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samedi 16 novembre 2019

N comme Né sous le calendrier Julien #challengeAZ

Aujourd'hui, pour cette lettre N, je reprends un article publié le 18 avril 2015.
Ci-dessous mon enquête et mes trouvailles, bonne lecture!

________________________________________________________________________________

Je profite d'un moment pour écrire un article sur un des généathèmes du mois d'avril, à savoir  :
"quel est votre ancêtre le plus ancien?"


Bonne question! 
Comment fais-je pour le trouver d'ailleurs?
Il n'existe pas de requête dans mon logiciel de généalogie pour le trouver!

Pour pouvoir faire un article, il me faut des données, c'est-à-dire un aïeul avec des sources vérifiées.
J'ai alors fait 2 requêtes sur tous mes ancêtres :
- nés,
- et décédés,
avant 1600, soit au XVIème siècle.
Un seul résultat commun m'est apparu: Pierre HERBINOT, mon ancêtre le plus éloigné?

Grâce à +Geneanet , j'avais trouvé qu'il était né et baptisé en 1558 à Eurville, paroisse de la Haute-Marne. Mais je n'avais pas de date précise, ni de sources. Heureusement, le département de la Haute-Marne possède des archives anciennes et notamment celles d'Eurville remontent jusqu'au XVIème siècle.

Carte de Cassini - d'après les originaux de l'IGN - CDIP
Je savais qu'il était le fils de Didier Herbinot et Claudine Montarlot.

Bingo!
Malgré des pages mélangées, je tombe sur un acte de baptême ou plutôt un acte collectif de baptême?
Je ne comprends pas vraiment si le prêtre parle d'un parrain et d'une marraine, ou si plusieurs enfants sont baptisés le même jour...
En effet, j'ai souvent remarqué, notamment au XVIIIème siècle, que les prêtres mentionnaient les parrains et marraines comme "fils et fille de". 
Vous l'avez donc compris: cet article fait office d'exercice de paléographie du week-end!

Archives Départementales de la Haute-Marne - Etat civil d'origine communale de la commune de EURVILLE, 1554-1674 page 38 - E dépôt 10192 • BMS 
"Pierre fils de Didier Herbinot et claudine montarlot sa Feme....(pln: paroissiens? ou parrain?)
Josquin fils feu Didier Baudelayre et Symon fils Colas montarlot 
et nicole fillie Josquin moginot ce jour penultime de septembre
1558"

Il s'agirait (j’emploie le conditionnel) du plus vieil acte de baptême que je possède.
Acte d'un autre temps, mais surtout rédigé à l'époque où le calendrier était différent.

Nous vivons actuellement avec le calendrier grégorien.

En 1558, la date du baptême a été fixée sur la base du calendrier Julien.
En effet, avant le 15 octobre 1582, l'Europe vivait avec un calendrier hérité de la Rome Antique.
L'année débutait alors en mars et comportait 355 jours et dix mois!

"Sous la Renaissance, les astronomes s'aperçoivent que l'année calendaire* dépasse l'année solaire de... 11 minutes 14 secondes. Le cumul de cette avance quinze siècles après la réforme julienne se monte à une dizaine de jours avec pour conséquence de plus en plus de difficultés à fixer la date de Pâques !"**
"Le pape Grégoire XIII décide donc d'attribuer désormais 365 jours, et non 366, à trois sur quatre des années de passage d'un siècle à l'autre. Les années en 00 ne sont pas bissextiles sauf les divisibles par 400 : 1600, 2000, 2400..."**

Ainsi, le lendemain du jeudi 4 octobre 1582, les Romains se réveillèrent le vendredi... 15 octobre 1582. 


Et vous? quel est votre plus vieil ancêtre?
Quelle était la particularité de son époque?
* (calendaire vient du mot calende qui désigne les premiers jours du mois où les citoyens payaient leurs dettes)
**Source: Herodote.net "15 octobre 1582, naissance du calendrier grégorien"

mercredi 13 novembre 2019

L comme Légitimation par le père #challengeAZ

Aujourd'hui, pour ce #challengeAZ2019 autour de l'enfance, je reprends un article déjà publié pour le challengeAZ 2016, à savoir la légitimation par le père.

J'évoquerai ainsi dans cet article mes aïeux Brigitte Robin et son père Michel Aubailly.

Le 17 floréal an V, dans la paisible paroisse berrichonne de Maisonnais (actuel département du Cher), naît la petite Brigitte.
Sa mère Françoise déclare alors aux témoins que le père est inconnu.
Ainsi, Brigitte portera le patronyme ROBIN, comme sa mère.

Archives du Cher - page 50 Maisonnais 1794 1800 3E 619 - Lien d'accès
L'histoire aurait pu se finir là dans mes recherches généalogiques, et avoir un enfant de père inconnu, de plus!

Deux ans plus tard, en l'an VII, Françoise Robin, se marie dans le chef-lieu de canton, comme tous les couples de l'époque.
Françoise épouse le 20 germinal an VII, Michel Aubailly, couvreur de son état, à la mairie du Châtelet.

A la fin de leur acte de mariage, un paragraphe supplémentaire est ajouté:
Archives du Cher - page 113 - Châtelet (Le) 1796 1799 3E 484  - Lien
"Et ledit jour vingt germinal an sept Pardevant le président
susdit et soussigné et en présence des témoins dénommés
et l'acte cidessus et de l'autre part, les dits michel aubailly
et francoise robin ont reconnu et reconnaissent pour leur
enfant Brigite Robin née à Maisonnaiis le dix sept floréal
L'an cinq suivant l'acte de naissance dressé par le dit Chéraux
agent de la dite commune ledit jour ; laquelle Brigitte est
annoncée dans ledit acte fille de françoise Robin et d'un 
père inconnu ; de laquelle reconnaissance ils ont requis acte ;
et avons signé avec les cit. Pasquet et Berthoulat les
dits michel aubailly francoise robin gabriel aubailly,
claude robin et etienne roger ayant déclaré ne savoir
signer de ce interpellés."

