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samedi 28 juin 2014

W comme Woëvre, plaine où vécurent mes aïeux #challengeAZ

La plupart de mes ancêtres paternels sont originaires de la plaine de la Woëvre ; plaine où ils sont nés, se sont mariés, ont travaillé...Ils me donnent d'ailleurs, toujours du fil à retordre, pour les retrouver. Mais c'est ce qui fait le sel de la généalogie.

C'est un paysage et une région que je ne maîtrise pas.
Cependant, grâce au site Internet du conseil général de Meurthe-et-Moselle, je vais vous présenter tout d'abord la plaine avant quelques-uns de ses villages qui ont vu passer la majorité de mes ancêtres.


La Woëvre forme une vaste dépression reposant sur les couches de marnes et d’argiles du Jurassique. Elle dessine une plaine humide au relief très peu marqué, limitée à l’est par le plateau calcaire sec de Haye et dominée à l’ouest par les reliefs puissants des Côtes de Meuse. Elle s’allonge ainsi de la vallée de la Chiers au nord (Meuse), jusqu’à Neufchâteau au sud (Vosges) sur plus de 120 km, présentant des paysages ruraux ponctués d’une multitude d’étangs et de forêts humides.Dans le département, l’unité de paysage de la Woëvre comprend les franges orientales de la plaine. 
Elle reste étroite et découpée dans sa partie nord (à l’ouest du Pays-Haut) pour s’élargir dans sa partie sud atteignant 13 km de large environ au nord de Toul. La plaine étroite qui se prolonge au sud de Toul, intimement liée à la côte, est raccrochée à l’unité de paysage des Côtes de Meuse

La Woëvre, une plaine humide défrichée et drainée
Hormis le pied des Côtes de Meuse, mis en culture dès l’époque romaine pour la vigne, la plaine de la Woëvre est longtemps restée un territoire marécageux et forestier, l’occupation humaine étant fortement entravée par les marais. Les vastes forêts et boisements qui émaillent la plaine de la Woëvre sont ainsi les vestiges de la lente conquête de l’agriculture sur l’eau et la forêt.
Au Moyen-Age, les communautés religieuses (notamment les abbayes de Saint-Benoît, Gorze et Rangéval), les Comtes de Bar et les Ducs de Lorraine entreprennent de lourds travaux de défrichement et d’assainissement des marais, colonisant peu à peu la plaine. 
Des étangs sont créés en lieu et place des marécages. Les terres ainsi gagnées sont mises en pâture et les étangs deviennent des réserves de poisson. Le drainage des terres se poursuit, notamment après la guerre de Trente Ans (XVIIe siècle), permettant la culture du blé qui se généralise, et qui fait de la Woëvre le « grenier à blé de la Lorraine ».
Peu riche en minerai, la Woëvre ne subit pas la fièvre industrielle qui touche la Lorraine aux XIXe et XXe siècles et reste un territoire rural de polyculture-élevage ; ses forêts sont préservées de la surexploitation.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’intensification des pratiques agricoles et le drainage systématique des terres agricoles transforment les paysages de la plaine, généralisant par endroit les grandes cultures et simplifiant les paysages. Toutefois, les prairies se maintiennent dans les zones les plus humides et les exploitations laitières, garantes de la diversité des paysages, bien que connaissant des difficultés économiques, parviennent à se maintenir.


ANDILLY

Des horizons boisés dessinés par les reliefs puissants des Côtes de Meuse
© Agence Folléa-Gautier Paysagistes-Urbanistes - Conseil Général 54
Les reliefs boisés des Côtes de Meuse dessinent l’horizon sombre de la Woëvre à l’ouest - Andilly

Andilly se trouve au nord de Toul (54).
C'est notamment de ce village, que sont originaires mes aïeux dont je porte le patronymes, les PETIT, charrons de pères en fils (ci-dessous la liste des ancêtres ayant un lien avec cette commune).



GROSROUVRES

27 évènements familiaux ont eu lieu à Grosrouvres, d'après mon logiciel, sur une période allant de 1699 à 1871. A ce titre, elle mérite donc d'être mentionnée!


MANDRES-AUX-QUATRE-TOURS

Commune que j'ai évoqué dernièrement, dans le cadre du présent challenge (lien vers l'article).
Mandres est à considérer comme une ville de passage pour mes ancêtres, sur leur chemin entre Toul et Commercy. Cela se voit sur la période qui s'étend de 1761 à l'an XI.

MANONCOURT-EN-WOEVRE

Manoncourt est une des communes sur laquelle je dois passer plus de temps. Elle est le lieu d'origine des LEMAIRE et BAUDOIN.


NOVIANT-AUX-PRES

Noviant a vu passer mes ancêtres DAVRAINVILLE et semble être également la commune d'origine des PIQUOT.


ROYAUMEIX

Cette commune est très importante dans ma généalogie puisqu'elle est présente sur plusieurs branches paternelles, et notamment sur les patronymes suivants:
- COLLOT
- GILLET
- BURTé
- MARON
- POINçOT (Poinsot)
sur une période allant de 1691 à 1835.


