mercredi 13 novembre 2019

L comme Légitimation par le père #challengeAZ

Aujourd'hui, pour ce #challengeAZ2019 autour de l'enfance, je reprends un article déjà publié pour le challengeAZ 2016, à savoir la légitimation par le père.

J'évoquerai ainsi dans cet article mes aïeux Brigitte Robin et son père Michel Aubailly.

Le 17 floréal an V, dans la paisible paroisse berrichonne de Maisonnais (actuel département du Cher), naît la petite Brigitte.
Sa mère Françoise déclare alors aux témoins que le père est inconnu.
Ainsi, Brigitte portera le patronyme ROBIN, comme sa mère.

Archives du Cher - page 50 Maisonnais 1794 1800 3E 619 - Lien d'accès
L'histoire aurait pu se finir là dans mes recherches généalogiques, et avoir un enfant de père inconnu, de plus!

Deux ans plus tard, en l'an VII, Françoise Robin, se marie dans le chef-lieu de canton, comme tous les couples de l'époque.
Françoise épouse le 20 germinal an VII, Michel Aubailly, couvreur de son état, à la mairie du Châtelet.

A la fin de leur acte de mariage, un paragraphe supplémentaire est ajouté:
Archives du Cher - page 113 - Châtelet (Le) 1796 1799 3E 484  - Lien
"Et ledit jour vingt germinal an sept Pardevant le président
susdit et soussigné et en présence des témoins dénommés
et l'acte cidessus et de l'autre part, les dits michel aubailly
et francoise robin ont reconnu et reconnaissent pour leur
enfant Brigite Robin née à Maisonnaiis le dix sept floréal
L'an cinq suivant l'acte de naissance dressé par le dit Chéraux
agent de la dite commune ledit jour ; laquelle Brigitte est
annoncée dans ledit acte fille de françoise Robin et d'un 
père inconnu ; de laquelle reconnaissance ils ont requis acte ;
et avons signé avec les cit. Pasquet et Berthoulat les
dits michel aubailly francoise robin gabriel aubailly,
claude robin et etienne roger ayant déclaré ne savoir
signer de ce interpellés."

Cet évènement mérite d'être signalé car il me semble rare.
Il intervient pendant la période révolutionnaire, ce qui n'est pas à négliger puisqu'un tel acte de légitimation ne serait pas intervenu 10 ans plus tôt.

Mon aïeule a donc eu un père et c'est bien l'essentiel.
Savoir s'il s'agissait de son père biologique, est-ce important?

Il semblerait que Michel soit bien son père, comme j'avais essayé de le montrer dans un article de 2013 relatif également à Brigitte, et à l'état d'enfant naturel (lien vers l'article).

En tout cas, la lignée des Aubailly fait partie de mes racines ; une famille de couvreurs, sûrement d'origine creusoise.
Et vous, avez-vous eu des aïeux reconnus et légitimés par leur père?

mardi 12 novembre 2019

K comme Kyrielle d'enfants #challengeAZ

Pour rappel, l'enfance est le thème du challengeAZ 2019 de ce blog.

L'enfance signifie la présence de fratries et quelquefois de nombreux frères et soeurs.

Mon ancêtre Barbe LAPORTE ou DELAPORTE semble être originaire de Souesmes dans le Loir-et-Cher, fille de Maria Laporte et Françoise Dellery, et doit être née vers 1662...
Et pour ceux qui en douterait, son père se prénommait bien Maria, prénom masculin en vogue dans la Sologne du XVIIème siècle.

Le 12 février 1692, à Selles-Saint-Denis, Barbe épouse Jean BLOT (ou BELOT) avec qui elle aura...10 enfants!
Ces 10 enfants sont tous nés à Salbris (41).



Son conjoint décède vers 1711.

Elle se remarie en janvier 1712 à Salbris avec Jean SAUGE avec qui elle aura au moins un enfant: Pierre SAUGE.

Après mes recherches, Barbe a eu au moins 11 enfants!

Au moins 6 sont morts à la naissance ou en bas âge.

Et vous? Quel est le plus grand nombre d'enfants par couple identifié dans votre généalogie?

J comme Jeune à son mariage #challengeAZ

Aujourd'hui, toujours dans le thème de l'enfance, je vais évoquer l'âge des époux lors de leur mariage.

J'ai des exemples dans mon arbre généalogique d'ancêtres s'étant mariés à l'âge de 12 ans.
Cependant, une vérification doit être entamée pour être bien sûr de l'âge réel des époux.

