Affichage des articles dont le libellé est Mandres-aux-quatre-tours. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mandres-aux-quatre-tours. Afficher tous les articles

dimanche 14 juin 2015

M comme Matrone, fonction de Catherine Maronier #ChallengeAZ

Aujourd'hui je reprends un article de janvier 2013 intitulé " Marre d'être sage-femme?".

En 1790, dans la paroisse d'Apremont-la-Forêt, dans le département de la Meuse, en Lorraine, mon aïeule Catherine Maronier est mentionnée dans le registre paroissial.
Mais pour quelle raison ?
Tout simplement, parce que celle-ci a décidé de démissionner de sa fonction de matrone, ou plutôt de sage-femme.
Il s'agit d'une fonction élective.
Élue par qui? par la municipalité?
La matrone était élue sous l'Ancien Régime par les femmes du village réunies en Assemblée.
Le résultat de l'élection était annoncé lors de la messe.

 
"le cinq septembre mil sept cent nonante Catherine maronier femme a Jean Louis Gronard sage femme ayant faite au greffe sa demission il a été annoncé aux prosne que lon ferait après la messe une nouvelle élection en presence de la municipalité. La pluralité des voix est tombé sur Rose humbert femme a Jean vincent masson et élu de la municipalité, laquelle a preté le serment preséent entre mes mains le meme jour apres les vespres en l'église de la paroisse
                                                                                                                                                                 NHuguenin Curé"

Pour avoir plus de renseignements sur cette fonction nécessaire, je vous renvoie vers l'article complet de Gloria Godard: "Serment de Sage-Femmes. Bonnes 1786 - Archives Insolites de la Vienne".

 +Jordi Navarro (@jordi78) m'a conseillé de consulter les archives du greffe du bailliage..., que je n'ai pas réussi à trouver lors de ma visite aux archives départementales de Bar-le-Duc l'année dernière.
Le document relatant sa démission existe - t-il encore...mystère!

J'ai découvert une élection de matrone dans une paroisse proche,  à Mandres-les-quatre-tours (54):
Une matrone élue par ses paires de Mandres...

Cette fois-ci, la matrone n'est pas une ancêtre, mais pour faire plaisir à notre sorcière "généalogiquement notre" alias Lulu Sorcière, je fais état d'une élection de sage-femme dans la paroisse de Mandre en 1768 ; ainsi soit-il :
Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832
"Ce jourdhuy vingt et un fevrier mil sept cent soixante huit Marie Soulier
veuve de Nicolas Gilbert de cette paroisse agée de cinquante ans, a été elüe
dans Lassemblée des femmes à la pluralité des suffrages et a preté le serment
ordinaire entre mes mains conformement au rituel du diocese.
Pillement Curé de Mandre..."

Encore une, qui je l'espère, a bien été formée à sa future mission...

Il me semble avoir vu des généablogueurs avec des aïeules matrones: quels renseignements avez-vous obtenus dans les registres paroissiaux?

samedi 28 juin 2014

W comme Woëvre, plaine où vécurent mes aïeux #challengeAZ

La plupart de mes ancêtres paternels sont originaires de la plaine de la Woëvre ; plaine où ils sont nés, se sont mariés, ont travaillé...Ils me donnent d'ailleurs, toujours du fil à retordre, pour les retrouver. Mais c'est ce qui fait le sel de la généalogie.

C'est un paysage et une région que je ne maîtrise pas.
Cependant, grâce au site Internet du conseil général de Meurthe-et-Moselle, je vais vous présenter tout d'abord la plaine avant quelques-uns de ses villages qui ont vu passer la majorité de mes ancêtres.


La Woëvre forme une vaste dépression reposant sur les couches de marnes et d’argiles du Jurassique. Elle dessine une plaine humide au relief très peu marqué, limitée à l’est par le plateau calcaire sec de Haye et dominée à l’ouest par les reliefs puissants des Côtes de Meuse. Elle s’allonge ainsi de la vallée de la Chiers au nord (Meuse), jusqu’à Neufchâteau au sud (Vosges) sur plus de 120 km, présentant des paysages ruraux ponctués d’une multitude d’étangs et de forêts humides.Dans le département, l’unité de paysage de la Woëvre comprend les franges orientales de la plaine. 
Elle reste étroite et découpée dans sa partie nord (à l’ouest du Pays-Haut) pour s’élargir dans sa partie sud atteignant 13 km de large environ au nord de Toul. La plaine étroite qui se prolonge au sud de Toul, intimement liée à la côte, est raccrochée à l’unité de paysage des Côtes de Meuse

