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mardi 9 janvier 2018

De nouvelles découvertes pour l'épineuse et mystérieuse Catherine #épine généalogique

Pour commencer cette nouvelle année, généalogiquement parlant, rien de tel qu'une épine généalogique pour remotiver un généalogiste à la déroute.

C'est ce que propose le blog "Des branches" en créant un blog dédié aux épines généalogiques: "Le verger aux épines".

Depuis mes débuts en généalogie, des mystères entourent certains ancêtres de ma généalogie.

C'est le cas de Catherine Monnet, mon aïeule.

Elle constitue une épine généalogique mentionnée d'ailleurs dans le Verger aux épines.

Mon dernier article qui lui était consacré, date de 2014: "Catherine Monnet, décédée sous un faux nom... à plus de 1000km".
Il était temps de réactualiser les données la concernant ; quelques découvertes ayant été faites depuis, mais les zones d'ombres subsistent.

Les étapes connues de sa vie
  • Sa naissance dans les Vosges
Catherine est née à Raon l'Etape le vendredi 12 février 1773 et baptisée le lendemain, du mariage de Pierre MONET et Catherine MANGEARD.
Son père, Pierre, était ouvrier dans une scierie à eau de Raon l'Etape, scieries qui se sont développées dans cette commune au confluent de la Plaine et de la Meurthe, en contrebas des Vosges.
  • Son mariage dans la Meuse
Catherine se marie le 25 brumaire de l'an VI (15 novembre 1797) avec Nicolas MORISOT, marchand boucher de Rigny la Salle, département de la Meuse.
Nicolas est alors déjà veuf d'Elisabeth Guillaume et divorcé de Jeanne Thiebaut (la raison du divorce restant à découvrir...) et est de 19 ans son ainé.
Catherine est elle âgé de 25 ans à l'époque, et était sa domestique. Elle a accouché d'ores et déjà d'un fils, François.
  • Pourquoi Rigny la Salle?
A son mariage, son témoin est François LECAPé, son oncle, aubergiste de la commune de Vaucouleurs et qui était le mari de Marie Anne Mangeard, tante maternelle de Catherine.

A sa majorité et aux lendemains de la Révolution, Catherine a sûrement rejoint sa tante maternelle pour y trouver refuge et travail.
  • La noyade de son époux
Cet épisode, déja traité dans un précédent post, fait ressurgir Catherine qui est témoin dans l'acte de décès de Nicolas Morisot du 13 fructidor an VII, qui s'est noyé au retour d'un jour de foire.
Catherine se retrouve ainsi veuve avec 1 fils en bas âge, et enceinte de mon ancêtre Auguste MORISOT, qui naîtra le 18 plûviose an VIII.

Est-elle restée seule, s'est-elle remariée...? Aucune piste.
C'est là que s'arrête la dernière trace de Catherine....jusqu'à...
  • Son décès dans les Pyrénées...sous un faux nom!
Son fils, mon ancêtre Auguste Morisot, devenu tailleur d'habits à Rigny la Salle, se marie le 21 février 1828 à Barbe FILIER.`
Dans l'acte de mariage, est évoqué son père, Nicolas, et bien évidemment sa mère Catherine, qui est dite décédée, à Nay, département des Basses Pyrénées.

L'officier d'état civil précise que Catherine est enregistrée dans les actes de décès de cette commune sous le nom de SENVILLE (ou Seuville) au lieu de son propre nom qui est Monet.
Pourquoi est-elle décédée si loin de son domicile? et surtout sous un faux nom?

Etait-elle recherchée?

Les premières pistes recherchées
  • Son acte de décès dans les archives départementales des Hautes-Pyrénées
Catherine décède le 14 décembre 1818 à Nay à 4 heures du matin sous le nom déclaré de SENVILLE, dans la maison de Bonneville.
Les déclarants ne sont ni voisins, ni de la famille.
L'acte permet de corroborer les informations mentionnées dans l'acte de mariage de son fils, mais sans éléments supplémentaires malheureusement.


  • Autre piste : la recherche de sa déclaration de succession
Isabelle Louradour (@genealogie64), présidente de l'association "Gen&O" (Généalogie & Origines au Pays Basque) a eu la gentillesse de rechercher aux archives de ce département si une déclaration de mutation après décès avait été effectuée.