On a souvent l'habitude de parler de l'âge de la mariée, mais l'homme est tout aussi jeune la plupart du temps.

Je vais prendre un exemple de mariage parmi mes aïeux, à savoir celui de Pierre (Antoine) MATRAT et Jeanne AUPERT.
Il se sont mariés au Châtelet (Cher) le 5 mars 1764.
Genlucie
Pierre est originaire de Saint-Maur (Cher) où il a été baptisé le 2 mai 1746. Il avait donc 17 ans lors de son mariage.
Quant à Jeanne, elle a également été baptisée le 31 juillet 1751: ce qui signifie qu'elle n'avait que 12 lors de son mariage avec Pierre, alias Antoine dans l'acte de mariage.
Un bien jeune âge pour être marié.

Il se trouve que le père de Pierre, Marien MATRAT et la mère de Jeanne, Catherine MONTANIERE, s'étaient remariés ensemble 4 ans plus tôt.
Le mariage de Pierre et Jeanne s'en est trouvé facilité, étant dans la même famille recomposée.

Et vous? quel est le plus jeune âge constaté chez vos ancêtres pour leur mariage?




lundi 11 novembre 2019

I comme Inhumation conjointe #challengeAZ

Le #challengeAZ du blog MesRacinesFamiliales a pour thème : l'enfance.

Aujourd'hui, c'est l'inhumation au plus jeune âge qui est traitée.

Mon ancêtre solognot à la 9ème génération, François DAUBRAY ou Daubré, a eu comme première épouse Marie Anne Thoinnard, qu'il a épousé à Marcilly-en-Gault (41) en 1762.

Celle-ci accouche pour la première fois d'un fils le 29 avril 1763.

Archives départementales Loir-et-Cher - Lien Culture41

" Lan 1763 le 29 avril a eté apporté a léglise un enfant quasy mort né
et ondoyé necessairement a la maison et que nous avons baptisé sous condition
sous le nom de pierre né du légitime mariage de francois daubré et marie anne
Thoinnard et du meme jour a ete parrain pierre lecoeur et francoise reinedieu

matrone femme silvain guaistrat marechal en ce bourg la marraine tous de "


"cette paroisse et déclaré ne savoir signer dont acte Poupardin"

Le baptême et la survie de l'enfant s'annonçaient déjà fort mal...

Lisons l'acte suivant:

" Lan 1763 le 30 avril a eté inhumée ma susd. marie anne Thoinard
femme come dessus de francois daubré morte en couche dud susd. pierre
baptisé dhier et qui a suivi sad. mere avec laquelle il a été inhu
mé conjointement et tous deux décédé dhier…Poupardin. "

La première épouse de François est donc morte en couche de son premier enfant...et le même enfant (qui portait le prénom de son grand-père) est décédé le même jour!
Je n'imagine pas la douleur de mon ancêtre: perdre sa femme et son enfant le même jour.

dimanche 10 novembre 2019

H comme Hospice de Nançay #challengeAZ

Dans mon article relatif au Conseil de famille, j 'évoquais mon ancêtre Julienne DEVOT qui s'était retrouvée sans parents à l'âge de 6 ans.

Lors de mes recherches, j'ai découvert qu'elle avait un frère, Pierre DEVOT, née le 13 décembre 1838 et qui avait donc 11 ans au décès de ses parents.

Je ne sais pas non plus ce qu'il est advenu de Pierre par la suite...jusqu'en 1856 où je le découvre dans les recensements de la commune de Nançay en 1856.

Il est alors recensé comme étant à l'Hospice de Nançay, et malade, à l'âge de 17 ans: il n'y a bien évidemment pas la nature de sa maladie.

Archives départementales du Cher - Lien d'accès
Je ne retrouve pas Pierre dans les recensements suivants, ni dans l'état-civil.

C'est en recherchant dans le site de dépouillement en ligne "Registres18" que je retrouve son décès en 1856 sous un autre nom, celui de Jimeaux ?!. Le prénom de son père est le bon, et celui de sa mère également mais il n'a pas été enregistré sous son nom de naissance.
Archives départementales du Cher - Lien d'accès
Pierre est décédé à l'hospice mais pourquoi sous un autre nom?
- Est-ce le nom de son tuteur?
- sa grand-mère s'appelait Jumeau: y a t-il un lien?
- ou est-ce simplement une erreur? mystère...

La première hypothèse pourrait être la bonne: sa soeur Julienne résidait chez un certain Thomas Gimaut...

Avez-vous également des ancêtres décédés à l'hospice ou décédés sous un faux-nom?