Cet évènement mérite d'être signalé car il me semble rare.
Il intervient pendant la période révolutionnaire, ce qui n'est pas à négliger puisqu'un tel acte de légitimation ne serait pas intervenu 10 ans plus tôt.

Mon aïeule a donc eu un père et c'est bien l'essentiel.
Savoir s'il s'agissait de son père biologique, est-ce important?

Il semblerait que Michel soit bien son père, comme j'avais essayé de le montrer dans un article de 2013 relatif également à Brigitte, et à l'état d'enfant naturel (lien vers l'article).

En tout cas, la lignée des Aubailly fait partie de mes racines ; une famille de couvreurs, sûrement d'origine creusoise.
Et vous, avez-vous eu des aïeux reconnus et légitimés par leur père?

mardi 12 novembre 2019

K comme Kyrielle d'enfants #challengeAZ

Pour rappel, l'enfance est le thème du challengeAZ 2019 de ce blog.

L'enfance signifie la présence de fratries et quelquefois de nombreux frères et soeurs.

Mon ancêtre Barbe LAPORTE ou DELAPORTE semble être originaire de Souesmes dans le Loir-et-Cher, fille de Maria Laporte et Françoise Dellery, et doit être née vers 1662...
Et pour ceux qui en douterait, son père se prénommait bien Maria, prénom masculin en vogue dans la Sologne du XVIIème siècle.

Le 12 février 1692, à Selles-Saint-Denis, Barbe épouse Jean BLOT (ou BELOT) avec qui elle aura...10 enfants!
Ces 10 enfants sont tous nés à Salbris (41).



Son conjoint décède vers 1711.

Elle se remarie en janvier 1712 à Salbris avec Jean SAUGE avec qui elle aura au moins un enfant: Pierre SAUGE.

Après mes recherches, Barbe a eu au moins 11 enfants!

Au moins 6 sont morts à la naissance ou en bas âge.

Et vous? Quel est le plus grand nombre d'enfants par couple identifié dans votre généalogie?

mercredi 6 novembre 2019

E comme Enfance à Euville #challengeAZ

Aujourd’hui, le E rime comme l’Enfance de ma grand-mère Huguette à Euville, dans la Meuse en Lorraine.
Il s’agit là aussi de penser à elle et de lui rendre hommage.
Rien de tel que quelques photos pour le faire.

La première photo montre la maison dans laquelle elle a grandi.
Elle est située rue des Prés à Euville.
C’est son grand-père maternel, Ernest JACOB, qui l’a construite vers 1905.
Elle existe toujours et les propriétaires actuels m’ont d’ailleurs contacté il y a quelques années pour donner des photos récentes de la maison suite à un article sur mon blog.
Sur la photo, ma grand-mère pose avec sa mère, Émilienne JACOB et sa grand-mère Juliette MORISOT.
Photographie personnelle - Benoît PETIT
La deuxième photo montre ma grand-mère posant dans le jardin de la même maison.
Cette fois-ci elle est adolescente.

Et vous? Avez-vous aussi des photos de vos aïeux durant leur enfance?

dimanche 3 novembre 2019

C comme Conseil de Famille pour un bon mari... #challengeAZ

Julienne DEVOT (DEVAUX) est mon ancêtre à la 6ème génération.

Elle est née le lundi 17 avril 1843 à Nançay, commune solognote du Cher, à la limite du Loir-et-Cher et de la commune de Salbris.

A ses 18 mois, en novembre 1844, sa mère, Silvine RIVIERE décède à l'âge de seulement 35 ans.

Alors qu'elle a 6 ans, son père, Pierre DEVOT décède.

Julienne se retrouve alors sans parents, ni grands-parents.

Quid de sa prise en charge? et de son frère Pierre?

Grâce à la mise en ligne des recensements de Nançay, j'ai retrouvé sa trace en 1856. Elle se trouve être domestique chez Thomas JUMIAUX, dans la locature de Loinse.
La personne recensée se nomme Marie, mais il est très vraisemblable que ce soit Julienne: elle a 13 ans (ce qui coïncide avec sa date de naissance) et Thomas Jumeaux est celui qui a déclaré le décès de sa grand-mère Silvine DAVID: il y a donc un lien.
Source: AD18 Recensement Nançay 1856 Lien d'accès

Toujours dans le hameau de Loinse, je trouve une Julienne Deveaux, âgée de 15 ans...(bref, à creuser).

Pas de traces à ce jour jusqu'à son mariage en 1863 avec Antoine CHEVALIER.
L'acte de mariage faisait mention d'un contrat de mariage établi à Vierzon; contrat de mariage que j'ai recherché en 2011 aux archives départementales du Cher.
Ce même contrat de mariage contenait un document intitulé "Conseil de famille" qui m'en a appris beaucoup sur mon aïeule Julienne.

Ce document est un "bijou" pour un généalogiste car il donne beaucoup d'informations:
- sur la famille
- et la raison pour laquelle le conseil de famille se réunit: l'intérêt pour Julienne d'épouser Antoine...