La Woëvre, une plaine humide défrichée et drainée
Hormis le pied des Côtes de Meuse, mis en culture dès l’époque romaine pour la vigne, la plaine de la Woëvre est longtemps restée un territoire marécageux et forestier, l’occupation humaine étant fortement entravée par les marais. Les vastes forêts et boisements qui émaillent la plaine de la Woëvre sont ainsi les vestiges de la lente conquête de l’agriculture sur l’eau et la forêt.
Au Moyen-Age, les communautés religieuses (notamment les abbayes de Saint-Benoît, Gorze et Rangéval), les Comtes de Bar et les Ducs de Lorraine entreprennent de lourds travaux de défrichement et d’assainissement des marais, colonisant peu à peu la plaine. 
Des étangs sont créés en lieu et place des marécages. Les terres ainsi gagnées sont mises en pâture et les étangs deviennent des réserves de poisson. Le drainage des terres se poursuit, notamment après la guerre de Trente Ans (XVIIe siècle), permettant la culture du blé qui se généralise, et qui fait de la Woëvre le « grenier à blé de la Lorraine ».
Peu riche en minerai, la Woëvre ne subit pas la fièvre industrielle qui touche la Lorraine aux XIXe et XXe siècles et reste un territoire rural de polyculture-élevage ; ses forêts sont préservées de la surexploitation.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’intensification des pratiques agricoles et le drainage systématique des terres agricoles transforment les paysages de la plaine, généralisant par endroit les grandes cultures et simplifiant les paysages. Toutefois, les prairies se maintiennent dans les zones les plus humides et les exploitations laitières, garantes de la diversité des paysages, bien que connaissant des difficultés économiques, parviennent à se maintenir.


ANDILLY

Des horizons boisés dessinés par les reliefs puissants des Côtes de Meuse
© Agence Folléa-Gautier Paysagistes-Urbanistes - Conseil Général 54
Les reliefs boisés des Côtes de Meuse dessinent l’horizon sombre de la Woëvre à l’ouest - Andilly

Andilly se trouve au nord de Toul (54).
C'est notamment de ce village, que sont originaires mes aïeux dont je porte le patronymes, les PETIT, charrons de pères en fils (ci-dessous la liste des ancêtres ayant un lien avec cette commune).



GROSROUVRES

27 évènements familiaux ont eu lieu à Grosrouvres, d'après mon logiciel, sur une période allant de 1699 à 1871. A ce titre, elle mérite donc d'être mentionnée!


MANDRES-AUX-QUATRE-TOURS

Commune que j'ai évoqué dernièrement, dans le cadre du présent challenge (lien vers l'article).
Mandres est à considérer comme une ville de passage pour mes ancêtres, sur leur chemin entre Toul et Commercy. Cela se voit sur la période qui s'étend de 1761 à l'an XI.

MANONCOURT-EN-WOEVRE

Manoncourt est une des communes sur laquelle je dois passer plus de temps. Elle est le lieu d'origine des LEMAIRE et BAUDOIN.


NOVIANT-AUX-PRES

Noviant a vu passer mes ancêtres DAVRAINVILLE et semble être également la commune d'origine des PIQUOT.


ROYAUMEIX

Cette commune est très importante dans ma généalogie puisqu'elle est présente sur plusieurs branches paternelles, et notamment sur les patronymes suivants:
- COLLOT
- GILLET
- BURTé
- MARON
- POINçOT (Poinsot)
sur une période allant de 1691 à 1835.


© Agence Folléa-Gautier Paysagistes-Urbanistes - Conseil Général 54
Village installé sur un léger pli du relief - Royaumeix


Sources:
- Wikipédia
- http://vivrelespaysages.cg54.fr/la-plaine-de-la-woevre.html

mardi 17 juin 2014

Q comme les Quatre-Tours de Mandres #challengeAZ

Quatre Tours comme celles de l'ancien château de Mandres qui a été démolie par M. le prince de Guise. 
Le nom de Mandres viendrait de Mandra, qui signifie en latin, église, monastère ou une demeure en général.
Mandres-aux-Quatre-Tours faisait partie du diocèse de Toul, bailliage de Pont-à-Mousson, cour souveraine de Nancy.
Cette paroisse a pour patron Saint-Martin.
http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/1_navigation.php#

Paroisse où mes ancêtres PETIT, charrons de père en fils, sont passés, pour y trouver travail, venant de la forêt de la Reine, et se dirigeant, les générations suivantes, vers Commercy.