Ma plus grande crainte s'est réalisée : Catherine n'avait pas de biens donc pas de mutation, et donc d'héritiers à recherche et à déclarer ! Malheureusement cette piste se ferme.
Si Catherine s'était remariée, son époux aurait été évoqué dans la déclaration ou dans son acte de décès.
  • Piste éventuelle : qu'est devenu son 1er fils : François Morisot, né en 1797 ? 
François Morisot était né le 11 août 1797 alors qu'elle n'était pas encore marié à son patron, père naturel de l'enfant.

François l'a peut-être accompagné dans son périple? Qu'est-il devenu?

En recherchant sur les tables décennales, j'ai découvert qu'il est décédé le 7 octobre 1805 à Vaucouleurs, commune voisine de Rigny-la-Salle, et sous-préfecture.
L'oncle de Catherine, qui est alors cabaretier dans la commune, est mentionné comme témoin dans l'acte.

Récapitulons:
- En 1805: Catherine semble vivre à Vaucouleurs
- En 1818, elle décède à 1000 km de là
= que s'est-il bien passé pendant ces 13 ans....?

Les premières découvertes
  • Une première avancée: FILAE et la découverte de publications de bans !
En début d'année dernière, je me suis abonné à FILAE.
Je fais alors une revue rapide des ancêtres et quelques rapides recherches.
C'est alors que je saisis "Catherine Monnet" et là: bingo !
Les résultats me donnent des publications de mariage à Rigny en 1807 avec un certain Dassonville.


Les publications de bans des 15 et 22 février 1807 mentionnent un mariage à venir entre Pierre Louis Joseph DASSONVILLE, chasseur à cheval au dépôt du 13ème régiment, en garnison à Belfort, et Catherine MONNET.

Je me mets alors en quête de l'acte de mariage en lui-même mais aucun résultat, même avec les variantes phonétiques.
J'en déduis provisoirement que le mariage n'a peut-être pas eu lieu...vu la distance.
  • Une deuxième avancée: un remariage...à Belfort !
C'est alors, que suite à la publication de mon épine sur le blog "le verger aux épines", une généanaute, membre du groupe de généalogie sur le Berry, Cendrine, m'envoie un message.

"Bonjour Benoit, je viens de voir passer ton épine généalogique sur Catherine Monnet.
Et donc un petit cadeau en cette période de fêtes, Catherine Monnet s'est remariée le 30 mars 1807 à Belfort (Territoire de Belfort) avec Joseph DASSOUVILLE !!! Je viens de voir que sur ton arbre tu n'avais que le ban !!! Champagne"


  • Catherine est-elle vraiment décédée sous un faux nom ?
Elle décède dans les Pyrénées sous le nom de Senville: n'était-ce pas un diminutif de Dassonville...?


  • Recherche sur le régiment de Pierre Louis Joseph Dassonville: le 13ème régiment de chasseurs

J'ai trouvé l'historique du 13e régiment de chasseurs et des chasseurs à cheval de la garde écrit par P. Descaves.
En page 37, sont mentionnées les villes étapes du régiment:
- le 23 octobre 1805, la garde est à Vaucouleurs...: comme par hasard! Catherine y était lors du décès de son fils en 1805.
- Le 1er février 1806, la garde est à Colmar (Haut-Rhin)
- puis à Rouffach (68) le 1er juillet de la même année
- et à Belfort du 1er octobre 1806 au 6 octobre 1811.
Cette dernière étape explique que les amoureux transits s'y soient mariés.


  • Recherches d'enfants sur Colmar et Belfort, mais je n'ai rien trouvé....
  • Autre découverte: Pierre Dassonville se remarie en 1822 à Lille, sa ville d'origine avec Catherine Joseph DEVINCK
  • Pierre Dassonville décède à Lille en 1849 à l'âge de 73 ans, et exerçait le métier de vernisseur.


Conclusion: que d'épisodes et de découvertes!

Si je récapitule:

En 1805: Catherine semble vivre à Vaucouleurs
En 1807: mariage avec Pierre DASSONVILLE à Belfort
De 1807 à 1811: je suppose qu'ils sont restés à Belfort...?

En 1818, elle décède à 1000 km de là, dans les Pyrénées

= que s'est-il bien passé pendant les 7 dernières années de Catherine...?

Découvrirai-je un jour pourquoi les Pyrénées sont devenues sa dernière demeure?

Chers lecteurs, pensez-vous à une autre piste?