Ci-dessous un extrait du document:


Conseil de famille du 16 mai 1863 concernant la mineure Julienne Devaux

Subrogé tutelle et autorisation à mariage à la mineure Sylvine devaux
Extrait des minutes du greffe de la justice de paix du canton de Vierzon (Cher)
L'an mil huit cent soixante trois, le seize mai, devant nous Etienne Poirier premier suppléant de la justice de paix du canton de Vierzon était assisté d'Emile (…) Chicaud notre greffier et faisant pour M. le juge de paix empêché
a comparu
Thomas Gimault journalier demeurant à Nançay
agissant au nom et comme tuteur datif de Juliette Sylvine Devaux âgée de vingt ans née du légitime mariage d'entre Pierre Devaux et de Sylvine Rivière tous les deux décédés à Nançay fonction à laquelle il a été nommé suivant délibération du conseil de famille de la dite mineure tenue et présidée par monsieur le juge de paix du canton de Vierzon en date du courant de mars mil huit cent quarante huit.
Lequel nous a exposé que Joseph Valot subrogé tuteur de la dite mineure Devaux est décédé dans le courant de l'année mil huit cent soixante un, que cette dernière se trouve aujourd'hui sans subrogé tuteur et qu'il y a lieu de lui en nommer un nouveau ; qu'il se présente pour sa pupille un établissement avantageux en la personne d'Antoine Chevallier journalier et propriétaire demeurant à Neuvy sur Barangeon, que la dot de sa pupille s'élève à mille francs montant des successions de ses père et mère que la dot du futur époux consiste:
1° dans les droits indivis de la moitié d'une maison sise à Neuvy sur Barangeon et d'environ seize ares de jardin aussi situé à Neuvy sur Barangeon
2° et dans la somme de six cents francs lui provenant de ses économies,
que le mariage est proposé sous le régime de la communauté de biens régie par le Code Napoléon réduite aux acquêts.
Que le survivant des époux prendra avant tout partage de la communauté les habits linge et hardes1 à son usage personnel et un lit complet et garni;
que la future ou ses héritiers pourront en renonçant à la communauté reprendre tout ce qu'elle aura apporté au mariage ensemble tout ce qui lui sera échu à titre gratuit pendant la communauté même le préciput ci dessus stipulé si c'est elle qui survit, le tout franc et quitte des dettes de la communauté.
Pourquoi le comparant a réuni le conseil de famille de sa pupille lequel conseil il requiert de nommer un nouveau subrogé tuteur à la dite mineure et de donner son consentement au mariage proposé.
Et a le comparant déclaré ne savoir écrire ni signer de ce requis après lecture et s'est retiré,
sont ensuite comparus:
1èrement pour composer la ligne paternelle:
1° Jean Martin Pavois cultivateur demeurant à la petite grêlerie commune de Vouzeron cousin issu de germain à la mineure à cause de Anne Gimault sa femme,
2° François Coladan cultivateur demeurant à la grande grêlerie commune de Vouzeron
3° Pierre Beaudon journalier demeurant à Sange commune de Nançay tous les deux amis dans cette ligne à défaut de parents dans la distance voulue par la loi
2èmement pour composer la ligne maternelle:
1° jean baptiste Valot journalier demeurant à nançay, cousin issu de germain de la mineure
2° Jean Labbé propriétaire demeurant au petit Sange commune de Nançay cousin de la mineure
3° Joseph Vaslin journalier demeurant à la Bretonnière commune de Theillay (Loir et Cher) ami de la mineure à défaut de parents dans cette ligne
Le conseil de famille ainsi réuni sous notre présidence après en avoir délibéré conjointement avec nous a déclaré à l'unanimité qu'il nomme pour subrogé-tuteur à la mineure Juliette Sylvine Devaux la personne de jean Labé son cousin dans la ligne maternelle lequel a déclaré accepter cette fonction et a déclaré la remplir avec exactitude.
Le conseil de famille délibérant de nouveau en ce qui touche le mariage proposé considère que Antoine Chevallier est un parti avantageux pour la mineure Devaux après avoir mûrement réfléchi conjointement avec nous sur les conditions de ce mariage futur,
le dit conseil a arrêté que les propositions annoncées par Thomas Gimault tuteur de la mineure Devaux et son cousin issu de germain du côté paternel sont et demeurent approuvées et qu'en conséquence il consent au mariage de cette dernière avec le dit sieur Chevallier Antoine,
le dit tuteur à passer le contrat de mariage et a y consentir pour le conseil de famille, lui donnant tous pouvoirs à cet égard de même qu'à représenter la mineure devant l'autorité civile et religieuse, à l'effet de quoi il sera délivré expédition des présentes,
Fait en conseil de famille en notre domicile sis à Vierzon les jour, mois et an que dessus
Et après lecture faite les délibérants ont déclaré ne savoir écrire ni signer de ce requis à l'exception du sieur Labé qui a signé avec nous et notre greffier.
Enregistré à Vierzon le dix neuf mai mil huit cent soixante trois.
1Hardes : vêtements usagés et misérables (Larousse).

2 Tuteur datif: choisit par le conseil de famille

Et vous, avez-vous retrouver la trace d'un conseil de famille dans les archives notariales?

vendredi 1 novembre 2019

A comme Abandonné par ses parents - L'enfance à travers la généalogie #challengeAZ

Cela fait bien longtemps que je n'avais pas rédigé d'articles sur mon blog : l'arrivée du #challengeAZ est un très bon moyen de retrouver la généalogie.
Un bon moyen pour plusieurs raisons : cela me permet de me "reconnecter" à ma passion, mais aussi de partager mes découvertes.

Alors, pour ce retour à l'écriture et au plaisir généalogique, j'ai choisi le thème de l'enfance pour ce #challengeAZ2019; un thème qui m'a été suggéré par @daieuxdailleurs (merci à toi 😗).

Ce premier article porte sur l'abandon d'une aïeule : A comme Abandon.

