lundi 9 juillet 2012
dimanche 10 juin 2012
Ancêtres berrichons et familles recomposées
Dans la branche de ma grand-mère maternelle, originaire du Boischaut (région partagée entre le sud du Cher et le sud de l'Indre), j'ai pu constater maintes fois les remariages et la constitution de familles recomposées.
Je ne parle pas simplement ici de remariages qui avaient pour but d'élever les enfants du ou des premiers lits principalement, mais de remariages entre personnes de "même" famille. Je veux dire par là, beau-père d'un époux avec belle-mère de l'épouse, bref avec des personnes avec qui des "affinités" existaient déjà.
Cette situation, je l'ai remarqué surtout pour mes ancêtres berrichons, pour qui, sans doute, la facilité et la proximité géographique constituaient le remède.
Le Boischaut est constitué d'une multitude de lieux-dits et une famille pouvait s'y maintenir dans un hameau pendant plusieurs générations.
Je ne sais pas quelle était la solidarité familiale et quelles étaient les rapports entre les enfants et leurs beaux-parents, mais je me suis aperçu qu'un tissu familial assez complexe était présent au XVIII ème siècle notamment ; complexe pour moi qui le voit de l'extérieur.
L'idée de cet article m'est venu avec les deux exemples ci-dessous:
C'est en lisant l'acte de mariage de Marie Desclouds ses derniers jours que je me suis aperçu du lien qui pouvait exister entre les différents mariés indiqués dans l'acte de mariage.
En effet, comme la plupart des curés du XVIIIème siècle, un acte de mariage pouvait relater les épousailles de plusieurs couples en même temps, jusqu'à 5 quelquefois.
Le jour du 21 janvier 1766, se mariaient alors:
- Simon POUMIER et Marie BONNET,
- François BENON et Marie DESCLOUDS.
Simon Poumier est alors dit veuf de Marie Aurouë, qui se trouve être la mère de l'épouse Marie Desclouds qui se marie plus bas.
Marie DESCLOUDS est la fille de Jean DESCLOUDS et Marie AUROUé.
Jean le père est décédé avant 1752, année à laquelle sa mère Marie a épousé à Ids Saint Roch Simon POUMIER ; Marie avait alors 5 ans.
Marie Auroué décède le 15 février 1764 à Ids Saint Roch et laisse Simon POUMIER avec une multitude d'enfants, notamment issu du premier lit avec Jean Desclouds.
Pourquoi Simon Poumier s'est-il remarié le même jour que sa belle-fille, ou plutôt devrait-on dire sa fille car c'est lui qui l'a élevé? Pour éviter des épousailles plus coûteuses? En tout cas, cela ne semblait pas déranger sa "fille".
D'autre part, je me suis aperçu également que Simon POUMIER se mariait avec la belle-soeur de François BENON son beau-fils. En effet, Marie Bonnet était veuve du frère de François BENON.
Que ce monde est petit, voire très petit...
Bref, les relations familiales étaient très importantes pour se trouver un conjoint.
Encore un autre exemple de mariage "facilité" par la proximité:
Autre exemple ici, mais qui n'est pas le seul je crois, la mère d'un ancêtre a épousé son beau-père, c'est à dire le père de son épouse.
Marie GALANT était veuve de Marien MATRAT , et Genest AUPERT, veuf de Catherine MONTAGNIER.
Marie Galant, mère de Pierre Matrat, lui-même époux de Jeanne Aupert, fille de Genest.
La mère et le beau-père étant veufs, ils ont décidé de se marier.
Ci-dessous une visualisation sur mon logiciel.
La conclusion de cet article est peut-être que la pression familiale et la promiscuité géographique jouaient une grande importance dans la vie de l'individu et dans ses choix quotidiens.
Si quelqu'un a des articles à ce sujet, ou des observations, n'hésitez pas à me les communiquer.
Bon dimanche
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| Le Boischaut se situe entre la Brenne et Saint Amand-Montrond dans le Cher, et comprend les villes de La Châtre, Le Châtelet, Lignières, Chateaumeillant notamment.... |
Je ne parle pas simplement ici de remariages qui avaient pour but d'élever les enfants du ou des premiers lits principalement, mais de remariages entre personnes de "même" famille. Je veux dire par là, beau-père d'un époux avec belle-mère de l'épouse, bref avec des personnes avec qui des "affinités" existaient déjà.
Cette situation, je l'ai remarqué surtout pour mes ancêtres berrichons, pour qui, sans doute, la facilité et la proximité géographique constituaient le remède.
Le Boischaut est constitué d'une multitude de lieux-dits et une famille pouvait s'y maintenir dans un hameau pendant plusieurs générations.
Je ne sais pas quelle était la solidarité familiale et quelles étaient les rapports entre les enfants et leurs beaux-parents, mais je me suis aperçu qu'un tissu familial assez complexe était présent au XVIII ème siècle notamment ; complexe pour moi qui le voit de l'extérieur.
L'idée de cet article m'est venu avec les deux exemples ci-dessous:
Marie DESCLOUDS se marie le 21 janvier 1766 à Ids Saint Roch (18)
le même jour que son beau-père Simon POUMIER
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| Page extraite du dépouillement et des relevés des registres paroissiaux effectués par les bénévoles du site registres18.fr et surtout de genlucie.free.fr |
C'est en lisant l'acte de mariage de Marie Desclouds ses derniers jours que je me suis aperçu du lien qui pouvait exister entre les différents mariés indiqués dans l'acte de mariage.
En effet, comme la plupart des curés du XVIIIème siècle, un acte de mariage pouvait relater les épousailles de plusieurs couples en même temps, jusqu'à 5 quelquefois.