C'est aussi le lien où je perds la trace d'un de mes ancêtres fétiches, Jean PETIT, maître charron.
Né et baptisé à Andilly (54) en 1709, il s'est marié 3 fois, respectivement avec:
- Marie MAXE ou MAXEY (mariage non trouvé: Ménil-la-Tour?)
- Marie LEDOUX à Lucey (54)
- et Marie SALEUR, mon aïeule, à Toul, paroisse St Amand, en 1750.
Avec sa dernière épouse, il s'est établi à Ménil-la-Tour puis à Mandres-les-quatre-tours à partir de 1760...

Il est décédé entre:
- 1766, naissance de son dernier enfant,
- et 1774, mariage de sa fille Marguerite, dans lequel il est déclaré comme décédé.

Je n'ai trouvé son acte de sépulture:
- ni à Mandres,
- ni à Andilly,
- ni à Ménil-la-Tour,
- ni à Royaumeix où il a vécu,
- ni à l'hôpital général de Toul,
- Rambucourt (55) où s'est établi son fils,
- Beaumont (54), village voisin.

Cet article se finit ainsi en lançant une bouteille à la mer pour savoir ce qui a bien pu arriver à Jean Petit...Est-il décédé dans la forêt de la Reine en allant chercher du bois dans l'exercice de sa profession? Est-il décédé dans un autre hospice?
Mystère ou épine généalogique à résoudre...

Ci-dessous, sa "ligne de vie" généalogique...


jeudi 7 novembre 2013

Les déboires et le quotidien des vicaires et des matrones de Mandres...

Bienvenue à Mandres-aux-Quatre-Tours, paroisse de Meurthe et Moselle (ancien département de la Meurthe avant 1870) à la lisière de la forêt de la Reine, et du département de la Meuse.
Entre côtes de Meuse et côtes de Moselle, nos aïeux lorrains voyageaient beaucoup de village en village.

Mandres n'est qu'un endroit de passage pour mes ancêtres PETIT, charrons de père en fils, mais comme une génération y est née, je me devais de m'y arrêter quelques instants.

C'est ce que je fis en cette fin de semaine de la Toussaint pour me remettre à la lecture de registres paroissiaux. Cela faisait fort longtemps que je n'étais pas retourné à la lecture de ces registres pour vérifier les sources et surtout y découvrir de nouvelles informations.
Les vicaires de Mandre(s) ne sont pas les plus loquaces mais certains commentaires valent le détour.

Aux lendemains d'Halloween et de la fête des Morts, les vicaire...ou curés... nous informent de temps en temps des causes de décès:

A Mandres, je demande donc le vicaire Choulasel :

Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832 

 "Lan mil sept cent quatre vingt trois le quinze
decembre a huit heures du soir, est morte a
l'age de soixante deux ans munie de l'extreme
onction n'ayant pu recevoir l'Eucharistie
a cause des vomissements ...francoise dorotée hormont
epouse de Mr Charles francois Charlot avocat au Parlement
residant à Mandre, et a été inhumée le dix sept
dans le cimetiere de cette paroisse avec les ceremonies
ordinaires en presence de Mr L'abbé Charlot
son fils prête doyen de la communaute de St
Sébastien à Nancy de Mr Joseph Louis Charlot
son fils avocat à Nancy de Mr Francois Noël
son gendre avocat à Commercy
Choulasel Vic(aire) de Mandre"

Le vicaire Colby nous signale, quant à lui, les raisons d'une inhumation soudaine et accélérée:


Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832 
"L'an mil sept cent quatre vingt neuf le onze novembre
à six heures du soir est décédée en cette paroisse
munie des sacrements agée de quarante six ans
Barbe Curien veuve de Claude Dieudonné vivant
cordonnier habitante de Mandre et pour cause de
putrefaction son corps a été inhumé le lendemain
à quatre heures du soir dans le cimetière du...
avec les cérémonies ordinaires par moi curé
soussigné en présence de Francois Dieudonné aubergiste
à Beaumont son beau frère et de Jean Pierre
Blansey laboureur à Beaumont son cousin
lesquels ont signé avec moi curé, lecture faite
et Claude Etienne Dieudonné son fils jeune garçon
demeurant à Mandre, lecture faite
Colby vic. de Mandre

...bon appétit...

Mandres : carrefour de l'Europe?

Au cours de ma lecture, je tombe sur l'acte d'inhumation suivant:

Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832 
"Lan Mil Sept Cent Soixante et douze le vingt huit janvier est décédé
en cette paroisse Antoine Maris agé dEnviron trente cinq ans Turc
convertis de la ville de Constantinople mandiant par le pays et a été
inhumé le même jour dans le cimetière de ce lieu avec les ceremonies
ordinaires en presence de Claude Dieudonné et d'Antoine picquot qui ons
signées avec moi signé sur lorriginal"
Pillement Curé de Mandre

Mais qu'est-il venu faire à Mandres...? avait-ill une épouse lorraine...?

