lundi 6 juin 2016

E comme Ernest Jacob, Entrepreneur #challengeAZ

J'ai remarqué il y a peu que le père de mon arrière grand-mère maternelle, Eugène Ernest Jacob, avait la profession d'entrepreneur signalée dans un acte de mariage.
Ernest est né en 1860 à Rigny la Salle dans la Meuse
Chose peu commune, il était fils unique de Pierre Jacob et Catherine Vibrac.

De lui, j'ai trouvé une lettre écrite à sa mère à l'âge de 6 ou 8 ans depuis la ville de Pantin....dans le 93.... Pourquoi? C'est un mystère pour le moment
Et c'est d'ailleurs dans cette ville que je viens de m'installer...ah coïncidence...
Bref je m'égare ...

En quoi consiste réellement le métier d'entrepreneur?
En tout cas, il est plus qu'un maçon puisqu'il a construit la maison familiale rue des Prés à EUVILLE où il a été s'établir avec sa femme Juliette Morisot et leur fille unique, Émilienne.

J'ai même retrouvé des factures de l'époque, entre 1900 et 1910.
Voyez plutôt !

Collection personnelle - Benoît PETIT

Je n'ai que 2 /3 photos de lui mais c'est déjà ça et je sais que c'est une chance.

Encore un métier et une œuvre pour rendre hommage à un aïeul que j'aurais été curieux de connaître!

À demain pour la lettre F...

dimanche 5 juin 2016

F comme Farceur

Eh oui il y a des arrières grands-papas dont une des qualités retenus dans mon enfance était celle d'être blagueur et farceur.
Joie de vivre et allégresse sont des marqueurs positifs, surtout pour un homme qui a vécu l'ensemble de la guerre 14-18 et même plus que ça, jusqu'en 1919 en Allemagne.
Un homme qui n'a connu sa fille aînée qu'à l'âge de 5 ans puisque née peu après son départ fin 1914.

Ma grand-mère maternelle aimait beaucoup me parler de son père.
J'ai même une photo de lui où il fait le pitre avec son frère Marcel...mais je n'arrive pas à remettre la main dessus suite au déménagement (numérisez...numérisez !!).

Néanmoins quelques photos de lui que je garde précieusement.
J'ai eu le plaisir de parler de lui dans une série d'articles sur son parcours pendant la première guerre (lien vers l'article: http://mesracinesfamiliales.blogspot.ca/2013/11/eugene-prehau-parti-de-bourges-le-18.html?m=1 ).
Ce plaisir fut même partagé au sein d'une émission de la radio d'Enghien sur la mémoire 14-18.

Quelle est la qualité ou le trait de caractère qui caractérise vos pères et aïeux ?

D comme Décédé trop jeune #hommage #challengeAZ

Un bref hommage à mon arrière grand-père, Marcel Arthur VIARD.

Il est décédé jeune en 1927 à l'âge de 36 ans laissant sa femme avec un garçon de 6 ans et ma grand-mère âgée d'un an.
Mon arrière grand-mère, Emilienne, n'a pas eu d'autres choix que travailler pour subvenir aux besoins de la petite famille.

Né le 5 février 1891 à Bouconville (Meuse), il avait pour profession, Garçon de culture, lors de son incorporation dans les armées le 2 août 1914.

Il fût caporal le 1er janvier 1915.
Il est indiqué sur sa fiche matricule: 
"Pendant les périodes de janvier 1915 à juin 1915 et de mars à juin 1916, a assuré sous de violents bombardements le ravitaillement en matériel des unités de 1ère ligne : caporal très brave"

Blessé évacué le 13 avril 1917 à Sapigneul (village de la Marne disparu lors 1GM) près Chalons, il entre à l'hôpital temporaire n°31 à Chateau-Thierry le 16 avril 1917.
Blessure :
"Plaie pénétrante face antérieure poignet droit, plaie parotidienne gauche par éclats d'obus"

Il fût envoyé à l'hôpital auxiliaire n°5 de nevers du 29 avril 1917.
inapte 2 mois : légère limitation de l'extension du poignet droit
cicatrice douloureuse à la face intérieure du poignet
décision de la commission de réforme de Nevers du 18 octobre 1917
Arrivé au dépôt le 31 octobre 1917, il rentre hôpital mixte d'Alençon pour suite de blessures du 8/12/1917.
En convalescence du 3/1/18 aux armées le 18 juillet 1918 : 9ème bataillon 35ème compagnie.

