Sainte Eglise en présence des
parents et temoins qui ont signé avec moi

signés:
Bruneau Sebastien
Francois Morizo
Roger
Barbe morisot
Lefebvre curé de Rigny"

Etienne Filié ou Filier est bien né dans cette petite paroisse de Ventilhac sur les bords de la Garonne, au confluent du Tarn et de l'Aveyron, entre Montauban, Castelsarrasin et Moissac, dans l'ancienne province du Quercy.

Ventilhac se trouve en haut à gauche, nord-ouest de Montauban - Ehess.fr
Il a été baptisé le 14 octobre 1733 à Ventilhac et avait pour parrain, son grand-père maternel, Estienne Maluy, qui lui a ainsi donné son prénom.

Les raisons du départ d'Estienne Filié de son village natal peuvent être multiples:
- il est devenu militaire et lors de son passage en Lorraine, il y a rencontré sa future femme.
- la région de Montauban était protestante, et Estienne a pu vouloir fuir de probables persécutions malgré l'édit de tolérance de l'époque,
- il a migré pour trouver du travail ; migration facilitée en Lorraine suite aux guerres de Trente ans? 

Nombreux sont nos aïeux ayant voyagé: 
et vous? avez-vous un ancêtre quercinois venu en Lorraine?