dimanche 8 juin 2014

G comme Gondreville (54), paroisse des LE HEU #challengeAZ


Durant ce challenge 2014 dont le thème est "Partis loin de chez eux...", je vais vous proposer de continuer à me suivre ou plutôt de suivre les pérégrinations de mes ancêtres.
Ces ancêtres qui sont partis un peu peu plus loin, voire très loin de chez eux.
Pourquoi? pour le travail? pour des "épousailles"?
Je n'aurai pas forcément la réponse mais je compte sur votre assiduité et vos remarques, suggestions pour m'apporter des pistes nouvelles et faire disparaître certaines épines généalogiques.

Aujourd'hui, je vais vous parler de Gondreville, dans le département de la Meurthe et Moselle, d'où sont originaires certains de mes aïeux lorrains.

Des Villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui

Sur le site de la mairie de Gondreville, on peut retrouver l'histoire de la commune, à savoir que :
"Gondreville, village médiéval lorrain, dont les origines historiques remontent à l'époque gallo-romaine, est situé en Pays Toulois sur la rive droite de la Moselle entre Toul et Liverdun, à dix-sept kilomètres à l'ouest de Nancy. "

Le 57ème régiment d'infanterie en 1914 - http://raymond57ri.canalblog.com/
"Habitée dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, Gondreville doit son origine à Gondulf, Maire du Palais d'Austrasie de 600 à 612, qui possédait une métairie sur le site appelée alors «Villa regia de Gondulfi ». Le nom évolua en « Contravilla» puis « Contreville » et enfin Gondreville.
Les rois mérovingiens y établirent un palais. Charlemagne vint souvent chasser dans la forêt proche. Durant la fin du IXème siècle, plusieurs princes régnants séjournèrent en ce lieu. Puis les invasions des Normands et des Hongrois amenèrent la ruine du palais, abandonné pendant deux siècles.
En 1154, le Duc de Lorraine Mathieu 1er y construit un château fort et enferme le bourg dans ses remparts dont il reste encore quelques vestiges.

En 1477, la garnison de Gondreville prend part à la lutte contre Charles-le-Téméraire, Duc de Bourgogne, vaincu à proximité de Nancy par René II.
La résidence ducale fut habitée régulièrement, par les duchesses jusqu'en 1715, date à laquelle le Duc Léopold céda le château à son cousin Emmanuel de Lorraine, prince d'Elbeuf, qui construisit un édifice de plusieurs habitations.
L'église Notre-Dame de l'Assomption, édifiée en 1775 sur l'emplacement d'une ancienne chapelle du château, comprend des vitraux d'époque dans le choeur et de facture moderne dans la nef.
Au XVIIème siècle, une certaine prospérité était établie, mais comme dans toute la Lorraine, l'horrible Guerre de trente Ans, les épidémies et une atroce famine ravagèrent le pays. Une centaine de familles seulement, peuplaient encore le village vers 1680. Ensuite, il fallut plus de cent vingt ans pour qu'elle retrouve sa population de l'époque.
Gondreville fut, jusqu'en 1751, le chef-lieu d'une prévôté qui dépendait du baillage de Nancy et dont la juridiction s'étendait sur trente communes. L'ancien palais de justice situé rue du Château, possédait en face, une grosse demeure appelée maintenant « Maison des Dîmes», construite à la fin XVIème siècle qui était en fait, la recette de la prévôté, abritant la résidence du receveur et les greniers."

Gondreville est la commune d'origine de mes aïeux "LE HEU".

Mon ancêtre Nicolas MONTIGNOT de Rigny-la-Salle (Meuse) s'est marié le 12 février 1760 avec Catherine LEHEU à Gondreville, à quelques 23 kilomètres de chez lui.
Site Internet des archives départementales de Meurthe et Moselle - vue 86
"L’an mil sept cent soixante le douzieme jour
de fevrier apres avoir publié canoniquement les
bans de mariage entre nicolas fils de Jeanne
montignot de rigny La Sâle et Catherine fille de
feu pierre leheu et defunte catherine gerard de
gondreville pareille publication ayant été faite à
rigny La Salle sans aucune opposition ni Empechement
je soussigné prêtre et vicaire de gondreville ay
reçu leur mutuel consentement de mariage et
leur ay donné la benédiction nuptiale avec les
ceremonies ordinaires en presence de pierre barthelemy
et Jean marie tous deux aubergistes à gondreville
denis jamay dns les hopitaux de larmée
du bas rhin bourgeois de toul et Jean baptiste
maurice reecveur des octrois de la ville de toul
parents et temoins qui ont signé
nicolas montignot
catherine Le Heu
Jannay
P. Barthelemÿ
perrin vicaire de gondreville
"

En rédigeant cet article, je découvre également leur acte de fiançailles en date du 26 janvier 1760 :

"L’an mil sept cent soixante le vingt
sixième jour du mois de janvier nicolas montignot
fils de Jeanne montignot de la paroisse de
Rigny La Salle et Catherine fille de feu pierre le
heu et de défunte catherine Gerard de la paroisse
de Gondreville ont été fiancés et se sont promis
mutuellement de se marier ensemble au plus tard
dans quarante jours Lesquelles promesses ont été reçues
et bénites par moi prêtre et vicaire soussigné en présence
des temoins et parents aussi soussignés sçavoir pierre
barthelemi et Jean Marie tous deux aubergistes de gondreville
Jean humbert manœuvre du même lieu et nicolas
Jean maire manœuvre de Sexey les bois"

Comme pour d'autres ancêtres, pourquoi Nicolas s'est-il marié dans un lieu plus éloigné, c'est-à-dire Gondreville, et non Rigny-la-Salle, et comment aurait-il pu connaître Catherine?

Ce que je sais, c'est qu'il ne s'est pas marié dans l'urgence ; son premier enfant, Jean-Baptiste est né le 29 novembre de la même année à Rigny-la-Salle, sa commune d'origine où ils s'établiront.

Sur l'acte de mariage de sa fille, Marie Anne, en 1802, j'apprends que Nicolas était un tisserand, métier assez rude. L'était-il à plein temps ou que le temps de l'hiver? difficile à savoir...
Pour rappel, le tisserand transformait les fils de laine, de lin, de chanvre en étoffes.
Le tissage a longtemps constitué, pour le paysan d’Ancien Régime, un revenu d’appoint non négligeable.  Certains sont les propriétaires de leur outil de travail et produisent directement pour une petite clientèle locale, leurs voisins du village ou des alentours. Ils sont des milliers à travailler ainsi dans toute la France.
D’autres travaillent l’hiver pour des fabricants ou des marchands de la ville qui leur fournissent le fil, parfois même le métier, et les tisserands leur rendent toiles, draps et cotonnades.

Pour les besoins de son activité, je peux supposer qu'il devait aller à Gondreville, chercher de la matière première. Gondreville semblait être une ville d'échange et de commerce.
Anne Aubertin, passionnée de généalogie et d'histoire en Lorraine, fait référence à une foire qui se tenait à Gondreville, évènement qui aurait pu donner l'occasion à mes ancêtres de se rencontrer (lien vers son article).

[La foire de Gondreville] : [estampe] ([1er état]) / [Jacques Callot] - 1
La Foire de Gondreville, estampe, Jacques Callot - Source: Gallica

1 commentaire:

  1. J'ai quelques ancêtres à Gondreville (LAURENT - FERRY - BIBOTTE - DOLLOT - HULOT - LAFOSSE)
    Finalement, c'est peut-être dans ce coin qu'on va se trouver un ancêtre commun :-)

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