Merci en tout cas de me lire...

vendredi 2 juin 2017

B comme Baptême accusation #challengeAZ

Pour cette deuxième lettre de l'alphabet, je mentionnerai un acte insolite déniché dans les registres du XVIIème siècle de la paroisse de Vaucouleurs dans la Meuse.
 
Le 17 janvier 1698, une précision peu commune apparaît dans un acte de baptême, voyez plutôt:

Archives en ligne de la Meuse
Vaucouleurs - élément 323 - 1670-1699 (2 E 546 (1))
Lien d'accès

"Barbe fille du sieur Lemot commis aux aydes accusé
par la mere de Therese Lambert baptizée le dix sept janvier
a eu pour parain Louis Cliqué manouvrier et pour Maraine
Barbe Mangin qui ont déclaré ne Scavoir signer. Signé Jean Lagny
N. Didier."
 
C'est la première fois que je vois ce type de mention dans un acte de baptême.
 
Savoir si le sieur Lemot, accusé, est le véritable père, est un autre sujet.
En tout cas, la grand-mère maternelle de la baptisée a tenu à ce que l'élément soit bien mentionné par le curé de la paroisse.

Avez-vous déjà rencontré ce genre de mention?

dimanche 14 septembre 2014

Les LARIERE de Vaucouleurs, marcaires alsaciens? suisses? épine généalogique

Ce 3ème épisode est la suite de l'article consacré à Etienne FARNY, marcaire de Vaucouleurs dans la Meuse.

Aujourd'hui, je vais vous parler de son épouse, Agatte ALERY.

D'après son acte de sépulture du mercredi 19 avril 1752 à Rigny-la-Salle (Meuse), Agathe est décédée à l'âge de 90 ans, et serait donc née aux alentours de 1662.


"L'an mil sept cent cinquante deux Le dix neuvième jour du mois
d'Avril est décédée en cette paroisse Agathe Hallerie veuve
de de deffunt Estienne Farnier agée de de
Environ nonante ans après avoir esté confesse ayant receü le saint
....et L'extrême onction son corps a été inhumé Le lendemain
dans le cimetière de cette paroisse avec toute les ceremonies accoutumées
par la Sainte Eglise en presence des parens et temoins qui
ont signés avec moi.
Le febvre Curé
J Thiebaut
Nicolas farnier
Bartjelemy Estienne"

L'orthographe de son patronyme est sans cesse différente à travers les années.
Celui-ci peut s'écrire:
ALERY
HALLERIE
HARLIN
HARLY
HALRIEU...

En fait, son patronyme est LARIèRE.

C'est d'ailleurs l'orthographe choisie lors du mariage de sa fille Agathe Farny avec Nicolas Ribisé en 1710 à Vaucouleurs.

Cela concorde avec l'ensemble des marcaires LARIERE présents dans le lieu-dit de La Voivre à Vaucouleurs.
Il suffit d'un curé malentendant et d'un accent pour changer et alterner les syllabes.

Encore une famille de marcaires...après les VIBRAC (Vinbiac ou Ribisé?), les FARNY (suisses?), voilà mes ancêtres LARIERE qui étaient tous dans le même hameau...

Qu'ai-je trouvé sur les LARIERE? qui je suppose sont de la même famille:

- Gaspard LARIERE, marcaire, marié à Catherine Deville,
- Françoise LARIèRE, femme de Melchior DEVILLE, marraine de Barthélémy FARNY, fils d'Agathe, en 1710 à Vaucouleurs,
- Barthélémy LARIERE, parrain du même Barthélémy Farny,
- Sa femme, Marie DEVILLE, marraine du petit Nicolas Farny, en 1710.

Ce dernier, Barthélémy LARIERE, marcaire également à La Voivre, se fiance le 13 mai 1710 avec Marie DeVille à Vaucouleurs :
Archives départementales de la Meuse - pages 165 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
 "L'an mil sept cent dix le treize mars après avoir cy devant publié trois
bans au prosne de la messe paroissiale entre barthélémy Lariere
marcaire de La Voyvre fils de feu Nicolas Lariere et de Catherine Tanne
de la paroisse de Fallerin dioceze de Strasbourg et entre marie de
ville fille de melchior de ville aussy marcaire et de francoise Lariere"
Archives départementales de la Meuse - pages 165 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
"de Lavoyvre dautre sans quil y ait eu aucun empechement ny opposition
Je Sebastien Huon vicaire de vaucouleurs ai receu leurs
mutuelles consentements de mariage et leurs ait donné
La Benediction nuptiale avec les Ceremonie prescrites
par la Ste Eglise en presence de gaspard Lariere
Nicolas et Jean les didier qui se sont soussignes comme
temoins avec moy Lépoux et lepouse ayant declaré ne scavoir
signer"

Les LARIERE seraient d'origine alsacienne, mais je n'ai pas trouvé le nom de la paroisse mentionnée...
Si un de mes lecteurs a une idée...?

