lundi 18 novembre 2019

P comme Photo de Mimi

Mon challengeAZ voyage à travers l'histoire des aïeux et les différentes sources.

Aujourd'hui, un source photographique pour rendre hommage à "Mimi", ma grand-mère Anne-Marie.

Elle était appelée comme cela depuis son plus jeune âge.

J'avais eu l'occasion d'écrire quelques lignes à son sujet car je pense toujours à elle...

La photo ci-dessous, je la connais depuis un certain temps.


Il se trouve que j'en avais deux exemplaires.
Sur un des deux, était inscrit un message au verso:

Pour moi, cette photo avait été prise à ses 20 ans: eh bien non! à ce fut à ses 19 ans.

Cela me fait bien plaisir de découvrir un écrit de sa part.

Et vous? avez-vous une photo des 20 ans de vos aïeux?

O comme Ocre, son extraction...#challengeAZ

Le thème de mon challengeAZ 2019 étant l'enfance, je vais revenir sur un article écrit en 2016 sur la découverte d'ancêtres berrichons exerçant la profession d'ocriers.
L'extraction de l'ocre a eu des effets dévastateurs sur mes aïeux et leur famille comme vous le verrez dans l'article ci-dessous.
Bonne lecture
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C'est en flânant sur mon arbre que j'ai décelé une branche peu renseignée, à savoir les parents de Catherine BLAIN, du village de Saint-Georges-sur-la-Prée, dans le département du Cher, à la limite des départements de l'Indre et du Loir-et-Cher.

Source: géoportail
Lien d'accès
Lors de son mariage en 1765 avec Jean AUDOIRE, Catherine est dite fille de Sylvain BLAIN et Marie MASSAY (ou MACé), parents dont je n'ai pas encore trouvé le mariage.

J'ai tout de même trouvé, via le site de généalogie "Généra Cher Indre", une indication sur le décès de son père, Sylvain, mentionné comme étant décédé le 7 septembre 1748 à Saint-Georges, et "ocrier" de profession.

Je tombe facilement sur son acte sur le site des archives départementales du Cher:
Archives départementales du Cher, page 177 Saint-Georges-sur-la-Prée 1731 1760 3E 309 http://www.archives18.fr/ark:/41383/s005594eb962f614/55a110db5560d

Archives départementales du Cher, page 177 Saint-Georges-sur-la-Prée 1731 1760 3E 309 http://www.archives18.fr/ark:/41383/s005594eb962f614/55a110db5560d
L’an mil sept cent quarante huit le sept septembre les corps
de Silvain Blain agé de quarante neuf ans epoux de marie
massé, nicolas Blain agé de vingt ans, Et Jean Blain agé
de seize ans, ses enfants, morts du jour précédant et trouvés
Etouffés dans l’ouverture / l...trou à locre ont été inhumes par moy par par
moy Curé soussigné en presence de nicolas gardefroy, nicolas
massay, Jean Badan, Estienne Sallé, françois et antoine gendrant Sonneurs qui ont déclaré
ne scavoir signer
Pinault curé de St george

Une fin tragique pour mon aïeul, et pour ses 2 fils!
Je ne peux imaginer le bouleversement dans la famille et la communauté villageoise.

Cet acte me rappelle en effet l'histoire ocrière de ce petit village berrichon, qui possède un musée dédié à l'ocre.

Saint-Georges-sur-la-Prée est bien connue depuis le haut Moyen-Age pour ses carrières d'ocre (pigment naturel utilisé pour les fresques et la décoration), dont la diffusion s'effectuait par bateau.

Dès les XIe – XIIe siècles et sans doute avant, l’ocre était retirée de carrières, bien en contrebas du village. Un terrain très accidenté, situé dans la zone ocrière, en serait la preuve et, dans les cartes anciennes, ce lieu est appelé Les Anciennes Ocreriez " (mentionnées au-dessus du village sur la carte de Cassini ici bas)

Source: +Gallica BnF
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530952065

Au fil du temps, on en vint à l’exploitation minière, c’est-à-dire en creusant puits et galeries.
Cette dernière forme d’exploitation était une pratique très difficile, présentant bien sûr des risques, et demandant un grand savoir-faire.

C'est en extrayant l'ocre avec ses deux fils comme employés, que mon ancêtre est peut-être tombé sur une poche de gaz au fond de la mine, ou fût étouffé par la fumée de leur lampe à huile.
Ces deux explications sont plausibles.

