mercredi 1 juin 2016

A comme Accordéon #challengeAZ


C'est en regardant cette photo que j'ai trouvé ma première lettre du challenge.

Mon grand-père Marcel aimait beaucoup photographier et saisir certains instants, et c'est tant mieux!

C'est ainsi que je le vois jouer de l'accordéon.

Et comme il aimait le détail, il a précisé au verso de la photo que celle-ci a été prise à Euville, sa commune de naissance en juillet 1943.

Il a alors 22 ans.
En pleine guerre, alors qu'il était à Marseille et à Toulon, pourquoi et comment est-il remonté en Lorraine, en zone "rouge"...à voir....

"pépère" était un musicien et il aimait jouer du banjo!

Grâce à cette photo, je découvre qu'il savait jouer également de l'accordéon.

Voilà ainsi un premier hommage au père de mon père, né en 1925 dans le village des Carrières d'Euville et décédé il y a déjà 4 ans


Collection personnelle Benoît Petit

Vite, vite....j'ai failli loupé mon jour de rentrée du #challengeAZ

Me voilà...
Il me reste 35 minutes avant de passer déjà à la seconde lettre.

Depuis le début, MesRacinesFamiliales ne faillit pas à sa mission et participe encore pour cette année au #challengeAZ sur la généalogie.

Cette année, le #challengeAZ sera tout de même allégé.

Qui dit allégé, ne veut pas dire moins agréable, puisqu'il sera, autant que possible, illustré.

Le nouveau cru sera consacré aux pères.

En 2015, j'avais consacré mon challenge aux femmes de mon arbre, à mes aïeules....à toutes celles qui ne sont pas mentionnées dans les registres notamment.

Parce que j'aime l'égalité, cette année, je consacrerai mon challenge aux hommes et à "mes" pères.
Je veux rendre hommage à tous ces ancêtres qui ont été pères.
Pas seulement pour faire le pendant ou le parallèle de l'année dernière, mais surtout parce que c'est un  de ces moments que je vais bientôt connaître : être père!

Ainsi ce challenge conciliera des hommages à la paternité par le biais de photos, de mots, d'adjectifs pour saluer le papa, le papy, le pépère, l'arrière grand-père que je n'ai pas connu mais dont on m'a souvent parlé.

Allez hop, c'est parti!

Il me reste désormais 28 minutes pour écrire mon article sur ma lettre A :-)

Et merci d'avance à mes fidèles lecteurs :)

dimanche 15 mai 2016

5 minutes pour sa généalogie!

Comment se remettre dans sa généalogie quand son temps est contraint?

+Sophie Boudarel nous l'avait conseillé et j'ai testé: 

- se diriger vers son logiciel de généalogie,
- extraire les évènements du jour, à savoir le 15 mai,
- et vérifier quels sont les informations détenues sur cet ancêtre, et surtout si les sources sont bien présentes, illustrées de l'acte.


Me voilà alors dirigé vers mon aïeul François TURPIN, décédé le 15 mai 1778 à Presly, commune solognote du Cher.

Il se trouve que mise à part sa date de décès, je n'ai pas vérifié la source.
Je m'empresse alors de me connecter sur mon compte des archives du Cher, archives18.fr.

Je trouve en peu de temps l'acte de décès de François.

J'y fais alors une découverte: 

- il n'était pas seulement laboureur, mais aussi fabricien, et procureur.
Sur "vieuxmetiers.org", j'apprends que le fabricien, ou procureur de fabrique, était la personne chargée des intérêts matériels de la communauté religieuse du village, du sacristain intendant de la paroisse.

- Sont mentionnés également dans l'acte ses enfants et son gendre  (mon aïeul)

- J'en profite enfin pour faire une indexation (annotation).

Archives18.fr

Je n'oublie pas ma généalogie et découverte assurée en 5 minutes.

Si la sérendipité ne se montre pas....

Un article pour partager ce moment généalogique, et vous alors?

jeudi 5 mai 2016

La mort tragique d'un aïeul ocrier #acteinsolite

C'est en flânant sur mon arbre que j'ai décelé une branche peu renseignée, à savoir les parents de Catherine BLAIN, du village de Saint-Georges-sur-la-Prée, dans le département du Cher, à la limite des départements de l'Indre et du Loir-et-Cher.

Source: géoportail
Lien d'accès
Lors de son mariage en 1765 avec Jean AUDOIRE, Catherine est dite fille de Sylvain BLAIN et Marie MASSAY (ou MACé), parents dont je n'ai pas encore trouvé le mariage.

J'ai tout de même trouvé, via le site de généalogie "Généra Cher Indre", une indication sur le décès de son père, Sylvain, mentionné comme étant décédé le 7 septembre 1748 à Saint-Georges, et "ocrier" de profession.

Je tombe facilement sur son acte sur le site des archives départementales du Cher:
Archives départementales du Cher, page 177 Saint-Georges-sur-la-Prée 1731 1760 3E 309 http://www.archives18.fr/ark:/41383/s005594eb962f614/55a110db5560d

Archives départementales du Cher, page 177 Saint-Georges-sur-la-Prée 1731 1760 3E 309 http://www.archives18.fr/ark:/41383/s005594eb962f614/55a110db5560d
L’an mil sept cent quarante huit le sept septembre les corps
de Silvain Blain agé de quarante neuf ans epoux de marie
massé, nicolas Blain agé de vingt ans, Et Jean Blain agé
de seize ans, ses enfants, morts du jour précédant et trouvés
Etouffés dans l’ouverture / l...trou à locre ont été inhumes par moy par par
moy Curé soussigné en presence de nicolas gardefroy, nicolas
massay, Jean Badan, Estienne Sallé, françois et antoine gendrant Sonneurs qui ont déclaré
ne scavoir signer
Pinault curé de St george

Une fin tragique pour mon aïeul, et pour ses 2 fils!
Je ne peux imaginer le bouleversement dans la famille et la communauté villageoise.