Un des témoins, Gaspard Larière, est peut-être un cousin, car il n'a pas les mêmes parents lors de son mariage à Vaucouleurs le 17 avril 1708 avec Catherine de Ville.
Aussi marcaire de La Voivre, il est le fils de Paul LARIERE et Didière NAIR.
Aucune mention de son origine n'est indiquée.

Un autre LARIERE s'est marié en 1711 à Neuville-les-Vaucouleurs, commune également situé à côté du hameau de La Voivre:
Archives départementales de la Meuse - Page 77 - NEUVILLE-LES-VAUCOULEURS > 1693-1712 Cote E dépôt 288 (1 E 2)
"Lan 1711 le 29 jour du mois de 9bre apres avoir publié cy devant un
ban au prosne de la messe paroissialle le dimanche 15 dud mois entre
Jean Larrier Suisse de nation canton de Marback paroisse dautray
avec la permission de Monsr L'official de Vaucouleurs cy jointe et
Claudette Devouton veuve de feu Claude Matthieu de cette paroisse
sans qu'il y ayt eu aucun empechement ny opposition Je Jannin
pretre curé de Neuville soussigné en consequence de la dispense
obtenue des autres bans accordée par monsusd. official de
Vaucouleurs le...jour dud. mois de 9bre ay receu leur mutuel
consentement de mariage et leur ay donné la bénédiction nuptiale avec
Les Ceremonies prescrites par la Ste Eglise En presence de gaspard Larrier
Jean Delouze et des... tesmoins et parent qui ont signés avec
nous"

Les Larrier pourraient donc être suisses.
Cependant, si j'ai bien trouvé la commune de Marbach en Suisse, celle-ci n'est pas un chef-lieu de canton, et surtout, elle est située dans un canton alémanique!
Mystère....

Je vous remercie à l'avance pour vos suggestions, fidèles lecteurs!




Les FARNI (Farnier) , marcaires suisses?


Suite à mon article sur mes ancêtres VIBRAC, marcaires de profession, je me penche aujourd'hui sur mes aïeux dénommés FARNIER.

Pour rappel, mon ancêtre Jean VIBRAC s'est marié le mardi 3 mai 1729 à Rigny-la-Salle (Meuse) avec Madeleine FARNIER.
Elle est dite fille d'Etienne et d'Agatte ALLERY.

A ce jour, je n'ai pas retrouvé son acte de baptême.
Elle est supposée être née aux alentours de 1703.

Qui sont ses parents?

Son père, Etienne FARNI (et non FARNIER) est mentionné dans l'acte de mariage d'Agatte FARNI, soeur de Madeleine, avec Jean RIBISé le 25 février 1710.
Etienne est alors présent et sa profession indiquée est celle de Marcaire.
Son lieu de résidence est celui de La Voyvre, écart de Vaucouleurs, que j'ai mis beaucoup de temps à retrouver. Heureusement, les cartes de Cassini m'ont été d'une précieuse aide.
Il est curieux qu'un marcaire, domestique qui s'occupe des vaches et du fromage dans les Vosges, se retrouve, dans la Meuse.