Le 14 novembre 1838, mon ancêtre est déposée à l'Hospice des orphelins de Nançy avec le message suivant (extrait) :
"Des circonstances tout à fait malheureuses mettent aujourd'hui ses parents dans la cruelle nécessité d'abandonner cette  petite fille, après avoir épuisé tous les moyens de ressources pour la retenir.
Cet abandon forcé ne détruit pas en eux tout espoir de reprendre leur enfant qui est baptisé et porte le nom de Marie.

C'est pourquoi on prie avec instances les charitables soeurs de traiter avec leur bienveillance ordinaire cette orpheline momentanée et d'examiner...les marques et objets qu'elle a pour mettre les auteurs de ses jours sur la voie, lorsqu'ils viendront la réclamer"

Cet ancêtre, c'est Marie Anne SORELAS (ou SORELLASS), mon Sosa 46.

Pour un généalogiste, il s'agit tout d'abord d'une déception car on sait que l'on ne pourra pas remonter son arbre. Mais c'est surtout de la tristesse, de l'émotion qui nous envahit face à type d'évènement.

Cependant, rien ne s'arrête pour autant.
Cette découverte m'a amené dans un travail d'enquête, notamment aux archives départementales de Meurthe et Moselle à Nancy pour retrouver son dossier d'orphelin.

Son dossier avait malheureusement disparu (ou égaré dans un autre carton...!?).
Malgré tout, j'ai retrouvé un registre de suivi des enfants abandonnés; j'ai ainsi pu "tracer" ses différentes familles d'accueil. 

Je ne désespère pas de retrouver ses origines...

En attendant, vous pourrez retrouver toutes mes recherches à Nancy sur mon article qui lui était dédié le 23 mars 2013, il y a déjà plus de 6 ans (un blog qui vieillit ;-):

A...bandonnée le 14 mars 1838 devant l'hospice de Nancy



Merci d'avance pour vos lectures et vos commentaires

Très bon #challengeAZ à tous.


samedi 3 juin 2017

C comme Charpentiers émigrés #challengeAZ

Aujourd'hui, je vais évoquer une trouvaille beaucoup moins insolite parce qu'elle apparaît souvent dans les registres ; cela dépend tout de même du prêtre et des précisions qu'il porte dans ses actes.

Dans les registres du XVIIème siècle de la paroisse de Mehun-sur-Yèvre, dans le Berry, le curé Devillantroy mentionne les origines de charpentiers décédés.

  • GALLICA Carte générale de la France. 010, [Bourges]. N°10. établie sous la direction de César-François Cassini de Thury]


C'est ainsi que dans un premier acte, en 1682, il indique les éléments suivants:

Archives du Cher - Mehun-sur-Yèvre 1632 16953E 0227 - page 273 Lien d'accès
"Le Neufiesme jour du mois D'avril L'an Mil Six cens
quatre vingts deux , Jean Bourgoin âge de trente deux ans
du Pays de l'Angoumois charpentier travaillant en cette
ville étant décédé a été Inhumé dans le cimetière de
L'Eglise notre Dame de Mehun en présence d'Antoine
Nepveu aussi Charpentier Pierre Mariot Sivin billot
et Estienne Minard lesquelles ont déclaré ne Savoir
signer de ce enquis"

L'Angoumois est une ancienne province française, située entre Limousin à l'est, Périgord au sud, Saintonge à l'ouest, et Poitou au nord. Il correspond à peu près à l'actuel département de la Charente.

Ce charpentier, originaire d'un pays qui est à environ 2 jours de marche, est venu travailler à Mehun et y a malheureusement perdu la vie.
Même si le curé ne mentionne pas la paroisse d'origine, cela permet peut-être de trouver ses origines.

Rebelotte en 1685 ! Le même prêtre, DeVillantroys, évoque le décès d'un autre charpentier.

Archives du Cher - Mehun-sur-Yèvre 1632 16953E 0227 - page 311 Lien d'accès
Le huitième Jour du Mois de May L'an Mil six cent
quatre vingts-cinq Francois Penneton du pays de la
#compagnon charpentier                                  Marche âge de quarante ans a été inhumé dans
Le Cimetière de l'Eglise notre Dame de Mehun en
présence D'antoine Nepveu Guillaume Homme et
Estienne Jouffin lesquelles ont déclaré ne savoir signer
de ce enquis
DeVillantroys

Un autre charpentier originaire d'une autre province est décédé dans cette paroisse du Berry.
Celui-ci était compagnon et allait sûrement vers la maîtrise.
Il était originaire de la Marche, province jouxtant le Berry, au sud, dont la capitale était Guéret, actuel chef-lieu du département de la Creuse.

Ce marchois était sûrement un compagnon de travail de Jean Bourgoin décédé 3 ans plus tôt, car ils ont un témoin identique, aussi charpentier, à savoir Antoine Nepveu.

Que s'est-il passé dans cette fin du XVIIème siècle pour qu'il y ait un besoin de charpentiers d'autres provinces?

Vous aussi, rencontrez-vous souvent des voyageurs, passants, au détour des registres paroissiaux?







vendredi 2 juin 2017

B comme Baptême accusation #challengeAZ

Pour cette deuxième lettre de l'alphabet, je mentionnerai un acte insolite déniché dans les registres du XVIIème siècle de la paroisse de Vaucouleurs dans la Meuse.
 
Le 17 janvier 1698, une précision peu commune apparaît dans un acte de baptême, voyez plutôt:

Archives en ligne de la Meuse
Vaucouleurs - élément 323 - 1670-1699 (2 E 546 (1))
Lien d'accès

"Barbe fille du sieur Lemot commis aux aydes accusé
par la mere de Therese Lambert baptizée le dix sept janvier
a eu pour parain Louis Cliqué manouvrier et pour Maraine
Barbe Mangin qui ont déclaré ne Scavoir signer. Signé Jean Lagny
N. Didier."
 
