mardi 3 juin 2014

D comme Dominique SYMIAND, un montagnard devenu lorrain #challengeAZ

Mon ancêtre meusienne, Marguerite SIMEANT, née le 29 janvier 1705 à Fréméréville-sous-les-côtes, village de la plaine de Woëvre, est la fille de Dominique et Lucie CASSETTE (ou CASSOTTE).

Son patronyme varie beaucoup, selon les années et le curé qui officie dans la paroisse:
Simian, Simiand, Sumian, Siméant...
Le plus souvent, ces différences d'orthographes viennent d'une retranscription phonétique variant suivant l'oreille du curé. Cela rejoint d'ailleurs mon article du challenge A à Z de l'année 2013 portant sur l'orthographe du patronyme.

Ses parents, Dominique SIMIAND et Lucie CASSETTE, se sont mariés à Fréméréville quelques années auparavant, le 28 novembre 1702 très exactement.

Archives Départementales de la Meuse - page 44 -  FREMEREVILLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures
1685-1759    Cote E dépôt 145 (1 E 1)
 "Lan mil sept cent deux le vingt huitième (---?) de ladite année
après avoir publié cy devant trois bans au prosne de la messe
paroissial (---?) la première lonze le second le dix neuf 
et le troisième le vingt cinq dudt. mois entre dominique symiand
fils de demenge symiand et de Marguerite arnould paroissien
de St Laurent du Cros diocèse de gap ledit par sa legalization receue
a l'ordinaire de Toul
et Lucie Cassotte originaire daulnoy
en pertois dont ... ont ..........aussi audit lieu....
et par attestation de monsr(monseigneur) ... dudit lieu a daté du sept
nbre de laditte année sans qu'il y ay eü opposition ny empechement"...


Archives Départementales de la Meuse - page 44 -  FREMEREVILLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures
1685-1759    Cote E dépôt 145 (1 E 1)
"quelconque Je soussigné Jean Thirtion pretre et curé de fréméréville
ay recü leur mutuel consentement et leur ay donné la
benediction nuptial avec les ceremonies ... par la
sainte Eglise en présence de guillaume et honoré Joussoud
cousins germains du dit dominique qui ont signés avec moy
à l.... de son pere et de sa mere......"
Archives Départementales de la Meuse - page 44 -  FREMEREVILLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures
1685-1759    Cote E dépôt 145 (1 E 1)
Lors de mes recherches pour cet article, je n'ai pas trouvé trace de la profession exercée par Dominique SYMIAND. Comme pour les articles à venir, je me suis demandé quelle pouvait être la raison de sa venue en Lorraine, à des centaines de kilomètres de Saint Laurent du Cros, paroisse des Alpes?

Ne pouvant disposer de recensements de cette époque, je me suis penché sur les témoins.
En effet, pour un "étranger" de la paroisse, Dominique dispose tout de même de deux cousins germains présents à son mariage.
J'ai alors trouvé, grâce à +Geneanet , et en vérifiant sur le site Internet des archives départementales de la Meuse, des informations sur ses deux cousins.
Guillaume et Honoré JOSSOUD sont tous les deux établis et mariés avec des enfants à Mécrin, proche de Fréméréville.
Là encore, je ne leur ai pas trouvé de profession.
Toujours est-il que leur patronyme semble originaire du département du Rhône.

Je peux alors supposer que Dominique SYMIAND est venu travailler ou rejoindre ses cousins en Lorraine? Pour fuir les famines qui ont sévies entre 1692 et 1694?

L'épouse, Lucie CASSETTE, n'est pas non plus originaire de la plaine de Woëvre, mais d'Aulnois en Perthois, village meusien proche de Bar-Le-Duc.
Grâce aux signatures présentes à la fin de l'acte de mariage, j'ai repéré un Estienne Moriot.
J'ai découvert grâce à Family Search qu'il s'était marié en 1692 à Fréméréville avec Marguerite CASSETTE, qui semble être la soeur de notre mariée.

Nos mariés se seraient sûrement rencontrés à Fréméréville grâce à leur famille respective.

Le prêtre nous indique la paroisse d'origine de Dominique, mais est-ce la réalité?

Eh bien oui! J'ai retrouvé l'acte de baptême de Dominique dans la paroisse de Saint Laurent du Cros en date du 8 janvier 1776, comme suit:
  page 25 Archives en ligne Hautes-Alpes Saint-Laurent-du-Cros Baptêmes, Mariages, Sépultures 3 E 6682 (GG 1)

1674-1678
 "Le huitieme janvier mil six cent septante six
a esté baptise dominique Symiand fils
(naturel?) de dominique et de Mary Arnoul
...à feu anthomie? né le mesme jour ..parrain
Lauran arnou ..baillage de Tollon et...
Martin ...tous de St Lauran du Cros
...les dit aman n'ont ..."