Etienne FARNI, avec son épouse Agatte ALLERY, ont eu, au  moins, une dizaine d'enfants:

- mon ancêtre, Madeleine FARNIER, née vers 1703
- Agatte FARNIER, mariée le 25 février 1710 à Vaucouleurs avec Nicolas RIBISé (VIBRAC),
- Antoine FARNIER marié le 11 février 1721 à Vaucouleurs avec Madeleine DEVILLE,
- MarieMarie FARNIER Mariée le 30 juillet 1730 à Rigny-la-Salle avec Claude ADENOPHE,
- Marie FARNIER Mariée le 18 janvier 1734 (lundi) à Rigny-la-Salle avec Pierre BERTE,
- Nicolas FARNIER ca 1710- Marié le 29 janvier 1737 à Rigny-la-Salle avec Anne Marguerite ETIENNE 1704-
Barthélémy FARNIER, né le 26 juin 1710 à Vaucouleurs, marié le 17 septembre 1749 (mercredi) , Ochey,54405,Meurthe-et-Moselle,Lorraine,FRANCE, avec Anne VOILQUIN 
- Jean FARNIER (1685-1750),  marié le 8 janvier 1716 (mercredi) à Rigny-la-Salle, avec Françoise FABIN (1690-1768),
Sébastienne FARNIER (1698-1786),  mariée le 3 janvier 1719 à Rigny-la-Salle, avec Alexis ETIENNE 1697-1754,
Catherine FARNIER (ca 1700-ca 1770),  mariée le 15 février 1729 à Rigny-la-Salle, avec François CHATELAIN ca 1695-/1755, mariée le 10 janvier 1757 à Rigny-la-Salle avec André COUSIN,
-  Joseph FARNIER 1712-1722
-   Gaspard FARNIER 1714-1715


Sur les arbres mis en ligne sur Généanet, certains cousins généalogiques mentionnent l'information suivante:
"Les farnier quittent leur région d'origine (la suisse) vers 1688. Etienne avec son épouse agathe Larriere ou Allery et un petit garçon de deux ou trois ans (Jean) s'installe à Rigny-la-salle comme Marcaire".

Mais là encore, pas de sources!
Je n'ai pas encore dépouillé toutes les tables, mais a priori, rien ne mentionne cet évènement.

Ce qui semble sûr est que Etienne FARNI (Farnier) et Agathe ALERY sont la base d'une lignée de fondeurs de cloches, comme le montre l'article écrit par M. Douche "La saga de la famille FARNIER".

Je le découvre, en rédigeant le présent article, mais M. Douche confirme mes dires :
http://www.clocherobecourt.webou.net/Robecourt/Images/General/Saga%20FARNIER.pdf
Par contre, rien sur l'origine suisse des FARNI.
Cependant, sur Geneanet, dans l'origine du patronyme, on peut lire ceci:
" Porté en Alsace et dans la Moselle, également présent en Suisse, semble correspondre à Fahrni (voir ce nom). Variante : Farni."

Le patronyme Fahrni:
"Originaire de Suisse alémanique, c'est sans doute un dérivé du verbe allemand "fahren" (= aller, conduire, passer), qui devrait correspondre aux noms Fahrer, Fahrner (= conducteur, passeur). Attention cependant : Fahrn peut être une variante de Farn (= fougère), et donc un toponyme.

Mes ancêtres Farni seraient donc alsaciens ou suisse d'origine.
Me reste à trouver le chaînon manquant entre la Suisse et Vaucouleurs.
FARNI, et non FARNIER : c'est ainsi qu'est finalement écrit le patronyme sur les registres de Vaucouleurs.

Le plus ancien acte trouvé à ce jour sur les FARNI est l'acte de baptême de Marie FARNY, fille d'Etienne et Agatte, baptisée à Vaucouleurs le 25 février 1707.
Archives départementales de la Meuse - pages 107 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
"Marie fille Legitime détienne farny marcaire de Lavoivre
et d'Agatte harlin son epouse née le vingt cinq et Baptizée
le vingt six feuvrier mil sept cent sept a eu pour parein
Michel Feuinder Jeune homme et pour maraine Agatte
farny aussy Jeune fille Laquelle seul a signé signé M.
Louis Laurent vicaire et Farny"

Etienne Farny est toujours mentionné comme marcaire de La Voivre.
Idem le 17 décembre 1709 lors de l'inhumation de sa fille Jeanne à Vaucouleurs.

Etienne et Agatte semblent vivre dans une communauté de marcaires, comme l'attestent les actes de baptêmes de Barthélémy et Nicolas le 26 juin 1710.
Archives départementales de la Meuse - pages 167 - VAUCOULEURS > Baptêmes, Mariages, Sépultures Cote 2 E 546 (2)
"Barthelemy et nicolas Enfant Jumeaux fils legitime d'Etienne
farny marquaire de Lavoivre et de agathe harly son epouse né
et Baptisé Le vingt six Juin mil sept cent dix ont eu pour parrein
Scavoir Led. Barthelemy pout parrein Barthelemy Larier et
pour marreine francoise Lariere femme de melchior deville
et Led. Nicolas pour parrein Vinbiac et pour marreine marie
de ville femme de Barthelemy Lariere tous marquaire qui
ont declaré ne scavoir signer. Signé M. Jean lagny curé de vaucoul."

