mercredi 6 novembre 2019

E comme Enfance à Euville #challengeAZ

Aujourd’hui, le E rime comme l’Enfance de ma grand-mère Huguette à Euville, dans la Meuse en Lorraine.
Il s’agit là aussi de penser à elle et de lui rendre hommage.
Rien de tel que quelques photos pour le faire.

La première photo montre la maison dans laquelle elle a grandi.
Elle est située rue des Prés à Euville.
C’est son grand-père maternel, Ernest JACOB, qui l’a construite vers 1905.
Elle existe toujours et les propriétaires actuels m’ont d’ailleurs contacté il y a quelques années pour donner des photos récentes de la maison suite à un article sur mon blog.
Sur la photo, ma grand-mère pose avec sa mère, Émilienne JACOB et sa grand-mère Juliette MORISOT.
Photographie personnelle - Benoît PETIT
La deuxième photo montre ma grand-mère posant dans le jardin de la même maison.
Cette fois-ci elle est adolescente.

Et vous? Avez-vous aussi des photos de vos aïeux durant leur enfance?

lundi 4 novembre 2019

D comme Danseuse #ChallengeAZ autour de l'enfance

Pour cette quatrième lettre, le #challengeAZ est toujours dans le thème de l'enfance.
La particularité aujourd'hui est que cet article sera également un hommage ou une pensée pour ma maman, Mireille, décédée il y a déjà 4 ans.

Je suis un amoureux des photos anciennes, et, tout comme les cartes postales, elles complètent à merveille l'arbre généalogique pour comprendre et connaitre nos aïeux.

Quand j'ai réfléchi au sujet de la lettre D, j'ai de suite pensé à ma mère et à cette photo récemment découverte.

Elle est au milieu des 3 jeunes filles.
Ma mère étant née en avril 1947, cette photo a du être prise dans les années 1950 à l'école primaire.
A cette époque elle devait résider à Foëcy, entre Bourges et Vierzon, dans le Cher.

Mes grands-parents y tenaient le restaurant de la gare, qui existe toujours.

PS "Dis maman: tu m'avais caché tes talents: toi qui me disait toujours que tu n'aimais pas danser ;-) "

Source: photographie personnelle de Benoît PETIT

Source: photographie personnelle de Benoît PETIT



dimanche 3 novembre 2019

C comme Conseil de Famille pour un bon mari... #challengeAZ

Julienne DEVOT (DEVAUX) est mon ancêtre à la 6ème génération.

Elle est née le lundi 17 avril 1843 à Nançay, commune solognote du Cher, à la limite du Loir-et-Cher et de la commune de Salbris.

A ses 18 mois, en novembre 1844, sa mère, Silvine RIVIERE décède à l'âge de seulement 35 ans.

Alors qu'elle a 6 ans, son père, Pierre DEVOT décède.

Julienne se retrouve alors sans parents, ni grands-parents.

Quid de sa prise en charge? et de son frère Pierre?

Grâce à la mise en ligne des recensements de Nançay, j'ai retrouvé sa trace en 1856. Elle se trouve être domestique chez Thomas JUMIAUX, dans la locature de Loinse.
La personne recensée se nomme Marie, mais il est très vraisemblable que ce soit Julienne: elle a 13 ans (ce qui coïncide avec sa date de naissance) et Thomas Jumeaux est celui qui a déclaré le décès de sa grand-mère Silvine DAVID: il y a donc un lien.
Source: AD18 Recensement Nançay 1856 Lien d'accès

Toujours dans le hameau de Loinse, je trouve une Julienne Deveaux, âgée de 15 ans...(bref, à creuser).

Pas de traces à ce jour jusqu'à son mariage en 1863 avec Antoine CHEVALIER.
L'acte de mariage faisait mention d'un contrat de mariage établi à Vierzon; contrat de mariage que j'ai recherché en 2011 aux archives départementales du Cher.
Ce même contrat de mariage contenait un document intitulé "Conseil de famille" qui m'en a appris beaucoup sur mon aïeule Julienne.

Ce document est un "bijou" pour un généalogiste car il donne beaucoup d'informations:
- sur la famille
- et la raison pour laquelle le conseil de famille se réunit: l'intérêt pour Julienne d'épouser Antoine...