L'ocrier creusait des puits, larges de 1m50 environ, et pouvant descendre jusqu’à 30m de profondeur. Il fallait traverser d’épaisses couches de terres argileuses, incrustées de cailloux, puis très souvent des bancs de grès très dur, qu’il fallait détruire à l’aide pics et, parfois, par explosion, puis à nouveau une couche de terre argileuse, avant d’arriver, enfin, à la couche d’ocre… 
Les ocriers établissaient alors un réseau de galeries horizontales disposées en étoiles autour du puits.

Outre le métier d'ocrier que je ne connaissais pas, la lecture de cette tragédie familiale me ramène à la dure réalité des conditions de travail de nos aïeux, pendant que je lis tranquillement le registre paroissial.

L'ocre de Saint-Georges était connu dans toute la France pour sa qualité et était transporté par bateau sur le Cher, en contrebas du village jusqu'à Nantes notamment, pour y être exporté.

Si vous souhaitez avoir plus d'éléments sur l'extraction ocrière, je vous invite vivement à visiter le site internet du Musée de l'Ocre de Saint-Georges sur la Prée, mais également sa page Facebook.


Avez-vous aussi rencontré dans les registres paroissiaux des actes retraçant la fin tragique de vos aïeux lors de leur activité professionnelle?




Extrait "Nouveau manuel complet du peintre en bâtiments, du fabricant de couleurs, du doreur, du vernisseur, du vitrier et de l'argenteur."Source: +Gallica BnF
Lien d'accès

dimanche 17 novembre 2019

G comme Garde par les Grands-parents #challengeAZ

L'enfance de ma grande tante, Madeleine Préhau, fut ponctuée par la guerre.

Lorsqu'elle est née le 26 décembre 1914 à La Celle-Condé le 26 décembre 1914, mon arrière grand-père, Eugène PREHAU vient de partir à la guerre, deux mois plus tôt.
Collection personnelle Benoit PETIT - Marguerite BONNIN et sa fille Madeleine PREHAU
Pendant 5 ans, jusqu'au retour d'Eugène en 1919, mon arrière grand-mère, Marguerite, a élevé seule leur fille, chez ses parents Michel BONNIN et Marie-Louise DAOÜT.

C'est alors que je suis tombé un jour sur une carte postale d'Eugène et Marguerite en 1919 ou 1920, s'adressant à Michel et Marie-Louise, demandant des nouvelles de Madeleine.
Où étaient-ils? à Bourges? pourquoi ont-ils laissé leur fille au "pays"?
Pour se retrouver? ou plutôt trouver un travail?
Bref, beaucoup de questions...
Il me faudrait consulter le recensement de la ville de Bourges, mais cela me demanderait beaucoup de temps pour les retrouver.

Le recensement de la commune de La Celle-Condé de 1921 atteste que Madeleine est encore avec ses grands-parents, Michel et Marie-Louise.
Archives départementales du Cher - Celle-Condé (La) 1921 6M 0238
Quand est-ce que mes arrières grands-parents ont repris leur fille Madeleine?

Ce qui est sûr, c'est qu'en septembre 1923, dans le petit bourg de La Celle-Condé, venait au monde ma grand-mère, Anne-Marie...dont je reparlerai très bientôt...

Et vous? Avez-vous aussi trouvé dans les recensements la garde des petits-enfants par les grands-parents?



samedi 16 novembre 2019

N comme Né sous le calendrier Julien #challengeAZ

Aujourd'hui, pour cette lettre N, je reprends un article publié le 18 avril 2015.
Ci-dessous mon enquête et mes trouvailles, bonne lecture!

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Je profite d'un moment pour écrire un article sur un des généathèmes du mois d'avril, à savoir  :
"quel est votre ancêtre le plus ancien?"


Bonne question! 
Comment fais-je pour le trouver d'ailleurs?
Il n'existe pas de requête dans mon logiciel de généalogie pour le trouver!

Pour pouvoir faire un article, il me faut des données, c'est-à-dire un aïeul avec des sources vérifiées.
J'ai alors fait 2 requêtes sur tous mes ancêtres :
- nés,
- et décédés,
avant 1600, soit au XVIème siècle.
Un seul résultat commun m'est apparu: Pierre HERBINOT, mon ancêtre le plus éloigné?

Grâce à +Geneanet , j'avais trouvé qu'il était né et baptisé en 1558 à Eurville, paroisse de la Haute-Marne. Mais je n'avais pas de date précise, ni de sources. Heureusement, le département de la Haute-Marne possède des archives anciennes et notamment celles d'Eurville remontent jusqu'au XVIème siècle.