C'est la première fois que je vois ce type de mention dans un acte de baptême.
 
Savoir si le sieur Lemot, accusé, est le véritable père, est un autre sujet.
En tout cas, la grand-mère maternelle de la baptisée a tenu à ce que l'élément soit bien mentionné par le curé de la paroisse.

Avez-vous déjà rencontré ce genre de mention?

jeudi 1 juin 2017

A comme Archives insolites #challengeAZ 2017

Eh oui, c'est déjà mon 5ème challenge A à Z en généalogie!

Chaque année, je me dis que je n'y retournerai pas, mais l'occasion mérite de s'y consacrer, juste pour retrouver déjà l'envie d'écrire, de partager, de dialoguer...
Merci d'ailleurs à +Sophie Boudarel , qui a initié ce mouvement en 2013, qui fait désormais partie des moments généalogiques de l'année, et donne ainsi vie aux découvertes.

Comme l'année dernière, le thème fut tout trouvé (peut-être y pensais-je depuis quelques temps).

Depuis mes débuts en généalogie, et surtout depuis mes lectures "dématérialisées" des registres paroissiaux, je clique pour tourner les pages et découvre, outre les actes relatifs à mes ancêtres, les écrits des curés, prieurs, et autres officiers, et qui traitent de la vie quotidienne de la paroisse et des paroissiens.
C'est ainsi, que je me trouve à lire, des actes dits insolites, car on ne s'attend pas toujours à trouver certains sujets dans les registres ; parce qu'ils ont traits à l'étranger, à la maladie, au climat, à la détresse...et donnent une "âme" ou une vie à nos lectures, et nous plongent ainsi dans un roman historique.

Quelquefois, il m'est arrivé de faire quelques billets sur ces trouvailles, tout comme certains généablogueurs, tels que +Gloria Godard alias LuluSorcière.

Je prends plaisir à les partager, et c'est pour cette raison que j'ai décidé de profiter de ce challenge pour, soit partager d'anciens articles de ce blog, soit vous faire découvrir de nouveaux actes insolites.

Alors mesdames, messieurs, préparez-vous à rentrer dans les méandres des pages des registres paroissiaux de nos aïeux.
Prenez vos loupes, déchiffrez, soyez étonnés et savourez.

Pour la lettre A, j'ai choisi de partager un ancien article de 2016 sur les actes trouvés dans les registres paroissiaux du XVIIIème siècle de la petite commune de Neuville, près de Vaucouleurs, dans la Meuse.
Marcaires, bandits, et mères-grands en tout genre s'y côtoient, de page en page...

A très vite, pour la lettre B.

Merci d'avance pour vos commentaires....Benoît


Article de juillet 2016

C'est en participant au challengeAZ sur la généalogie et en écrivant un des derniers articles que j'ai parcouru les registres paroissiaux de la petite paroisse de Neuville-les-Vaucouleurs dans le département de la Meuse ; plus exactement le registre des actes allant de 1693 à 1712.
Bon nombre d'ancêtres y sont inscrits.

Comme toujours, selon le degré d'expression du curé de l'époque, certains événements y sont notés.
On y découvre des surprises également.

Ces actes que j'appelle insolites méritent d'être répertoriés idéalement car c'est qui fait l'histoire et l'âme d'une commune et de la vie de nos ancêtres. D'autres généablogueurs le savent bien, et je pense notamment à +Jean-Michel Girardot +Gloria Godard et bien d'autres.

Au stade de mes lectures, trois événements m'ont un peu plus attiré l’œil: 

1) le mariage d'un marcaire suisse (1699)
Certains de mes ancêtres sont marcaires et de la paroisse toute proche de Vaucouleurs.
Me voilà encore avec la découverte d'un marcaire originaire de Lucerne en Suisse.
Pourquoi des marcaires sont-ils venus s'établir en groupe dans le sud de la Meuse...?
Le découvrirai-je un jour?
Archives en ligne des AD 55 - (vue 26)
"Nicolas godard fils de nicolas godard et de marie Hens marquair
demt à Kylville village du canton de luzerne en suisse en suitte
de la dispense de pays accordée par le réverend officier de vaucouleurs
en date....."


2) Un mère-grand bien âgée pour l'époque (1700)
Cette mère-grand a dépassé le seuil des 100 ans pour atteindre 105 ans.
Reste à savoir si le prêtre a bien calculé son âge: tout est relatif....

Archives en ligne des AD 55 - (vue 31)

3) Le sieur de La Neuville tombé dans un guet-apens?
Sur la dernière d'une a page du registre d'une année (1698), le curé fait état du guet-apens subit par le sieur de la Neuville. Voyez plutôt ; les aides de retranscription sont les bienvenues
Archives en ligne des AD 55 -  (vue 25)
Nous soussignés prestre et curé de Vuêne certifie a tous quil apparait
Que le Sr de la neuville can. Au Reg. De Dera pour .ous en garnison à Grut retours
De ladite garnis. Pour aller voir ses parens proche vaucouleurs a esté attaqué par trois
Volleurs dans un bois distant dud. Va^cou dun demy lieu lesquels luy ont enlevé et pris tout
Ce quil avait Ce q je certifie verite dautant plus quun petit garcon de dix à douze ans auquel led. La Neuville 
Avait donné son sac pour le porter  et espouvanté par la veue des voleurs se sauva dans le d. Village
Et raconta dans le cabaret du d. Lieu le vol comme il sestait fait en presence de plusieurs personnes
Et ma ... que led. Le neuville fut arrivé que l'on croyait tué et que même jay esté obligé
De de luy donner sur sa bonne fois trois pièces de 30 s° neuves pour achever son voyage. Ce q je certifie
Véritable fait à Vuene le 23.