Ci-dessous un extrait du document:


Conseil de famille du 16 mai 1863 concernant la mineure Julienne Devaux

Subrogé tutelle et autorisation à mariage à la mineure Sylvine devaux
Extrait des minutes du greffe de la justice de paix du canton de Vierzon (Cher)
L'an mil huit cent soixante trois, le seize mai, devant nous Etienne Poirier premier suppléant de la justice de paix du canton de Vierzon était assisté d'Emile (…) Chicaud notre greffier et faisant pour M. le juge de paix empêché
a comparu
Thomas Gimault journalier demeurant à Nançay
agissant au nom et comme tuteur datif de Juliette Sylvine Devaux âgée de vingt ans née du légitime mariage d'entre Pierre Devaux et de Sylvine Rivière tous les deux décédés à Nançay fonction à laquelle il a été nommé suivant délibération du conseil de famille de la dite mineure tenue et présidée par monsieur le juge de paix du canton de Vierzon en date du courant de mars mil huit cent quarante huit.
Lequel nous a exposé que Joseph Valot subrogé tuteur de la dite mineure Devaux est décédé dans le courant de l'année mil huit cent soixante un, que cette dernière se trouve aujourd'hui sans subrogé tuteur et qu'il y a lieu de lui en nommer un nouveau ; qu'il se présente pour sa pupille un établissement avantageux en la personne d'Antoine Chevallier journalier et propriétaire demeurant à Neuvy sur Barangeon, que la dot de sa pupille s'élève à mille francs montant des successions de ses père et mère que la dot du futur époux consiste:
1° dans les droits indivis de la moitié d'une maison sise à Neuvy sur Barangeon et d'environ seize ares de jardin aussi situé à Neuvy sur Barangeon
2° et dans la somme de six cents francs lui provenant de ses économies,
que le mariage est proposé sous le régime de la communauté de biens régie par le Code Napoléon réduite aux acquêts.
Que le survivant des époux prendra avant tout partage de la communauté les habits linge et hardes1 à son usage personnel et un lit complet et garni;
que la future ou ses héritiers pourront en renonçant à la communauté reprendre tout ce qu'elle aura apporté au mariage ensemble tout ce qui lui sera échu à titre gratuit pendant la communauté même le préciput ci dessus stipulé si c'est elle qui survit, le tout franc et quitte des dettes de la communauté.
Pourquoi le comparant a réuni le conseil de famille de sa pupille lequel conseil il requiert de nommer un nouveau subrogé tuteur à la dite mineure et de donner son consentement au mariage proposé.
Et a le comparant déclaré ne savoir écrire ni signer de ce requis après lecture et s'est retiré,
sont ensuite comparus:
1èrement pour composer la ligne paternelle:
1° Jean Martin Pavois cultivateur demeurant à la petite grêlerie commune de Vouzeron cousin issu de germain à la mineure à cause de Anne Gimault sa femme,
2° François Coladan cultivateur demeurant à la grande grêlerie commune de Vouzeron
3° Pierre Beaudon journalier demeurant à Sange commune de Nançay tous les deux amis dans cette ligne à défaut de parents dans la distance voulue par la loi
2èmement pour composer la ligne maternelle:
1° jean baptiste Valot journalier demeurant à nançay, cousin issu de germain de la mineure
2° Jean Labbé propriétaire demeurant au petit Sange commune de Nançay cousin de la mineure
3° Joseph Vaslin journalier demeurant à la Bretonnière commune de Theillay (Loir et Cher) ami de la mineure à défaut de parents dans cette ligne
Le conseil de famille ainsi réuni sous notre présidence après en avoir délibéré conjointement avec nous a déclaré à l'unanimité qu'il nomme pour subrogé-tuteur à la mineure Juliette Sylvine Devaux la personne de jean Labé son cousin dans la ligne maternelle lequel a déclaré accepter cette fonction et a déclaré la remplir avec exactitude.
Le conseil de famille délibérant de nouveau en ce qui touche le mariage proposé considère que Antoine Chevallier est un parti avantageux pour la mineure Devaux après avoir mûrement réfléchi conjointement avec nous sur les conditions de ce mariage futur,
le dit conseil a arrêté que les propositions annoncées par Thomas Gimault tuteur de la mineure Devaux et son cousin issu de germain du côté paternel sont et demeurent approuvées et qu'en conséquence il consent au mariage de cette dernière avec le dit sieur Chevallier Antoine,
le dit tuteur à passer le contrat de mariage et a y consentir pour le conseil de famille, lui donnant tous pouvoirs à cet égard de même qu'à représenter la mineure devant l'autorité civile et religieuse, à l'effet de quoi il sera délivré expédition des présentes,
Fait en conseil de famille en notre domicile sis à Vierzon les jour, mois et an que dessus
Et après lecture faite les délibérants ont déclaré ne savoir écrire ni signer de ce requis à l'exception du sieur Labé qui a signé avec nous et notre greffier.
Enregistré à Vierzon le dix neuf mai mil huit cent soixante trois.
1Hardes : vêtements usagés et misérables (Larousse).