Le jour du 21 janvier 1766, se mariaient alors:
- Simon POUMIER et Marie BONNET,
- François BENON et Marie DESCLOUDS.
Simon Poumier est alors dit veuf de Marie Aurouë, qui se trouve être la mère de l'épouse Marie Desclouds qui se marie plus bas.
Marie DESCLOUDS est la fille de Jean DESCLOUDS et Marie AUROUé.
Jean le père est décédé avant 1752, année à laquelle sa mère Marie a épousé à Ids Saint Roch Simon POUMIER ; Marie avait alors 5 ans.
Marie Auroué décède le 15 février 1764 à Ids Saint Roch et laisse Simon POUMIER avec une multitude d'enfants, notamment issu du premier lit avec Jean Desclouds.
![]() |
| extrait Base ROGLO - recoupement des individus présents sur genlucie.free.fr |
D'autre part, je me suis aperçu également que Simon POUMIER se mariait avec la belle-soeur de François BENON son beau-fils. En effet, Marie Bonnet était veuve du frère de François BENON.
Que ce monde est petit, voire très petit...
Bref, les relations familiales étaient très importantes pour se trouver un conjoint.
Encore un autre exemple de mariage "facilité" par la proximité:
Mariage de Genest AUPERT et Marie GALANT le 17 juin 1760 à Saint Maur (18)
ou le mariage des beaux-parents
![]() |
| Page extraite du dépouillement et des relevés des registres paroissiaux effectués par les bénévoles du site registres18.fr et surtout de genlucie.free.fr |
Marie GALANT était veuve de Marien MATRAT , et Genest AUPERT, veuf de Catherine MONTAGNIER.
Marie Galant, mère de Pierre Matrat, lui-même époux de Jeanne Aupert, fille de Genest.
La mère et le beau-père étant veufs, ils ont décidé de se marier.
Ci-dessous une visualisation sur mon logiciel.
La conclusion de cet article est peut-être que la pression familiale et la promiscuité géographique jouaient une grande importance dans la vie de l'individu et dans ses choix quotidiens.
Si quelqu'un a des articles à ce sujet, ou des observations, n'hésitez pas à me les communiquer.
Bon dimanche
lundi 21 mai 2012
Mais où sont les pères?
Ci-dessous une remarque du curé de Badonviller à la fin du registre des baptêmes de l'année 1775.
"j'ai exhorté plusieurs fois les pères à être présents au moment de l'acte de baptême de leurs enfant, ils l'ont constamment négligé"!
Curieusement, il est vrai que le père signe rarement ; seulement le parrain et la marraine.
"j'ai exhorté plusieurs fois les pères à être présents au moment de l'acte de baptême de leurs enfant, ils l'ont constamment négligé"!
Curieusement, il est vrai que le père signe rarement ; seulement le parrain et la marraine.
dimanche 20 mai 2012
Lecture registres : ai-je un devoir de signalement?
Autocritique d'un dimanche après-midi...ou simple prise de tête? :-)
Je m'explique: ai-je un devoir de relever toutes les informations que je trouve lors de la lecture d'un registre paroissial, d'un registre d'état civil ; bref de tout document pouvant apporter des informations utiles à tout autre généalogiste, voire chercheur.
Un relevé égoïste?
Cela fait plusieurs années, surtout suite à la mise en ligne des registres paroissiaux et d'état civil en ligne, que je dépouille, lorsque le temps me le permet, des documents.Avec le temps, j'entame la lecture de registres paroissiaux assez anciens, et bien évidemment, se pose le problème de la compréhension des actes.
C'est à ce moment que je me suis plusieurs fois fais la remarque que j'ai la possibilité de lire, voire de déchiffrer, et que cette possibilité pourrait être utilisée pour toutes les informations contenues dans le registre et non pas seulement pour les actes intéressant mes ancêtres.
Je remarque quelquefois, par mes lectures en diagonale, des mentions de métier, de maladie..., ou tout simplement des noms et filiations mais je ne prends pas le temps car je préfère me dédier à la recherches de mes ancêtres.
J'essaye de trouver du temps, et comme je souhaite avancer sur mes recherches, je ne m'attarde pas trop lors de la lecture d'un registre.
Je ne fais pas parti d'une association généalogique procédant au relevé systématique
mais mes lectures favoriseraient l'avancée des autres généalogistes...
Souvent je remarque des mentions sur une personne relatant leur origine dans une autre région voire un autre pays.
(ci-dessous exemple parmi tant d'autres: mention d'origine d'un militaire à Badonviller: région de l'Artois)
Je devrais idéalement profiter d'être sur ce registre pour faire un travail de relevé sur les noms tout simplement pour éviter à d'autres personnes de revenir dessus...
J'essaye de prendre part mais seulement quand mon oeil tombe dessus.
J'ai l'impression de sous-exploiter le document.
Il est vrai que les mentions sont importantes en fonction de plusieurs facteurs: curé, année...
Malgré tout, et là je me rassure, je sais que mes découvertes servent à ceux qui partagent les mêmes ancêtres que moi. :-)
Il s'agit d'une remarque que j'avais envie de partager.
Décès d'un fils "imbécile" à Badonviller (54)
Lors de mes recherches hier dans les registres paroissiaux de la
commune de Badonviller (massif vosgien de la Meurthe et Moselle), j'ai
découvert un acte de décès d'un homme considéré comme "imbécile",
sûrement parce qu'handicapé ou "simple d'esprit" comme on pouvait dire
autrefois.
L'expression m'a interpellé...
L'expression m'a interpellé...
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