dimanche 13 décembre 2015

Quand les Journées du Patrimoine rejoignent la généalogie? 2/2 #Perpétue #JEP2015

Le 4 octobre, je vous faisais part des Journées du Patrimoine qui ont eu lien fin septembre (Quand les Journées du Patrimoine rejoignent la #généalogie #JEP2015 #Brinay 1/2).
J'évoquais la visite du village de Brinay, à côté de Vierzon, et surtout de son église, un remarquable édifice dans lequel se sont mariés certains de mes ancêtres.

Puisque j'étais à Brinay, j'ai également pris le temps de visiter la vieille ville de Vierzon sur les hauteurs où se trouvent notamment l’église Notre-Dame datant de la période située entre le  XIIème et le XVème siècle.

Église Notre-Dame de Vierzon - photo Benoît PETIT
On remarque d'emblée son clocher-porche qui la caractérise et qui abrite 5 cloches et le grand’orgue du XVIIème.
Église Notre-Dame de Vierzon - photo Benoît PETIT


En allant vers l'autel, sur le côté droit, je remarque une chapelle dédiée à une sainte : Sainte Perpétue.

Je n'avais jamais eu connaissance de cette sainte et surtout de la chapelle qui lui était dédiée.

Ce prénom ne vous est peut-être commun, mais pour moi, oui!
Je dénombre au moins 19 personnes avec ce prénom dans mon arbre, dont 10 aïeules qui portent ce prénom entre 1621 et 1808.

Grâce à cette visite, je comprends désormais beaucoup mieux pourquoi ce prénom revient aussi souvent chez mes ancêtres du canton de Vierzon et de la Sologne toute proche.

Église Notre-Dame de Vierzon - photo Benoît PETIT

Les paroissiens vouaient une certaine dévotion à Sainte Perpétue qui se trouve être la Patronne de Vierzon.
Église Notre-Dame de Vierzon - photo Benoît PETIT
Église Notre-Dame de Vierzon - photo Benoît PETIT

mardi 1 décembre 2015

1er décembre 1727, baptême de Jeanne DELAVAU, berrichonne de Touchay et décès d'un astronome niçois

En ce premier jour de décembre, c'est l'anniversaire du baptême de mon aïeule Jeanne DELAVAU dans la paroisse de Touchay, dans le Boischaut.

Genlucie - lien d'accès
"Lan mil sept cent vingt sept le premier jour de décembre a été
baptisée par moi prestre curé de Touché soussigné jeanne née
du jour fille légitime de Blaise Delavau Laboureur demeurant
en ce bourg et de marie chemin son epouse Le parrain a été
Blaise roger et la marraine jeanne roger lesquels ont déclaré ne savoir
signer enquis"

Gallica

Jeanne est née alors que décédait l’astronome et mathématicien Jacques-Philippe Maraldi.



Neveu, par sa mère, du grand Cassini, il était né comme lui dans le comté de Nice. 
Appelé en France par son oncle, en 1687, il se mit à observer le ciel, et personne de son temps n’en a mieux connu tous les détails. Il entreprit un nouveau catalogue des étoiles fixes, qui l’occupa toute sa vie. On ne pouvait lui designer aucune étoile, qu’il ne dît sur-le-champ la place qu’elle occupait dans sa constellation. Nul phénomène céleste ne lui échappait.



Admis à l’Académie royale des sciences en 1699, il travailla sous Cassini, en 1700, à la prolongation de la fameuse méridienne, jusqu’à l’extrémité méridionale du royaume. Etant allé ensuite en Italie, il fut employé par le pape Clément XI, à la grande affaire du calendrier, et Bianchini, ami de Cassini, ne manqua pas de copier le neveu et l’élève de ce grand astronome, dans la construction d’une méridienne, qu’il traçait pour l’église des Chartreux de Rome, à l’imitation de celle de Sainte-Pétrone de Bologne, tracée par celui qu’ils reconnaissaient tous deux pour leur maître.



dimanche 22 novembre 2015

Le moulin assassin de Savigny...à Chaumont-sur-Tharonne

Au XVIIème siècle, comme maintenant, la vie tient à peu de chose.