Un prêtre réfractaire et réprimandé! La rigueur lorraine a sévit!

Lisant de la fin vers le début du registre, j'arrive sur la page de fin d'une année mentionnant la somme dûe par le curé de Mandres de l'époque, Me Joly

Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832 
 Il y a lieu de condamner Me Joly curé
de Mandre à dix livres d'amende pour
etre contrevenu aux arrets de reglement
concernant les actes de baptemes mariages
et sepulture ; n'ayant au surplus ausune
observation a faire sur l'acte de sepulture
du Sr Lombard
Georges des Aulnois


Il m'a suffit de tourner une page pour en connaître la raison (je n'ai pas retranscrit le tout mais seulement certains passages)

Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832 
 "Ce jourd'hui quatorze janvier mil sept cent quatre vingt dix
nous rené françois auguste Mallarmé conseiller assesseur civil et
criminel au baillage royal de pont a mousson commissaire en cette
part, en procedant a l'examen et verification des registres de la 
paroisse de Mandre aux quatre tours, beaumont et hamonville annexes
et dépendances de la ditte paroisse de Mandre, Relativement aux
différentes ordonnances, et notamment en exécution des arrets de reglement
du trois fevrier mil sept cent quarante sept, quinze juin mil sept 
soixante quatre, onze janvier mil sept cent soixante et qua
torze et du trois mai mil sept cent quatre vingt trois, qui prescrivent
les formalités à observer dans les rédaction des actes de baptême
mariage et sepulture, Nous aurions reconnu et trouvés plusieurs
actes des différents registres où le celebrant aurait contrevenu
à la teneur des arrets dont s'agit en s'ecartant à diverses fois, des
formalités prescrites : et d'abord dans l'acte de mariage.......l'age du futur n'est pas encore enoncé ni sur un ni sur l'autre registre, scavoir s'il est majeur ou mineur
2° sur l'un des registres......l'addition necessaire ecrite à la marge par renvoi
contenant ces mots (resisant à St Mihiel) se trouve signée du curé 
seul et non pas de tous ceux qui ont comparu audit acte..."
Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832 

Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832 

Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832 
"finalement nous avons reconnü que tous les actes de l'un
des registres de l'annexe de hamonville n'éetaient pas ecrits de
suite et sans aucun blanc depuis les premier janvier jusqu'au
trente un decembre suivant, attendu que la page recto du 
feuillet premier dudit registre a été laissée en blanc pour les
deux tiers Au surplus avons reconnu les autres actes contenus et dits
registres conformes aux ordonnances et arrets cités, ordonnons en 
conséquence que le present proces verbal que nous avons dressés en
exécution des arrets dont s'agit sera remis es mains du procureur
du roÿ pour etre pris par lui les requisitions tendants à la peine
portée par les dittes ordonnances et arrets..."
Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832 
"vü par nous le present procès verbal ensemble les conclusions
du procureur du roÿ, nous avons condamnés  ... joly curé de mandre
a dix livres d'aumone applicable au pain des prisoniers de cette
ville pour etre contrevenu aux arrets de reglement concernant les actes
de baptëme, mariage, et sepulture ordonné que la presnete soix
executée et signifiée a requete et diligence du procureur du roÿ
...la chambre du conseil de pont a mousson le dix fevrier
mil sept cent quatre vingt six"


Monsieur le curé de Joly n'a qu'à bien se tenir. C'est la première fois que je tombe sur ce genre de compte-rendu, et vous? Est-ce une spécificité lorraine? je ne pense pas...

Une matrone..., une!  élue par ses paires de Mandres...

Source: AD 54 Cote 5 Mi 342/R 2 1765/1832 

Cette fois-ci, la matrone n'est pas une ancêtre, mais pour faire plaisir à notre sorcière "généalogiquement notre" alias Lulu Sorcière, je fais état d'une élection de sage-femme dans la paroisse de Mandre en 1768 ; ainsi soit-il :

"Ce jourdhuy vingt et un fevrier mil sept cent soixante huit Marie Soulier
veuve de Nicolas Gilbert de cette paroisse agée de cinquante ans, a été elüe
dans Lassemblée des femmes à la pluralité des suffrages et a preté le serment
ordinaire entre mes mains conformement au rituel du diocese.
Pillement Curé de Mandre..."

Encore une, qui je l'espère, a bien été formée à sa future mission...