Vous aussi, répertoriez-vous les actes "insolites"?

dimanche 30 octobre 2016

Z comme vouZêtes d'où M. Couturier? #fondeur #verrier #Oizon #Berry

En 2015, j'avais consacré mon challenge aux femmes de mon arbre, à mes aïeules....à toutes celles qui ne sont pas mentionnées dans les registres notamment.

Parce que j'aime l'égalité, cette année, je consacrerai mon challenge aux hommes et à "mes" pères.
Je veux rendre hommage à tous ces ancêtres qui ont été pères.

Ainsi ce challenge conciliera des hommages à la paternité par le biais de photos, de mots, d'adjectifs pour saluer le papa, le papy, le pépère, l'arrière grand-père que je n'ai pas connu mais dont on m'a souvent parlé.

Il ne manquait plus que la lettre Z pour finir ce challenge AZ. 
Et il n'est jamais trop tard!

Pour le finir, j'évoquerai une "épine" généalogique, à savoir mon questionnement sur l'origine d'un de mes aïeux, Gabriel COUTURIER...

Gabriel est un ancêtre berrichon, et fondeur à la Verrerie dite d'Aubigny sur la commune d'Oizon ; la paroisse d'Aubigny-sur-Nère, cité écossaise, est toute proche.

Les lieux dits « La Verrerie » évoquent une activité répandue dans et autour de l’arrondissement de Sancerre : une des premières, la verrerie d’Oizon (dite aussi d’Aubigny sur Nère, la paroisse), celles de Boucard, Ivoy, Boisbelle, La Chapelotte, Patinges (Torteron), Apremont sur Allier... 

Le lieu-dit La Verrerie d'Aubigny se trouve tout en bas à droite
Carte générale de la France. 009, [Gien/levés 1758]. N°9Lien vers Gallica

Coûteux, le verre était un produit réservé. 
Surpassant nettement les autres verreries de la commune, présentes à Ivoy depuis le XVe siècle la nouvelle « Verrerie d’Ivoy » fut créée par le marquis de Putanges en 1725. En 1788, on relève le nom d’un directeur : François de Borniol de Fourchambault, écuyer.

Ce que je sais sur Gabriel:

Gabriel est l'époux de Madeleine BAUJARD (écrit aussi Bojard, Beaujard...).
Ils ont eu ensemble au moins 4 enfants (à ma connaissance) :

1) Anthoine, également fondeur à la verrerie, s'est marié le 2 juillet 1743 à Oizon avec Anne CHARASSON.
D'après mes recherches, il a eu lui-même au 4 enfants où étaient témoins quelques fois Gabriel et Madeleine :
- Louis, né le 22 juin 1744 à Oizon
- Antoine, né le 3 juillet 1745 à Oizon (Gabriel et Madeleine, ses grands-parents, sont les parrain et marraine) et 
- Pierre, né le 13 novembre 1746 à Oizon.
- Marie, née le 10 janvier 1748, inhumée le 14

2) Mon aïeule, Anne, s'est mariée en 1748 avec Thomas Chevalier à Ivoy-le-Pré (paroisse voisine)

3) Marie, mineure, mariée le 21 novembre 1752 à Brinon avec Pierre Raboin (parents présents)

4) Louis, domestique, marié le 2 juillet 1759 à Brinon (aujourd'hui Brinon-Sur-Sauldre) avec Jeanne THOMAS (parents présents, ainsi que son frère Antoine et son beau-frère, Pierre).

Gabriel est décédé après 1759 et je n'ai pas trouvé son acte de décès.
Quant à Madeleine, elle est décédée à Oizon le 17 octobre 1767.

Voilà l'état de mes recherches, grandement facilitées par le site de dépouillement des archives du Cher, "Registres18.fr".

Ce que je ne trouve pas:


Après avoir regarder minutieusement les archives d'Ivoy et d'Oizon avant 1745, je ne trouve plus de traces de la famille.

Je ne trouve non plus de traces dans les paroisses avoisinantes malgré la "technique de l'escargot".

1) Où sont nés Gabriel et Madeleine?
Les patronymes Couturier et Beaujard se retrouvent à Oizon et dans toutes les communes alentours.
Il y a bien une Madeleine qui est née à Ivoy-le-Pré le 7 janvier 1685, mais est-ce elle?

Quant à Gabriel, je ne trouve rien dans les communes avoisinantes.

2) Je ne trouve ni leur mariage ni les actes de baptêmes de leurs enfants 

3) J'en déduis qu'ils se sont peut-être mariés à La Chapelle d'Angilon ou à Concressault où le dépouillement des registres n'a pas été fait avant 1750 ou 1734.

4) Gabriel s'est-il déplacé avec sa famille pour devenir fondeur et a t-il entraîné toute la famille avec lui?

Cela reste encore un mystère et une épine généalogique pour le moment....


Sources:


http://registres18nord.free.fr/actes/index.php








jeudi 14 juillet 2016

Y comme Y viennent d'où mes aïeux ardennais? #Escombres #Ardennes #Carignan

En 2015, j'avais consacré mon challenge aux femmes de mon arbre, à mes aïeules....à toutes celles qui ne sont pas mentionnées dans les registres notamment.

Parce que j'aime l'égalité, cette année, je consacrerai mon challenge aux hommes et à "mes" pères.
Je veux rendre hommage à tous ces ancêtres qui ont été pères.

Ainsi ce challenge conciliera des hommages à la paternité par le biais de photos, de mots, d'adjectifs pour saluer le papa, le papy, le pépère, l'arrière grand-père que je n'ai pas connu mais dont on m'a souvent parlé.