Carte de Cassini - d'après les originaux de l'IGN - CDIP
Je savais qu'il était le fils de Didier Herbinot et Claudine Montarlot.

Bingo!
Malgré des pages mélangées, je tombe sur un acte de baptême ou plutôt un acte collectif de baptême?
Je ne comprends pas vraiment si le prêtre parle d'un parrain et d'une marraine, ou si plusieurs enfants sont baptisés le même jour...
En effet, j'ai souvent remarqué, notamment au XVIIIème siècle, que les prêtres mentionnaient les parrains et marraines comme "fils et fille de". 
Vous l'avez donc compris: cet article fait office d'exercice de paléographie du week-end!

Archives Départementales de la Haute-Marne - Etat civil d'origine communale de la commune de EURVILLE, 1554-1674 page 38 - E dépôt 10192 • BMS 
"Pierre fils de Didier Herbinot et claudine montarlot sa Feme....(pln: paroissiens? ou parrain?)
Josquin fils feu Didier Baudelayre et Symon fils Colas montarlot 
et nicole fillie Josquin moginot ce jour penultime de septembre
1558"

Il s'agirait (j’emploie le conditionnel) du plus vieil acte de baptême que je possède.
Acte d'un autre temps, mais surtout rédigé à l'époque où le calendrier était différent.

Nous vivons actuellement avec le calendrier grégorien.

En 1558, la date du baptême a été fixée sur la base du calendrier Julien.
En effet, avant le 15 octobre 1582, l'Europe vivait avec un calendrier hérité de la Rome Antique.
L'année débutait alors en mars et comportait 355 jours et dix mois!

"Sous la Renaissance, les astronomes s'aperçoivent que l'année calendaire* dépasse l'année solaire de... 11 minutes 14 secondes. Le cumul de cette avance quinze siècles après la réforme julienne se monte à une dizaine de jours avec pour conséquence de plus en plus de difficultés à fixer la date de Pâques !"**
"Le pape Grégoire XIII décide donc d'attribuer désormais 365 jours, et non 366, à trois sur quatre des années de passage d'un siècle à l'autre. Les années en 00 ne sont pas bissextiles sauf les divisibles par 400 : 1600, 2000, 2400..."**

Ainsi, le lendemain du jeudi 4 octobre 1582, les Romains se réveillèrent le vendredi... 15 octobre 1582. 


Et vous? quel est votre plus vieil ancêtre?
Quelle était la particularité de son époque?
* (calendaire vient du mot calende qui désigne les premiers jours du mois où les citoyens payaient leurs dettes)
**Source: Herodote.net "15 octobre 1582, naissance du calendrier grégorien"

M comme une Mère Montignot bien Mystérieuse #challengeAZ #épinegénéalogique

La lettre M de ce ChallengeAZ est consacrée à mon ancêtre Jeanne MONTIGNOT, décédée à Rigny-la-Salle (Meuse)en 1777.

Elle était semble t-il âgée de 60 ans, quand son fils, Nicolas, mon ancêtre, a déclaré son décès et en fut le témoin.
page 114 1770-1789 (E dépôt 329 (1 E 6)) 

Cette mère était le seul parent de Nicolas.
En effet, Nicolas s'appelait comme sa mère, MONTIGNOT.

Quand Nicolas est né en 1734, Jeanne n'avait que 17 ans.
Elle était "fille-mère": pas de père déclaré! est-ce un des témoins? mystère!

AD55
Jeanne n'a pas eu que mon ancêtre Nicolas, comme enfant.

Elle en a eu d'autres, et, à chaque fois, en étant célibataire, sans père déclaré, et sans jamais un témoin commun, qui laisserait supposer une piste paternelle.


Au total, j'ai trouvé 5 enfants!

Ils sont tous nés enfants naturels de Jeanne et dans la même paroisse.

Je ne trouve pas trace non plus de la naissance de Jeanne.
Pourtant il y a bien des MONTIGNOT (AUX,NON) dans la commune.

Cet ancêtre est un mystère:
- naissance introuvable,
- pas de père pour ses enfants,
- pas de mariage,
- pas de famille déclarée...

Son patronyme est bien de cette région.
D'après Geneanet, il est assez rare et porté en Lorraine (54, 55). Ses variantes sont : Montignault, Montignaut, Montigneaut, Montignot. 

Les archives notariales m'aideraient sûrement à savoir s'il y a eu des déclarations de grossesse: reste encore à savoir si elles ont été faites et chez quel notaire...

Une énigme de plus à résoudre...

Avez-vous également des mères célibataires dans votre généalogie dont vous n'avez trouvé, ni naissance, ni famille?