En Sologne, où les bourgs sont très éparpillés et où les hameaux sont nombreux, il fallait bien choisir sa route de passage.

Le moulin était souvent un passage obligé pour nos ancêtres afin d'y voir le meunier.
Il devait s'agir également d'un lieu de rencontre dans cette Sologne très étendue.

La paroisse de Chaumont-sur-Tharonne compterait par exemple 116 lieux-dits.

Selon les archives départementales du Loir-et-Cher (règlement d'eau et travaux), son territoire contenait 4 moulins sur la rivière du Beuvron :

- Moulin Vieil,
- Moulin de Rincepot,
- Moulin d'Aguenon, 
- Moulin de Savigny.


C'est au lieu-dit de Savigny à Chaumont-sur-Tharonne, que le curé de la paroisse a relaté plusieurs évènements dans les registres paroissiaux du XVIIème siècle.

Sur la carte ci-dessous (Souce +Gallica BnF ), le lieu-dit se trouve au coin à gauche en bas, au bord de la rivière "le Beuvron".

Gallica - Carte générale de la France. 009, [Gien/levés 1758]. N°9. Flle 34 / Ecrit
Le 10 février 1679, un paroissien, Pierre DAUBRAY (probablement un ancêtre...) décède de mort subite à Savigny.
De quelle manière...?
Geneanet - page 103 - registres en ligne de Chaumont-sur-Tharonne (Loir et Cher, Centre-Val de Loire, France) | 1674 - 1692 | Mairie
"Le 10e febvrier 1679 fut enterré pierre
Daubray decedé de mort subite soubs la
roue du moulin de Savigny"

Comment Pierre s'est-il retrouvé sous la roue du Moulin? le prêtre ne le dit pas.
Peut-être est-il tombé dans la rivière qui l'a mené dans le chenal du moulin....

Autre date, autre évènement:

En février 1676, la "roue tueuse" du moulin fait encore parler d'elle:

Geneanet - page 39 - registres en ligne de Chaumont-sur-Tharonne (Loir et Cher, Centre-Val de Loire, France) | 1674 - 1692 | Mairie

"Le Jeudy fut enteré Claude aagé de vingt
ans decedde le mesme jour soubs la roue du moulin
de savigny ou le cours de leau lemporta et le mit a trouvé 
Lad(ite) roue qui en fut arrestée il sestait confessé
le dimanche auparavant"


Le jeune homme a t-il voulu aider le meunier et est malencontreusement tombé dans la rivière?

En tout cas, que de noyades relatées par le prêtre de Chaumont!

Avez-vous, vous aussi, découvert des passages dans les registres relatant des accidents de noyade ou autres dans le moulin du village?




dimanche 15 novembre 2015

#acteinsolite Série de noyade à Chaumont-sur-Tharonne XVIIème siècle

C'est au cours de ma lecture d'un registre du XVIIème siècle de la paroisse solognote de Chaumont-sur-Tharonne (Loir-et-Cher) que je suis tombé sur cet acte d'inhumation:

Geneanet - registres en ligne - page 205
Chaumont-sur-Tharonne (Loir et Cher, Centre-Val de Loire, France) | 1674 - 1692 | Mairie
"Lan de grace mil six cent quatre vingt six le troisiesme
Jour du Mois d'aoust a esté Inhumé dans le cimetiere
de cette Eglise le corps de Renée gaulleau aagée d'environ
cinquante trois ans femme de Laurent giraud laquelle
se noié en lavant la lessive en presence d'Aignan et
Guillaume prevost qui ne savent signer" 

mais également sur celui-là:
Geneanet - registres en ligne - page 204Chaumont-sur-Tharonne (Loir et Cher, Centre-Val de Loire, France) | 1674 - 1692 | Mairie
"Lan de grace mil six cent quatre vingt six le vingtiesme
du mois de juin a esté inhumé le corps de Silvin
Boschard fils de deffunt Silvin Boschard aagé d'environ
treize ans qui se noya hier au soir en se baignant dans
lestang du moullin et en presence d'aignan et guillaume prevost"