Pendant ce challenge qui dure encore sur juillet me concernant, je me suis arrêté sur mes Sosa 572 et 573, Jacques PAQUY et Alexise REGNAULT, parents de Jean né vers 1747.

Je ne trouve pas trace de leurs origines.
Ce billet se transforme donc en épine généalogique.

Contexte:

Alexise est décédée à Escombres à la frontière belge, canton de Carignan.
Cette région était anciennement le duché d'Yvois, ancien nom de Carignan.

Gallica : Carte générale de la France ; 109. [Montmédy - Longwy - Bouillon]. N°109. Flle 68 / [établie sous la direction de César-François Cassini de Thury]
Jean et Alexise ont eu au moins 3 enfants, à savoir:
- Marguerite, née vers 1738,
- Jean, mon aïeul, né vers 1747, et marié à Matton et Clémency le 30 juin 1767 avec Marie MICHEL,
- et Marie Françoise.

Ils se seraient donc mariés avant 1738.

A savoir: il n'y a pas de registres en ligne entre 1702 et 1763 sur le site des archives départementales des Ardennes.

J'ai testé la méthode de l'escargot, à savoir vérifier dans les communes environnantes, une à une, si je voyais une mention de leur passage, mais je n'ai rien trouvé.

Se sont-ils mariés sur Escombres?

Ce que je sais sur Jean et Alexise:

Seulement qu'Alexise, est décédée chez sa fille Marguerite le 16 janvier 1795 à Escombres et qu'elle était déjà veuve.
Alexise était âgée d'environ 90 ans.
Je n'ai pas trouvé le décès de Jean sur les registres entre 1767 (mariage de son fils) et 1795.

Le patronyme PAQUY est aussi orthographié PAQUIS ou PASQUY.

Aucun autre utilisateur de Généanet n'a trouvé leur ascendance.

Question:
Cette famille est-elle vraiment originaire d'Escombres ou des paroisses belges limitrophes? ou de la Meuse limitrophe?
Est-elle protestante?
Dans ce canton, énormément de personens sont originaires d'autres régions.

Trouver l'acte de décès de Jacques Paquy m'aidera sûrement dans cette quête.

Bref, un article qui est un appel à l'aide aux généalogistes.

Merci d'avance pour vos idées.

vendredi 8 juillet 2016

X comme diX, le patronyme de Charles #challengeAZ

En 2015, j'avais consacré mon challenge aux femmes de mon arbre, à mes aïeules....à toutes celles qui ne sont pas mentionnées dans les registres notamment.

Parce que j'aime l'égalité, cette année, je consacrerai mon challenge aux hommes et à "mes" pères.
Je veux rendre hommage à tous ces ancêtres qui ont été pères.

Ainsi ce challenge conciliera des hommages à la paternité par le biais de photos, de mots, d'adjectifs pour saluer le papa, le papy, le pépère, l'arrière grand-père que je n'ai pas connu mais dont on m'a souvent parlé.

Aujourd'hui, je vais vous parler du patronyme de mon aïeul Charles, à savoir DIX (pas toujours évident de trouver une lettre X dans sa généalogie ou comment "feinter" dans le #challengeAZ :-), et non Charles X, le roi du XIXème! :-)

D'après +Geneanet , DIX est un nom porté dans la Somme et le Haut-Rhin, ainsi qu'en Allemagne. C'est un hypocoristique du nom de baptême allemand Bendix, Benedix, Benedikt, autrement dit Benoit (latin Benedictus).

Mon aïeul est quant à moi meusien.
Il est décédé le 29 mars 1756 à 91 ans! 

Il est le fils de Jean DIX et d'Anne BRAINON (Breynon, Brenon)

Il semble être menuisier, voire maître menuisier.
Il se marie le 11 février 1698 à Neuville-les-Vaucouleurs avec Barbe SALEUR.

AD 55 - Vue 22 - 1693-1712 (E dépôt 288 (1 E 2)
Suite à mes lectures des registres, ils auront ensemble au moins 5 enfants:
-Marguerite, baptisée le 7/12/1698
-Marie, 10 février 1700
-Toussaint, 1er novembre 1700
-Charles, 25 mai 1704
-Claude,  fille, 17 juin 1705 ou Claudette, mariée le 31/08/1728 à Vaucouleurs avec Jean BALTAZAR.

Barbe Saleur est morte malheureusement subitement le 25 avril 1708

Le 3 août1708, Charles DIX se marie avec Barbe Mathieu à Blénod-les-Toul (54) avec qui il aura au moins 2 enfants:
- Elisabeth, baptisée le 8 octobre 1709
- Charles, baptisé le 5 septembre 1711,

En plus de ces éléments, qui restent encore à compléter, il faut remarquer que Charles sait signer.

Il ne me manque que sa date de naissance, pour le moment!

Voilà ce que je sais sur cet aïeul meusien de Neufville-lès-Vaucouleurs, qui faisait partie au XVIIIème siècle de la Champagne, au vu des marques sur les registres paroissiaux.

Gallica - Carte générale de la France. 111, [Toul]. N°111. Flle 41 / J. Seguin Ing.[énieu]r Geogr.[ap]he du Roy Fecit 1759 ; [établie sous la direction de César-François Cassini de Thury]

mardi 5 juillet 2016

Sérendipité et insolite: c'est cela aussi la généalogie!

C'est en particpant au challengeAZ sur la généalogie et en écrivant un des derniers articles que j'ai parcouru les registres paroissiaux de la petite paroisse de Neuville-les-Vaucouleurs dans le département de la Meuse ; plus exactement le registre des actes allant de 1693 à 1712.
Bon nombre d'ancêtres y sont inscrits.

Comme toujours, selon le degré d'expression du curé de l'époque, certains événements y sont notés.
On y découvre des surprises également.