© Agence Folléa-Gautier Paysagistes-Urbanistes - Conseil Général 54
Village installé sur un léger pli du relief - Royaumeix


Sources:
- Wikipédia
- http://vivrelespaysages.cg54.fr/la-plaine-de-la-woevre.html

mardi 3 juin 2014

D comme Dominique SYMIAND, un montagnard devenu lorrain #challengeAZ

Mon ancêtre meusienne, Marguerite SIMEANT, née le 29 janvier 1705 à Fréméréville-sous-les-côtes, village de la plaine de Woëvre, est la fille de Dominique et Lucie CASSETTE (ou CASSOTTE).

Son patronyme varie beaucoup, selon les années et le curé qui officie dans la paroisse:
Simian, Simiand, Sumian, Siméant...
Le plus souvent, ces différences d'orthographes viennent d'une retranscription phonétique variant suivant l'oreille du curé. Cela rejoint d'ailleurs mon article du challenge A à Z de l'année 2013 portant sur l'orthographe du patronyme.

Ses parents, Dominique SIMIAND et Lucie CASSETTE, se sont mariés à Fréméréville quelques années auparavant, le 28 novembre 1702 très exactement.

Archives Départementales de la Meuse - page 44 -  FREMEREVILLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures
1685-1759    Cote E dépôt 145 (1 E 1)
 "Lan mil sept cent deux le vingt huitième (---?) de ladite année
après avoir publié cy devant trois bans au prosne de la messe
paroissial (---?) la première lonze le second le dix neuf 
et le troisième le vingt cinq dudt. mois entre dominique symiand
fils de demenge symiand et de Marguerite arnould paroissien
de St Laurent du Cros diocèse de gap ledit par sa legalization receue
a l'ordinaire de Toul
et Lucie Cassotte originaire daulnoy
en pertois dont ... ont ..........aussi audit lieu....
et par attestation de monsr(monseigneur) ... dudit lieu a daté du sept
nbre de laditte année sans qu'il y ay eü opposition ny empechement"...


Archives Départementales de la Meuse - page 44 -  FREMEREVILLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures
1685-1759    Cote E dépôt 145 (1 E 1)
"quelconque Je soussigné Jean Thirtion pretre et curé de fréméréville
ay recü leur mutuel consentement et leur ay donné la
benediction nuptial avec les ceremonies ... par la
sainte Eglise en présence de guillaume et honoré Joussoud
cousins germains du dit dominique qui ont signés avec moy
à l.... de son pere et de sa mere......"
Archives Départementales de la Meuse - page 44 -  FREMEREVILLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures
1685-1759    Cote E dépôt 145 (1 E 1)
Lors de mes recherches pour cet article, je n'ai pas trouvé trace de la profession exercée par Dominique SYMIAND. Comme pour les articles à venir, je me suis demandé quelle pouvait être la raison de sa venue en Lorraine, à des centaines de kilomètres de Saint Laurent du Cros, paroisse des Alpes?

Ne pouvant disposer de recensements de cette époque, je me suis penché sur les témoins.
En effet, pour un "étranger" de la paroisse, Dominique dispose tout de même de deux cousins germains présents à son mariage.
J'ai alors trouvé, grâce à +Geneanet , et en vérifiant sur le site Internet des archives départementales de la Meuse, des informations sur ses deux cousins.
Guillaume et Honoré JOSSOUD sont tous les deux établis et mariés avec des enfants à Mécrin, proche de Fréméréville.
Là encore, je ne leur ai pas trouvé de profession.
Toujours est-il que leur patronyme semble originaire du département du Rhône.

Je peux alors supposer que Dominique SYMIAND est venu travailler ou rejoindre ses cousins en Lorraine? Pour fuir les famines qui ont sévies entre 1692 et 1694?

L'épouse, Lucie CASSETTE, n'est pas non plus originaire de la plaine de Woëvre, mais d'Aulnois en Perthois, village meusien proche de Bar-Le-Duc.
Grâce aux signatures présentes à la fin de l'acte de mariage, j'ai repéré un Estienne Moriot.
J'ai découvert grâce à Family Search qu'il s'était marié en 1692 à Fréméréville avec Marguerite CASSETTE, qui semble être la soeur de notre mariée.

Nos mariés se seraient sûrement rencontrés à Fréméréville grâce à leur famille respective.

Le prêtre nous indique la paroisse d'origine de Dominique, mais est-ce la réalité?

Eh bien oui! J'ai retrouvé l'acte de baptême de Dominique dans la paroisse de Saint Laurent du Cros en date du 8 janvier 1776, comme suit:
  page 25 Archives en ligne Hautes-Alpes Saint-Laurent-du-Cros Baptêmes, Mariages, Sépultures 3 E 6682 (GG 1)

1674-1678
 "Le huitieme janvier mil six cent septante six
a esté baptise dominique Symiand fils
(naturel?) de dominique et de Mary Arnoul
...à feu anthomie? né le mesme jour ..parrain
Lauran arnou ..baillage de Tollon et...
Martin ...tous de St Lauran du Cros
...les dit aman n'ont ..."

Encore des découvertes à venir?

Merci d'avance pour vos aides en retranscription