Encore des découvertes à venir?

Merci d'avance pour vos aides en retranscription





lundi 2 juin 2014

C comme Crainvilliers, village d'origine de François MIROUEL #challengeAZ

Mon ancêtre François Mirouel s'est fiancé le 16 janvier 1758 à Catherine Laurent devant le prêtre de Gironville-sous-les-côtes, petit village de la Meuse, connu pour son église fortifiée.

Source: Sortir en Lorraine
Cette belle église est décrite sur le site bien documenté : "la Lorraine se dévoile".

Que nous dit l'acte de fiançailles de François et Catherine?
"L'an mil sept cent cinquante huit
le seize janvier, François Miroüel fils du Sr (Sieur)
françois Miroüel et de Damoiselle Marianne
Heuriot de la paroisse de Crainvillier d'une part
et Catherine Laurent fille du Sr Joseph
Laurent, et de M.lle Catherine Defoug
Marchand habitant de Gironville d'autre
part ; après avoir obtenû permission de
Monseigneur l'Evêque Comte de Toul de
fiancer la veille de leur mariage en datte du
trois janvier mil sept cent cinquante huit
se sont promis mutuellement de se marier
ensemble le plus tôt que faire se poura, et au
lendemain au plus tard ; Lesquels promesses
Et fiançailles ont reçëûs et bénies par moi
prêtre curé soussigné ; En présence du S.r
fançoic Mirouël pere du fiancé et du sieur
Pierre heuriot oncle et parrein dudit
fiancé, du S.r joseph laurent pere a la fiancée
et S.r Claude Laurent aussy pere a la fiancée
et du S.r Claude Laurent aussy son oncle qui
ont signé avec lesdits fiancé et fiancée avec moy."

Le fiancé est dit originaire de Crainvillier, ou plutôt Crainvilliers, paroisse se trouvant actuellement dans le département des Vosges, à côté de Contrexéville et de Vittel, à un peu plus de 100 km de Gironville.
Les parents sont qualifiés de Sieurs et Demoiselles : est-ce un signe de rang social? ; sûrement puisque Joseph Laurent, le père de la fiancée est dit marchand.
François Mirouel est peut-être venu à Gironville pour y faire des affaires et a connu sa future épouse?

Une autre explication peut être envisagée si on lit attentivement leur acte de mariage ci-dessous: 

Archives Départementales de la Meuse page 92/348 GIRONVILLE Baptêmes, Mariages, Sépultures 1743-1792 Cote E dépôt 156 (1 E 2)
 "L'an mil sept cent cinquante huit le
dix septième jour du mois de janvier, après
avoir cy devant publié un ban au prône de
la messe paroissiale le jour de l'Epiphanie de
notre seigneur sixième janvier present mois
les parties ayant obtenu dispense des deux autres
de Monseigneur l'Evêque Comte de Toul en
datte du troisième janvier mil sept cent cinquante
huit, Entre françois Mirouël fils du S.r françois
Mirouël, et de D'amoiselle Marianne Heuriot ses
pere et mere de la paroisse de Crainvillier d'une
part ; Et Catherine Laurent fille du S.r Joseph 
Laurent, et de D'amoiselle Catherine Defoug
ses pere et mere de cette paroisse d'autre part,
sans qu'il y aut eü aucun empêchement ny
oposition, Je soussigné Messire Maurice..."

Archives Départementales de la Meuse page 92/348 GIRONVILLE Baptêmes, Mariages, Sépultures 1743-1792 Cote E dépôt 156 (1 E 2)
"Mirouël prêtre curé de laditte paroisse de Gironville
ay reçû leur mutuel consentement de mariage, et
leur ay donné la Bénédiction nuptiale, avec les
cérémonues prescrites par la S.te Eglise, en presence
du sieur françois Mirouel père du marié, du 
Sieur Pierre heuriot son oncle et parrein du
S.r joseph Laurent pere a la mariée et de S.r
Claude Laurent aussy oncle de la mariée
témoins qui ont signé avec moi, de même que le
marié, et son épouse qui ont aussy signé."

Au regard du patronyme du prêtre qui est le même que celui du marié, je suppose qu'il est un frère, un oncle ou cousin, ce qui expliquerait le mariage de François à Gironville.