Ces actes que j'appelle insolites méritent d'être répertoriés idéalement car c'est qui fait l'histoire et l'âme d'une commune et de la vie de nos ancêtres. D'autres généablogueurs le savent bien, et je pense notamment à +Jean-Michel Girardot +Gloria Godard et bien d'autres.

Au stade de mes lectures, trois événements m'ont un peu plus attiré l’œil: 

1) le mariage d'un marcaire suisse (1699)
Certains de mes ancêtres sont marcaires et de la paroisse toute proche de Vaucouleurs.
Me voilà encore avec la découverte d'un marcaire originaire de Lucerne en Suisse.
Pourquoi des marcaires sont-ils venus s'établir en groupe dans le sud de la Meuse...?
Le découvrirai-je un jour?
Archives en ligne des AD 55 - (vue 26)
"Nicolas godard fils de nicolas godard et de marie Hens marquair
demt à Kylville village du canton de luzerne en suisse en suitte
de la dispense de pays accordée par le réverend officier de vaucouleurs
en date....."


2) Un mère-grand bien âgée pour l'époque (1700)
Cette mère-grand a dépassé le seuil des 100 ans pour atteindre 105 ans.
Reste à savoir si le prêtre a bien calculé son âge: tout est relatif....

Archives en ligne des AD 55 - (vue 31)

3) Le sieur de La Neuville tombé dans un guet-apens?
Sur la dernière d'une a page du registre d'une année (1698), le curé fait état du guet-apens subit par le sieur de la Neuville. Voyez plutôt ; les aides de retranscription sont les bienvenues
Archives en ligne des AD 55 -  (vue 25)
Nous soussignés prestre et curé de Vuêne certifie a tous quil apparait
Que le Sr de la neuville can. Au Reg. De Dera pour .ous en garnison à Grut retours
De ladite garnis. Pour aller voir ses parens proche vaucouleurs a esté attaqué par trois
Volleurs dans un bois distant dud. Va^cou dun demy lieu lesquels luy ont enlevé et pris tout
Ce quil avait ce q je certifie .... dautant plus quun petit garcon de dix à douze ans auquel led. La Neuville
Avait donné son sac pour le porter  et p.... par la vue de les volleurs se sauva dans le d. Village
Et raconta dans le cabaret du d. Lieu le vol comme il sestait fait en presence de plusieurs personnes
Et ma ... que led. Le neuville ..... ..... tué et que même jay esté obligé
De luy donné sur la bonne fois trois pièces de ... pour ...son voyage. Ce q je certifie
Véritable fait à Vuene le 23.

Vous aussi, répertoriez-vous les actes "insolites"?

lundi 4 juillet 2016

W comme Wiard Joseph de Woinville

En 2015, j'avais consacré mon challenge aux femmes de mon arbre, à mes aïeules....à toutes celles qui ne sont pas mentionnées dans les registres notamment.

Parce que j'aime l'égalité, cette année, je consacrerai mon challenge aux hommes et à "mes" pères.
Je veux rendre hommage à tous ces ancêtres qui ont été pères.

Ainsi ce challenge conciliera des hommages à la paternité par le biais de photos, de mots, d'adjectifs pour saluer le papa, le papy, le pépère, l'arrière grand-père que je n'ai pas connu mais dont on m'a souvent parlé.

Aujourd'hui, je vais vous parler de mon aïeul Joseph VIARD ou plutôt WIARD.

Un ancêtre dont je vous parlerai en peu de mots, au regard du peu d'informations dont je dispose à son sujet.

J'ai malgré tout la chance que Joseph inaugure ce registre, le plus ancien disponible pour cette commune sur le site des archives des archives départementales.

Si l'orthographe de ce patronyme commence habituellement par un V dans ma famille, il l'est exceptionnellement avec un W pour le curé de la petite paroisse de Woinville, en contrebas des côtes de Meuse.

Voyez plutôt:

AD Meuse en ligne - E dépôt 449 (9) - Baptêmes, Mariages, Sépultures , 1703-1732 - vue 2

"Joseph Wiard fils de Pierre Viard et de nicolle moreaux
ses pere & mere maries ensemble a esté baptisé par M.e Jean
hubert Claudot Ptre curé de Woinville & channoine de Trougnon
le premier mars 1703 et a eu pour parein Joseph moreaux sa
mareine anne floquet tous deux de cette paroisse"

J'opte plutôt pour un W au lieu de VU, à l'instar de l'écriture par le curé de de Woinville à la 3ème ligne.

En patois lorrain, le patronyme VIARD se prononçait peut-être VUIARD....


Pour information, Woinville est une des communes d'origine de ma famille paternelle, du côté de ma grand mère, plus exactement avec les VIARD.
Située en contrebas des côtes de Meuse, d'où on peut voir la plaine de Woëvre, Woinville fait partie de l'ancienne paroisse dite des "Trois Villes".

Les « trois villes » recouvrent en fait quatre lieux d’habitation : Buxières-Buxerulles, Woinville et Varneville.
Source: Gallica - Lien vers notice bibliographique

Le village peut tirer son nom « Vidinovilla » de l’étendue de son territoire.
C’est en effet la réalité. Certains pensent que le préfixe provient du mot « oint » ou consacré – ce que confirmeraient les immunités octroyées par l’abbaye.

Au début du 14° siècle, les « trois villes » sont à la fois sous la tutelle du seigneur de Trougnon, de l’abbaye de Saint Mihiel, de l’évêque de Verdun , des comtes et ducs de Bar.

Woinville est citée en 709, comme patrie de Nicolas Beuve, un des fondateurs du collège de la Marche, à Paris (1360-1421).

source: http://buxieres.com/pagina3.html