Tous les témoins sont marcaires et tous sont liés à "mes" Vibrac, mentionnés dans l'article précédent, et notamment aux De Ville. Un Vinbiac est mentionné : s'agit-il de mon ancêtre Vibrac?

Quant aux LARRIERE, ils seront le sujet de mon prochain article...

samedi 13 septembre 2014

Les Vibrac, marcaires de Vaucouleurs et leur origine : une épine généalogique!

Un nouvel article dans "Mes Racines Familiales" pour vous présenter une partie de mes ancêtres lorrains, et plus exactement meusiens, originaires de la ville de Vaucouleurs ; même si nous verrons plus loin que les origines se discutent!

Mon ancêtre Nicolas VIBRAC, né le 7 mars 1730 à Rigny-la-Salle, à côté de Vaucouleurs, était le fils de Jean VIBRAC et de Madeleine FARNIER.
Jean et Madeleine, ses parents, se sont mariés au dit Rigny le 3 mai 1729.

Archives départementales de la Meuse page 215/221 Cote E dépôt 329 (1 E 2)
"Lan mille sept cent vingt neuf Le troisieme du mois de
Mai apres avoir ci devant publié trois bans de mariage
entre jean vibrac fils de deffunt jean vibrac et de feüe
Barbe des villes ses pere et mere dune part et Madeleine
farnier fille d'Etienne farnier et d'agathe allery ses pere
et mere sans que personne se soit opposé nï ....aucun
Empechement je Louis Joseph Le febvre pretre et curé de
Rigny la salle soussigné ai Reçu Leur mutuel Consentement
de mariage et Leurs ai donné la Bénédiction nuptiale et
les Ceremonies ordinaires en presence des Temoins soussignés
avec moy et l'Epouse, Epoux a declaré ne savoir signé."
Le Febvre curé de Rigny la Salle
Magdeleine Farnie
E...iene farni(e)
M. Corot
cuny françois
Bertelain

Leurs origines ne sont pas mentionnées et on peut ainsi supposer qu'ils sont natifs de Rigny.
Leurs actes de décès en 1762 pour Jean et en 1783 pour Madeleine n'indiquent aucune information à ce sujet, et je n'ai rien trouvé sur les tables de Rigny la Salle.

Mais où sont-ils nés?

La mention de leurs parents va me permettre, grâce à Geneanet et au site de dépouillement "Meuse-archive", de trouver la fratrie, leurs "collatéraux".

Les VIBRAC

Si je scrute les résultats sur Généanet, sans conteste, ils sont natifs de Vaucouleurs.

D'ailleurs, là encore, l'orthographe du patronyme est plus que changeante: Vibrac, Vibracq, Vibraque...et même Bibrac (comme dans l'acte de sépulture de Madeleine Farnier). A bien noter, car comme dirait l'autre, et cela vaut surtout en généalogie, le diable se cache dans les détails!

Sur Généanet, les adhérents partageant les mêmes ancêtres, mentionnent Strasbourg comme ville d'origine de Jean Vibrac le père?! Sans mentionner la source. Je veux bien avoir des origines alsaciennes, mais je n'ai trouvé sur aucun arbre, la source de cette information.

Bon..soit!

La fratrie supposée de mon ancêtre Jean (le fils):

- Barbe VIBRAC(que)
fiancée le 20 novembre 1720 à Vaucouleurs avec Claude OUDIN. Ceux-ci se sont mariés, toujours à Vaucouleurs le 4 décembre. Que nous disent les actes:
Archives départementales de la Meuse - page 330 1700-1720
Cote 2 E 546 (2)  
"L'an Mil sept cent vingt le vingt novembre Claude oudin
fils de feu francois oudin et de marguerite sauffrignon ses
pere et mere dune part et Elisabeth vicbrac fille
de feu jean vicbracque et de feu barbe vélasne ses pere
et mere dautre part ont été fiancé et se sont promis
mutuellement de se mariés ensemble au plus tard dans
quarante jours les quels promesses ont été reçues
et bénis par moy nicolas Bresson administrateur
En presence de Toussaint oudin Claude moinst et de
Nicolas Didier qui ont signé avec moy "

Je suppose que Barbe Vibrac est la soeur de Jean, même si le patronyme de la mère est passé de "Des villes" à "Vélasne".
Là encore, pas de mention de l'origine des époux.