Après vérification, il se trouve que le curé, Maurice Mirouel, est l'oncle de François. 
Il est, en effet, né en 1707 à Crainvilliers, et est décédé à Gironville en 1790.

L'acte de décès de Maurice va d'ailleurs dans ce sens:
page 327 Archives Départementales de la Meuse page 92/348 GIRONVILLE Baptêmes, Mariages, Sépultures 1743-1792 Cote E dépôt 156 (1 E 2)
"Décédé en cette paroisse le six février
mil sept cent quatre vingt dix a dix
heures du matin apres avoir reçu les sacrements
de Penitence d'eucharistie et d'exterme
onction agé de quatre vingt trois ans dix
sept jours Maitre Maurice Mirouel
prêtre et ancien curé de Gironville
originaire de la Paroisse de crainvillier
son corps a été inhumé ...lendemain dans le
cimetiere de cette Eglise avec les ceremonies
ordinaires, en présence de Maitre Nicolas
Mirouel Pretre et Curé du dit Gironville
de françois Mirouel laboureur audit
lieu tous deux ses neveux Paternels qui
ont signé avec maitre Joseph Gerard Pretre
et Curé de vertuzey et de      qui a 
fait l'inumation et avec plusieurs autres
curés et pretres présens"
http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/1_navigation.php
L'écriture de cet article m'a permis de découvrir et de préciser la généalogie de ces aïeux.
Je suis toujours curieux de savoir comment mes ancêtres ont pu se rencontrer et dans ce cas précis, il semble bien que ce soit l'oncle prêtre qui ait été le lien. Après, il ne s'agit bien sûr que de suppositions.
A très bientôt pour la découvertes d'ancêtres voyageurs...

dimanche 1 juin 2014

B comme BONNIN Jean-Baptiste, berrichon décédé à Auberive (51) #challengeAZ

Je continue ce #challengeAZ en vous parlant  de Baptiste décédé loin de chez lui, thème de  ce challenge 2014.

Baptiste, comme il se dénommait dans les cartes postales envoyées à ses parents, était le frère de grand-mère Guiguite, mon arrière grand-mère, que j'ai connu, ou plutôt dont je me rappelle, même si j'avais moins de 10 ans.

Baptiste était son plus jeune frère.

Né le 18 juillet 1895 à La-Celle-Condé, petit village berrichon, jouxtant la ville de Lignières, dans le Cher, il était le fils de Michel Bonnin et Marie-Louise Daoût.
Archives départementales du Cher -La Celle-Condé - 1893-1899 3E 5437




Ma grand-mère m'avait indiqué lors de mes premières recherches généalogiques qu'il était décédé pendant la Première Guerre Mondiale.
J'avais alors découvert son nom inscrit sur le monument aux morts de La Celle-Condé.
En 1994, j'ai écrit au Ministère des Anciens Combattants et victimes de Guerre qui m'a de suite envoyé les renseignements sur les conditions de son décès.

Jean-Baptiste était soldat au 334ème Régiment d'infanterie, avec le matricule 643.
Il est mort pour la France le 9 novembre 1917au sous secteur Golfe près d'Auberline (Marne).

Ces informations sont confirmées par le site Internet Mémoire des Hommes, à ceci près, que son lieu de décès est Aubérive et non Auberline. Il était soldat de 2ème classe.
Site Mémoire des Hommes

Je ne donnerai pas plus d'informations que j'en ai déjà donné lors de mon dernier article sur Baptiste en février dernier (Ma participation à la Grande Collecte). J'ai ainsi pu découvrir qu'il avait été enterré non pas dans son Berry natal mais dans une nécropole nationale.
Collection personnelle - Benoît PETIT
J'ai décidé de réécrire sur Baptiste afin de faire partager les écrits d'une de ses cartes postales adressée à ses parents, et qui montre le quotidien d'un "poilu":
 