En congé illimité de démobilisation 25 juillet 1919

Classé affecté spécial : société des Farges et acieries de Commercy


Il y a de quoi être fier de cet arrière grand-père puisqu'il a obtenu la croix de guerre : étoile de bronze

Marcel serait mort des suites de ses blessures de la première guerre mondiale.



Collection personnelle - Benoît PETIT - photo de Marcel Arthur VIARD
Ci-dessous une photo présente sur son certificat de capcité de conduire obtenu en 1921 à Nancy et qui avait fait l'objet d'un de mes premiers articles en 2012..., déjà!
Lien vers cet article:
Collection personnelle - Benoît PETIT - photo de Marcel Arthur VIARD en 1921

C comme Carrier de père en fils #challengeAZ

Carrier est un métier dont j'entends parler depuis mon enfance, et ce, pour plusieurs raisons:

- mes grands-parents paternels vivaient dans un village connu pour ses carrières de pierre blanche qui ont servies notamment à construire le socle de la statue de la liberté,

- Mon grand-père Marcel est né dans le village des carrières d'Euville dans la Meuse,

- Mon arrière grand père Eugène y travaillait et habitait avec sa famille dans la maison Civet Pommier, son employeur,

- Sa femme, Fernande Gaillet, vient elle-même d'un village de carriers, Brauvilliers, également dans la Meuse.


Bref beaucoup de discussions et d'événements se sont passés autour et dans ces carrières.
Et notamment l'exercice du métier de carrier, aussi bien dans les familles Petit, que Gaillet.

A Euville, au début du XXème siècle, dDans les carrières Fèvre, plus de 1500 carriers y travaillaient chaque jour (Source: http://pierredeuville.org/histoire.html). 
 (Source: http://pierredeuville.org/histoire.html). 

Parmi eux, plus de la moitié était français, essentiellement meusiens ; l’autre moitié était des ouvriers étrangers : Espagnols, Portugais, Yougoslaves, Allemands, Russes, Grecs mais surtout Italiens (plus d’un  tiers)  (Source: http://pierredeuville.org/histoire.html). .

Le père de Fernande, le bien nommé Aimé Gaillet , dit "Gaillet le riche" et qui a construit la maison familiale, était entre autres, carrier de son état.
Son père avant lui, François, était également carrier.
Son frère également.
Collection personnelle - années 1910 - Brauvilliers - maison familiale

La sœur de Fernande, Georgette, tenait l'auberge du Point de vue, point de rencontre des carriers de Brauvilliers où les chopines s'entrechoquaient en compagnie de l'oncle Camille.
Collection site "Amis de la pierre" http://amisdelapierre.hautetfort.com/album/carriere-de-la-fontaine/page1/
Collection site "Amis de la pierre" http://amisdelapierre.hautetfort.com/album/carriere-de-la-fontaine/page1/

Bref, un métier de famille, mais surtout qui se faisait de père en fils.

Il y a quelques temps j'écrivais un article similaire sur le métier de charron chez les pères et fils Petit....ai-je loupé ma vocation?;).
Ci-dessous, les liens vers les articles:
Charron: le métier 1/2


Et vous, retrouvez vous aussi des métiers qui se transmettent de génération en génération parmi les hommes de la famille?

jeudi 2 juin 2016

B comme Boulanger #challengeAZ

Mon grand-père Lucien est né en 1920 à Mennetou, commune solognote du bord du Cher dans le Loir-et-Cher et à la limite des départements de l'Indre et du cher.

Il a toujours voulu être préparateur en pharmacie ou avoir un métier en lien avec les plantes.
Combien de fois il m'a évoqué le bienfait des plantes et d'ailleurs bon nombre de ses livres sur le sujet sont encore dans la maison familiale.
Mais ses parents n'étaient pas du même avis.

Dès son certificat d'études en poche, ses parents Désiré et Juliette l'orientèrent vers la boulangerie, à son grand désespoir !

Lucien est ainsi devenu ouvrier boulanger ou apprenti, changeant régulièrement de commune et de boulanger.
De mémoire, il me semble qu'il a travaillé à Vatan dans l'Indre, à Chabris, Reuilly, Lazenay... Mais c'est ce dont je me souviens...et comment retrouver ses anciens patrons boulangers?

Il dura ainsi quelques années dans ce métier jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'il était allergique à la farine.
Je pense que c'était pour lui une voie de salut.

Pour la suite de son avenir professionnel, j'y reviendrai sûrement plus tard dans ce challenge.

Ci-dessous une photo de lui jeune ouvrier , tout fier, et tout souriant.

Collection personnelle - Benoît PETIT
 
Et vous, quels étaient les professions de vos grands-papas?