Geneanet - registres en ligne - page 181 - Chaumont-sur-Tharonne (Loir et Cher, Centre-Val de Loire, France) | 1674 - 1692 | Mairie
"Lan de grace Mil six cent quatre vingt cinq le deuxiesme
jour du mois de Janvier a esté Inhumé dans le cimetiere de
cette eglise le corps de Magdeleine Jumeau aagée de treize ans
qui se noya par accident dans une fontaine en presence de pierre
feuvre et de francois sellier"
 

samedi 14 novembre 2015

Union des familles HOURY et GILLET en Sologne au XVIIème siècle : communauté de feux et d'intérêts?

Les lundis 23 et mardi 24 février 1688 sont deux jours de fêtes pour les familles HOURY de Marcilly-en-Gault et GILLET de Chaumont-sur-Tharonne, paroissiens de Sologne, dans l'actuel Loir-et-Cher.

Alors que je cherchais sur les registres en ligne proposés par Geneanet de la paroisse de Chaumont-sur -Tharonne, le mariage de Firmin (H)OURY, et Marie GILLET en 1688, je découvre alors le mariage le même jour de Martin GILLET et d'Estiennette HOURY, frères et soeurs des précédents.
Jusque là, rien de particulier.
En Berry et en Sologne, il était alors fréquent de voir des fratries s'unir par le mariage le même jour pour économiser les frais d'épousailles...



A la page précédente du registre, je découvre alors que d'autres personnes de la famille se sont mariés, à savoir:
- les parents survivants des mariés: Silvin GILLET, père de Marie et Martin, avec Marie GIBBOIRE, mère de Firmin et Estiennette, bref les beaux-parents,
- Jeanne HOURY et Silvin COFFRAND.
Ces deux derniers couples s'étant mariés le lundi 23 février 1688.

Ainsi, 3 frères et soeurs HOURY se sont mariés quasiment le même jour que leurs parents respectifs.

Il faut en fait renverser l'ordre des choses. Je m'explique.
Ces unions ne sont pas intervenues par hasard.

C'est parce que Silvin GILLET et Marie GIBBOIRE ont sûrement voulu conserver leurs biens, métairies qu'ils ont demandé à leurs enfants de s'unir, afin de constituer une communauté générale de biens.

Ce que j'avance reste à prouver par les archives notariales.
Mais, au regard d'études sur les archives notariales des paroisses voisines, il semblerait que ces mariages multiples constitue ce qu'on appelle une "consortie", mais je reviendrai plus tard sur ce terme.

Par conséquent, tout était bon pour garder les biens et ne pas les disséminer avec des dots par le biais d'unions avec des familles multiples.
Les communautés maritales permettaient de garder également les éventuels ouvriers et enfants manoeuvres encore non mariés.

Comme je le disais, mes dires restent à être appuyés par des documents notariaux en allant sur Blois ou en demandant au Cercle Généalogique de Loir-et-Cher qui fait un gros travail de dépouillement de ces registres.

Et vous? Avez-vous déjà rencontré ce type de communautés de biens?

Mariage de Silvin GILLET et Marie GIBBOIRE
page 243 Chaumont-sur-Tharonne (Loir et Cher, Centre-Val de Loire, France) | 1674 - 1692 | Mairie
"Lan de grace Mil six cent quatre vingt huit le
vingt trois(me) du mois de feuvrier apres la publication
de trois bans fiancailles faites et autres ceremonies
accoutumée ont été espouséz par moy curé soussigné
Silvin Gillet laboureur, et Marie Gibboire en presence de
Martin Gillet et Marie Gillet ses enfants du costé de la
mariée pierre houry estiennette houry ses enfants Jean
Gibboire firmin houry noel gillet et autres parents et
amis qui ont déclaré ne savoir signer."
Fi Houry