« Lundi 6 septembre 1915

Chers parents

Je viens passer un petit moment avec vous pour vous donner de mes nouvelles qui sont toujours très bonnes ainsi que tous les copains. Et je souhaite que ma carte vous trouve de même qu'elle me quitte. En ce moment je suis sans une « sape » en première ligne pendant que les obus sifflent et tombent pas bien loin de nous, mais il faut prendre courage et les laisser tomber, c'est au petit bonheur et la veine qui décide tout cela mais en attendant ce n'est pas bien gai de voir passer sa jeunesse dans des positions comme celles-ci.
Aujourd'hui le temps est un peu rétabli, l'eau ne tombe pas c'est le principal
Cher sœur, la vue que je t'envoie la, c'est la vie de Commercy pendant qu'il y en a qui se font casser la figure les autres chantent et vont au cinema le soir pour se désennuyer c'est pour cela que l'on a pas le temps de trouver le temps long les 8 jours qu'on y passe car on se dirait tous les jours à une fête
il faut le voir pour le croire que les gars de ville ne s'en font pas et ne trouvent pas le temps long eux
j'ai reçu des nouvelles des cousins Les Soumard et du cousin Abel de Montlouis aussi
tout le monde se dit toujours en bonne santé
je vois plus rien à vous dire
Je finis en vous embrassant bien des fois
Votre fils pour la vie
Bonnin Jean-Baptiste »

 

  Extrait Site Mémoire des Hommes - Fiche sépulture

Jean Baptiste BONNIN

Mort pour la France le 09-11-1917 (Auberive-sur-Suippes, 51 - Marne)

Né(e) le/en 18-07-1895 à La Celle-Condé (18 - Cher)

Carrière
Sépulture















vendredi 30 mai 2014

A comme Ardennes, département d'origine de Catherine PAQUY #challengeAZ

Pour commencer ce challenge A à Z 2014, j'ai choisi de parler de mon aïeul, Catherine PAQUY (PAQUIS), première épouse de Jean MANGEOT.

Sa fille, dénommée également Catherine, mon aïeule, est née à Loupmont, le 18 septembre 1801 (23 fructidor an IX) du mariage de Jean MANGEOT et Catherine PAQUIS.

Lorsque j'ai tenté de rechercher l'acte de mariage de ses parents, je n'ai alors rien trouvé. 
En 2009, pas de résultats non plus sur Généanet.

Le 30 mai 1813, décède Catherine PAQUIS à l'âge de 43 ans, dans sa maison, rue Haute de la Borne à Loupmont.
Lors de la déclaration de son décès au maire de l'époque, se présente comme témoin François LHUILLIER, âgé de 28 ans, tisserand, demeurant à Saint Agnant sous les côtes, village voisin, et mentionné comme beau-frère, à cause de Béatrix PAQUIS, son épouse.

Je me tourne alors vers l'état-civil de Saint Agnant et y découvre le 31 décembre 1810 le mariage de François LHUILLIER avec cette Béatrice PAQUIS, qui est présentée comme né en 1780 dans la commune de Matton-Clémency dans le département des Ardennes...à plus de 100 km de Loupmont et St Agnant.

Grâce aux archives en ligne du département des Ardennes, j'ai pu y découvrir dans la dite commune de Matton, le mariage de mes aïeux, Jean et Catherine. Mariage, difficile à trouver vu l'orthographe des patronymes. Je vous laisse le soin de lire leur acte de mariage ici-bas. Mais souvenons nous qu'il s'agit de la période révolutionnaire et que la plupart des officiers d'état civil remplaçant les prêtres, n'étaient pas très à l'aise avec la langue française.
Archives départementales des Ardennes - page 24/98 registre Matton 1792-an V
 "Ce jourdhuÿ douze frimaire Lan deux de La
république francoise et une  indivisibles a neuf
heure du soir devan moÿ Gobaire Louÿ officier publique
de mattin et clemencÿ du departement de ardennes elu
ce douze frimaire par le Conseil general de cette
commune pour contracter se acte de naissance mariage
et decès des citoiens son comparus en la maison commune
Jean Màgos fils Legitime de Charles Magos et
àgnes Tousseul son epouse paroise Loumont
departement des la meuse et Chaterine paquis fille
Les gitime des Jean paquÿ et de marie catherine
Michel se perre et merre de la paroisse de Clemency
despartement des ardennes lesquels son majeur et a été...
"
Archives départementales des Ardennes - page 24/98 registre Matton 1792-an V
 "fais publier leur promesse resiproque de futur mariage
a way carignan ce neuf frimaire dernier sans quil
y eut enpechemen des meme quil ont eye publié le neuf
du meme moÿ de frimaire dernier le dit promesse aient publié
Lesquels naient aucun enpechement avec son extrai
de batheme du futur livres du greffe de la municipalité
de Loumon en datte de lannée mil sept cent septante
deux le dix huitte juillet Lesquels futur à nous declaré
se prendres en mariage et je leur suivant La Loÿ du vingte
septembre de Lannée dernier prononcé quil son unis en
mariages le present actte redigé en presence de nicolas
tousseul et de jean pier Lacour et de jean Be morel
et de jean paquis Lesquels majeur demeurant à matton
Lesquel à nous signé avec nous en la recesse de la futur
Epouse nous a déclaré ne savoir ecrire avoir fait  …
des marie
X Catherine paquis
Jean mangeot
Nicolas tousseul
Jean Pierre Lacour
jean paquy pere de la futur epouse
jean bopismol
gobair loui officie bublique
"

Pour information, la commune de Matton est située à la frontière belge.
Carte de Cassini

La 1ère question qui me vient à l'esprit est de savoir pourquoi Jean Mangeot est allé si loin pour se marier...?