- Un frère? Nicolas Vibrac:

Archives départementales de la Meuse - page 163 1700-1720
Cote 2 E 546 (2)  
 "Lan mil sept cent dix le vingt deux feuvrier Nicolas vibrac et
agatte farny se sont promis mutuellement de se marier ensemble et au
plus tost dans quarante jours Lesquelles promesse ont
esté reü et bénie par moy Jean Lagny curé de vaucouleurs
en presences de gaspard lariere marquaire et etienne farny
aussy marquaire de lavoivre qui se sont soussigné comme
témoins avec moy le fiancé et la fiancée ont declaré ne scavoir
signer"

Je suppose à ce stade que Nicolas est le frère de mon ancêtre Jean.
Cela est possible vu que Nicolas est également marié à une Farnier, dite ici Farni, et qu'un des témoins est Etienne farny comme le père de mon ancêtre Madeleine.

S'il s'agit bien de mon ancêtre Etienne Farnier (Farni), celui-ci serait marquaire, profession d'éleveur surtout rencontrée dans les hautes plaines vosgiennes.
Lavoivre est le lieu-dit de La Voivre, situé entre Vaucouleurs et Neuville.

Quelques jours plus tard, le vingt cinq février, Agathe Farni se marie.
Sauf que l'époux ne s'appelle plus Nicolas VIBRAC mais Nicolas...RIBISé...!?
Et après avoir vérifié les registres de Vaucouleurs, il s'agit bien du bon acte de mariage. Que nous dit-il?
Archives départementales de la Meuse - page 163 1700-1720 Cote 2 E 546 (2)

" L'an mil sept cent dix le vingt cinq février après avoir cy devant publiée un
Ban au prosne de la messe paroissialle entre Nicolas Ribisé (Vibisé) fils de
Jean ribisé et de barbe Villaine ses pere et mere de La paroisse
dautrin dioceze de Chamb.r..y (Chambéry?) et entre agatte farny fille d'Etienne 
farny marquaire de Lavoyvre et de agatte Lariere ses pere et mere dautre
sans quil y ait eu aucune empechement Je Sebastien Huon Vicaire de
Vaucouleurs en consequence des deux autres bans accordé par monsieur
L'official de Vaucouleurs le vingt deux dudit mois signé Caudebeccq ait
Receu leurs mutuelle consentement de mariage et leurs ais donné
La Benediction nuptialle avec les ceremonie prescrittes par la Ste Eglise
en presence d'Etienne farny gaspard LaRiere aussy marcaires Claude
dupont et nicolas didier qui se sont soussigné comme témoins avec moy
Vicaire"

 D'où vient ce changement d'orthographe entre les fiançailles et le mariage pour le patronyme du marié??
Nicolas et mon ancêtre Jean semblent avoir les mêmes parents:
- le père s'appelle Jean (Bon, ok, il s'agit du prénom le plus courant);
- le prénom de la mère est Barbe, même si l'orthographe de son patronyme est encore différente: Villaine, Velaine, DesVilles....

Si les 2 sont bien frères, cela veut dire que mon ancêtre serait originaire de Savoie si je pars du principe que le diocèse indiqué est celui de Chambéry! sauf que ce diocèse n'aurait été créé qu'en 1779!
Je n'ai pas trouvé le village d'Antrin sur Gencom...!

En marge de l'acte de l'acte, quelqu'un a inscrit en majuscules : ANTHY, qui se trouve effectivement en Haute-Savoie...

Quelqu'un a t-il une idée pour cette épine généalogique?

En 1712, Nicolas a eu, avec Agatte Farnier, un fils prénommé Jean.
Nicolas est alors dit marquaire de Burniqueville.
Nicolas exerçait donc le même métier que son beau-père, Etienne Farni.
Mais d'ailleurs, pourquoi des marcaires dans la Meuse, alors qu'il s'agit d'un métier des "dessus" vosgiens? ça c'est une autre histoire.

Un prochain article sera consacré aux FARNI.

Merci d'avance pour votre aide.