2 Tuteur datif: choisit par le conseil de famille

Et vous, avez-vous retrouver la trace d'un conseil de famille dans les archives notariales?

samedi 2 novembre 2019

B comme Baptême

Un autre épisode de l’enfance peut être pour certains enfants le baptême.

En généalogie, l’acte de baptême est essentiel pour retrouver ses ancêtres avant la Révolution Française.
Après la Révolution, il est bien plus rare que l’on interroge les registres de baptêmes puisque l’état civil est bien présent pour nous donner des informations sur la naissance.

Cependant, connaître la date du baptême, les parrain et marraine, le lieu du baptême peuvent être des informations importantes pour retracer le parcours de nos ancêtres.

Il se trouve que dans les documents de famille que j’ai en ma possession, j’ai un certificat de baptême.

Il s’agit de celui de mon arrière grand-mère Émilienne Louise JACOB.
Il a été établi par le curé de Rigny la Salle lors de son mariage en 1919 avec Marcel Arthur VIARD mon arrière grand-père .

Il me permet de savoir qu’elle a été baptisée à ses 20 jours et de connaître ses parrains et marraines.




Et vous? Possédez vous des documents attestant du baptême de vos aïeux?

vendredi 1 novembre 2019

A comme Abandonné par ses parents - L'enfance à travers la généalogie #challengeAZ

Cela fait bien longtemps que je n'avais pas rédigé d'articles sur mon blog : l'arrivée du #challengeAZ est un très bon moyen de retrouver la généalogie.
Un bon moyen pour plusieurs raisons : cela me permet de me "reconnecter" à ma passion, mais aussi de partager mes découvertes.

Alors, pour ce retour à l'écriture et au plaisir généalogique, j'ai choisi le thème de l'enfance pour ce #challengeAZ2019; un thème qui m'a été suggéré par @daieuxdailleurs (merci à toi 😗).

Ce premier article porte sur l'abandon d'une aïeule : A comme Abandon.

Le 14 novembre 1838, mon ancêtre est déposée à l'Hospice des orphelins de Nançy avec le message suivant (extrait) :
"Des circonstances tout à fait malheureuses mettent aujourd'hui ses parents dans la cruelle nécessité d'abandonner cette  petite fille, après avoir épuisé tous les moyens de ressources pour la retenir.
Cet abandon forcé ne détruit pas en eux tout espoir de reprendre leur enfant qui est baptisé et porte le nom de Marie.

C'est pourquoi on prie avec instances les charitables soeurs de traiter avec leur bienveillance ordinaire cette orpheline momentanée et d'examiner...les marques et objets qu'elle a pour mettre les auteurs de ses jours sur la voie, lorsqu'ils viendront la réclamer"

Cet ancêtre, c'est Marie Anne SORELAS (ou SORELLASS), mon Sosa 46.

Pour un généalogiste, il s'agit tout d'abord d'une déception car on sait que l'on ne pourra pas remonter son arbre. Mais c'est surtout de la tristesse, de l'émotion qui nous envahit face à type d'évènement.

Cependant, rien ne s'arrête pour autant.
Cette découverte m'a amené dans un travail d'enquête, notamment aux archives départementales de Meurthe et Moselle à Nancy pour retrouver son dossier d'orphelin.

Son dossier avait malheureusement disparu (ou égaré dans un autre carton...!?).
Malgré tout, j'ai retrouvé un registre de suivi des enfants abandonnés; j'ai ainsi pu "tracer" ses différentes familles d'accueil. 

Je ne désespère pas de retrouver ses origines...

En attendant, vous pourrez retrouver toutes mes recherches à Nancy sur mon article qui lui était dédié le 23 mars 2013, il y a déjà plus de 6 ans (un blog qui vieillit ;-):

A...bandonnée le 14 mars 1838 devant l'hospice de Nancy



Merci d'avance pour vos lectures et vos commentaires

Très bon #challengeAZ à tous.