Resituons-nous à l'époque du 12 frimaire an II...c'est-à-dire le 2 décembre 1793 pour notre calendrier grégorien.
Le 21 janvier de la même année, Louis XVI est guillotiné, et les monarques européens en sont horrifiés.
La révolution française est une menace pour l'ensemble des monarchies, et le reste de l'Europe se coalise alors contre la France révolutionnaire.
En 1792, la Révolution décrète apporter "fraternité et secours à tous les peuples qui voudront recouvrer leur liberté". 
Après Valmy, les Français occupent la Savoie, Nice et la Belgique en 1793, jouxtant la paroisse de mon aïeule Catherine PAQUIS.
Source : Google Maps

Pour faire face au désastre de la guerre contre les monarchies européennes, la Convention ordonne en mars 1793 une levée en masse de 300 000 hommes, provoquant le soulèvement de la Vendée.

Le 5 septembre 1793, sous la pression des sans-culottes, Bertrand Barère, membre du Comité de Salut Public, demande à la Convention de mettre "la terreur à l'ordre du jour" afin de sauver les acquis de la Révolution.
La Constitution et les libertés sont alors suspendues! Le Comité de Salut Public, contrôlé par Robespierre, concentre tous les pouvoir et prend des mesures d'exception dictées par les nécessités et la pression de la rue : 
- seconde levée en masse,
- envoi de représentants munis des pleins pouvoirs dans les provinces et aux armées,
- fixation d'un prix maximum des denrées alimentaires,
- fermeture des églises...
Votée le 17 septembre 1793, la loi des suspects permet de traquer les "ennemis" de la Révolution.

Jean MANGEOT a-t-il fait partie des troupes destinées à se battre en Belgique? a-t-il connu son épouse à cette occasion?
Difficile à dire...
Son oncle Nicolas TOUSSEUL a quand même fait le chemin pour être son témoin.
Cet oncle, vigneron comme lui, était peut-être son tuteur, vu que son père, Charles, soldat invalide, était déjà décédé.
L'autre témoin, Jean-Pierre LACOUR est sans doute un ami, qui réside dans le département de la Meurthe.

D'après mes recherches, je n'ai trouvé aucun membre de sa famille habitant dans les Ardennes.

Un mystère de plus, mais l'essentiel est d'avoir retrouvé les racines de Catherine PAQUY.
Cela montre encore l'intérêt de rechercher les collatéraux en généalogie.


jeudi 22 mai 2014

Et de 2...avec le #ChallengeAZ 2014

 
Eh oui, ma participation est actuellement en préparation.
Même si j'avoue que je ne suis pas sûr d'arriver au bout, comme la plupart des participants, je vais essayer, encore cette année, de relever le défi.
5 articles sont préparés...un peu d'avance ne me fera pas de mal dans l'accomplissement de ce challenge.
Le premier challenge de ce type, l'année dernière, m'a permis de connaître mes erreurs ou les choses à améliorer:
- bien indiquer ces sources,
- toujours se relire,
- agrémenter son texte pour ne pas devenir ennuyant...
Tous mes articles sont d'ailleurs repris dans l'onglet "challenge A à Z" sur la page d'accueil du présent blog.

Durant ce challenge 2014, je vais vous proposer de me suivre ou plutôt de suivre les pérégrinations de mes ancêtres.
Ces ancêtres qui sont partis un peu peu plus loin, voire très loin de chez eux.
Pourquoi? pour le travail? pour des "épousailles"?
Je n'aurai pas forcément la réponse mais je compte sur votre assiduité et vos remarques, suggestions pour m'apporter des pistes nouvelles et faire disparaître certaines épines généalogiques.

Je nommerai ainsi le thème de ce challenge : "Partis loin de chez eux..."

A très bientôt au 31 mai 2014.

P.S. : tous mes articles et ceux des autres "généablogueurs" qui participeront à ce challenge seront repris et listés par Sophie Boudarel (La Gazette des Ancêtres), instigatrice de ce challenge sur:
- Facebook
- et FlipBoard