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mercredi 17 juin 2015

O comme Olga Diot, soeur de mon arrière grand-père #challengeAZ

C'est un peu par hasard, au début de mes recherches généalogiques, que j'ai découvert Olga.

La mère de mon arrière grand-père, ma trisaïeule, Anne-Marie Léonie DUMANOIS, née en 1868, s'est mariée dans un premier temps avec Joseph Edmond VIARD à Koeur-La-Grande (Meuse) le 27 juin 1890, avec qui elle a eu 4 enfants:
- Marcel Arthur, mon arrière grand-père, né en 1891,
- Albert Achille, né en 1893, 
- Adrienne Gillette,
- et Marie Alice, née en 1901.

Peu après la naissance de la petite dernière, Joseph Edmond décède le 17 février 1902 à l'âge de 38 ans, à Bouconville (Meuse, plaine de la Woëvre), commune d'origine des Viard.

Léonie se retrouve donc veuve à 34 ans à Bouconville-sur-Madt.

Bouconville est la commune où réside également Charles DIOT, qu'elle va épouser le 14 janvier 1903.
C'est avec ce second mari qu'elle donne une demi-soeur à la fratrie Viard: Olga DIOT.

Ce prénom m'a interpellé au tout début car c'est un prénom russe: mais c'était l'époque de la grande amitié entre la France et la Russie, et des emprunts russes.

Olga Delphine DIOT est née à Bouconville le 30 janvier 1908:
Collection personnelle : photocopie Mairie Bouconville
 Elle décèdera malheureusement quelques années plus tard, le 25 mai 1914, à l'âge de 6 ans:
Collection personnelle : photocopie Mairie Bouconville




mardi 2 juin 2015

B comme Bienveillance de la mère #challengeAZ

Ah la bienveillance de la mère envers ses enfants...
Quelle chance j'ai eu de retrouver ces cartes postales qui m'ont fait penser à cette qualité qui réside dans chaque mère et notamment chez mes aïeules. 

1ère document: une photo

Il s'agit de la seule photo de ma grand mère paternelle de ma grand mère paternelle, à savoir Léonie DUMANOIS, devant sa maison à Bouconville dans la Meuse.
Elle est avec une de ses petites filles, peut-être ma grand-mère.

Au dos de cette photo, elle y a écrit un message:

"Souvenirs de votre mère qui vous aime, Léonie"

Il s'agit d'une photo de la fin des années 20 qui a dû être adressée à son fils, mon arrière grand-père, Marcel Viard.

Une carte qui fait plaisir à lire et qui montre son affection.

2ème document: carte postale

Mon arrière grand-mère Juliette Chevalier,  s'est mariée en récemment en juin 1913 à Saint Laurent (18) avec Désiré Trotereau.
Elle reçoit en août 1913 une carte postale de sa mère,  Marie Madeleine Veillat (qui était mentionnée comme ne sachant écrire lors de son mariage...).

"Chers enfants,
J'ai vu hier tes deux frères Auguste et Louis. Il est convenu qu'ils viendront  vendredi par le premier train vous voir à Mennetou.
Votre mère qui vous embrasse, Veuve Chevalier"

Un mot, 
une lettre des parents et des êtres chers,
est toujours touchant après de si longues années. 

Qu'en sera t-il de nos mails et sms?

A très bientôt pour la lettre C comme...

jeudi 19 juin 2014

R comme Réfugiés suite à la Grande Guerre #challengeAZ #1GM

Durant ce challenge 2014 dont le thème est "Partis loin de chez eux...", je vais vous proposer de continuer à me suivre ou plutôt de suivre les pérégrinations de mes ancêtres.
Ces ancêtres qui sont partis un peu peu plus loin, voire très loin de chez eux.
Pourquoi? pour le travail? pour des "épousailles"?
Je n'aurai pas forcément la réponse mais je compte sur votre assiduité et vos remarques, suggestions pour m'apporter des pistes nouvelles et faire disparaître certaines épines généalogiques.
 
C'est lors de mes recherches aux archives départementales de la Meuse en avril dernier que j'ai pu enfin me procurer l'acte de mariage de mes arrière grands-parents, Marcel Viard et Emilienne Jacob, qui se sont mariés à Euville (Meuse) le 11 novembre 1919.
Pour cause de registres en mauvais état, la mairie avait toujours refusé de m'envoyer une photocopie.
Mais le service des archives meusien a eu la bonne idée de rendre communicables, en salle, les registres d'état civil allant de 1902 à 1932.

Je n'ai pas fait de découvertes majeures en lisant leur acte de mariage.
Cependant,  cet acte m'a confirmé les renseignements suivants:
- que mon arrière grand-père avait été décoré de la Croix de guerre pour sa bravoure pendant la 1ère guerre,
- et qu'il exerçait la profession de représentant de commerce.

J'y ai appris, par contre:
- le nom de leurs témoins,
- mais surtout la résidence de l'époux, de sa mère et de son frère.
Ils sont tous mentionnés comme domiciliés à Bouconville-sur-Madt (où Marcel est né en 1891) mais réfugiés à Euville!
Archives départementales de la Meuse - 2E 189/18 1918-1922
Archives départementales de la Meuse - 2E 189/18 1918-1922
Oui, Réfugié!

Étant placé sur la ligne de front, non loin de Saint-Mihiel, la commune de Bouconville-sur-Madt fût partiellement détruite, comme l'explique cet extrait du Bulletin Meusien du 3 décembre 1915:
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62382243/f2.zoom.r=bouconville.langFR
Le bulletin meusien était un organe du Groupement fraternel des réfugiés et évacués meusiens.

Suite aux exactions des allemands, des destructions des logements, la mère de Marcel Viard, Léonie Dumanois a du sûrement fuir Bouconville.
Pourquoi Euville? y-a-telle vraiment vécu? je ne peux pas savoir ; les recensements d'Euville disponibles sont seulement ceux de 1926 et 1931.

J'ai découvert que par une loi du 17 avril 1919, l'Etat a voulu favoriser la renaissance du pays d'avant-guerre. Les sinistrés sont alors incités à rebâtir un immeuble de même destination que celui détruit, dans un rayon n'excédant pas 50 km. Ils bénéficient alors d'acomptes et reçoivent un supplément d’indemnité qui tient compte de l’augmentation des prix pendant la guerre. Au contraire, s’ils renoncent à reconstruire, ils ne perçoivent que le montant de la perte. L’indemnité est fixée par des commissions cantonales.

Je ne sais pas si la famille Viard avait pensé reconstruire à Euville? Ce que je sais, c'est que Marcel Viard y a sûrement rencontré Emilienne, sa future femme, et que Léonie, la mère de Marcel est repartie vivre à Bouconville.
Quant à son frère, Achille, témoin à son mariage, gazé pendant la grande guerre, il fût envoyé dans un sanatorium en Gironde où il connut sa future femme et où il alla s'établir.

Enfin, ce 11 novembre 1919, se sont également mariés, Gillette Viard, la soeur de Marcel, et Paul Farque.
Pour des raisons économiques et pratiques, les 3 aînés de la fratrie Viard, Marcel, Gillette, et Achille se sont ainsi mariés tous les 3 le même mois.