Cet acte me rappelle en effet l'histoire ocrière de ce petit village berrichon, qui possède un musée dédié à l'ocre.

Saint-Georges-sur-la-Prée est bien connue depuis le haut Moyen-Age pour ses carrières d'ocre (pigment naturel utilisé pour les fresques et la décoration), dont la diffusion s'effectuait par bateau.

Dès les XIe – XIIe siècles et sans doute avant, l’ocre était retirée de carrières, bien en contrebas du village. Un terrain très accidenté, situé dans la zone ocrière, en serait la preuve et, dans les cartes anciennes, ce lieu est appelé " Les Anciennes Ocreriez " (mentionnées au-dessus du village sur la carte de Cassini ici bas)

Source: +Gallica BnF 
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530952065

Au fil du temps, on en vint à l’exploitation minière, c’est-à-dire en creusant puits et galeries.
Cette dernière forme d’exploitation était une pratique très difficile, présentant bien sûr des risques, et demandant un grand savoir-faire.

C'est en extrayant l'ocre avec ses deux fils comme employés, que mon ancêtre est peut-être tombé sur une poche de gaz au fond de la mine, ou fût étouffé par la fumée de leur lampe à huile.
Ces deux explications sont plausibles.

L'ocrier creusait des puits, larges de 1m50 environ, et pouvant descendre jusqu’à 30m de profondeur. Il fallait traverser d’épaisses couches de terres argileuses, incrustées de cailloux, puis très souvent des bancs de grès très dur, qu’il fallait détruire à l’aide pics et, parfois, par explosion, puis à nouveau une couche de terre argileuse, avant d’arriver, enfin, à la couche d’ocre… 
Les ocriers établissaient alors un réseau de galeries horizontales disposées en étoiles autour du puits.

Outre le métier d'ocrier que je ne connaissais pas, la lecture de cette tragédie familiale me ramène à la dure réalité des conditions de travail de nos aïeux, pendant que je lis tranquillement le registre paroissial.

L'ocre de Saint-Georges était connu dans toute la France pour sa qualité et était transporté par bateau sur le Cher, en contrebas du village jusqu'à Nantes notamment, pour y être exporté.

Si vous souhaitez avoir plus d'éléments sur l'extraction ocrière, je vous invite vivement à visiter le site internet du Musée de l'Ocre de Saint-Georges sur la Prée, mais également sa page Facebook.


Avez-vous aussi rencontré dans les registres paroissiaux des actes retraçant la fin tragique de vos aïeux lors de leur activité professionnelle?




Extrait "Nouveau manuel complet du peintre en bâtiments, du fabricant de couleurs, du doreur, du vernisseur, du vitrier et de l'argenteur."Source: +Gallica BnF
Lien d'accès

dimanche 28 février 2016

La vie de "pépère" : un bref hommage en photos...

"Pépère" Marcel est né un 28 février dans le village des Carrières de la commune meusienne d'Euville en 1925.

Tu es né dans la maison CIVET POMMIER, qui appartenait à l'entreprise exploitant les carrières d'Euville (maison dont il ne reste actuellement plus que les murs).

Tu as grandi parmi une population majoritairement d'origine italienne, qui avait émigré en Lorraine pour y trouver du travail.

En 1937, tu fais ta communion à Euville avec ton copain d'école Henri DALZUFFO (dont je n'ai pas retrouvé encore les descendants, mais à qui j'aimerais bien remettre la photo suivante...)

Communion Marcel PETIT et Henri DALZUFFO en 1937 à Euville (Meuse) - collection Benoît PETIT
Après ton certificat d'études, tu vas au Lycée technique de Commercy.

Marcel PETIT en 1941 - collection Benoît PETIT
 Tu étais censé faire l'école des Arts et Métiers mais il en fût autrement avec la guerre.

Tu as fui la zone Rouge pour être :
- à Toulon, où tu fis notamment de la météorologie (les nuages et leur formation n'ayant plus de secret pour toi...)
- et à Marseille chez les marins-pompiers pendant 2 ans.
Marcel PETIT en 1943 - collection Benoît PETIT

Après la guerre, tu es revenu à Lérouville où habitaient tes parents et tu as épousé en 1947 Huguette à Euville.

En 1948, naît votre premier enfant, Monique, à Commercy.

C'est la même année que vous êtes partis à Lure, en Haute-Saône, pour trouver du travail ; à Lure, vivait Ferdinand JOSSERAND, cousin de la mère d'Huguette, et responsable d'une entreprise de broderie.

C'est d'abord, rue de la Font que vous vous êtes établis, et qu'est né votre deuxième enfant, mon père, en 1949.
Monique, Jean-Marie et Huguette PETIT - rue de La Font - collection personnelle

En 1952, naît le 3ème de vos enfants, Odile.

C'est rue des Carrières que tu feras construire votre maison de famille.

Rue des Carrières à Lure

Construction du garage - rue des Carrières avec Jean-Marie et Eugène PETIT

Construction du garage - rue des Carrières - Jean-Marie, Eugène et Odile PETIT
Tu es décédé il y a déjà 4 ans en février 2012.

Un bref hommage en photos: aujourd'hui, 28 février, tu aurais eu 91 ans.